“Nos œuvres qui vivront seront des pages arrachées à nos vies.”
Cette citation d’Antoine Bourdelle fait écho à la volonté du département Arts Décoratifs du Xxe du Groupe Millon de valoriser les œuvres les plus remarquables comme autant de pages d’une lettre d’amour à sa spécialité. C’est le pari de cette vente Masters pour la cinquième édition de laquelle notre équipe a à nouveau sourcé et sélectionné des créations rares, présentées chacune sous le prisme d’un travail biographique et documentaire poussé.
Parmi elles, un vase en céramique émaillé du noir signature de Georges Jouve est attendu entre 20 000 et 25 000 €, tandis que sa contemporaine Line Vautrin sera présente avec trois de ses iconiques miroirs à l’esthétique éthérée et symbolique pour des estimations allant de 12 000 à 40 000 €.

L’âme du bois selon Alexandre Noll
Taillé à la main dans une seule et unique pièce de bois, un rare meuble d’Alexandre Noll figurera au n° 5 de cette vente. Une estimation de 150 000 / 180 000 € est attendue pour cette œuvre unique qui dit la nostalgie d’un art originel, le labeur manuel et l’amour d’une matière vivante.

Cent ans de modernité célébrés à travers la verrerie de Lalique
Ensuite et puisqu’une vente autour des plus grands artistes des Arts Décoratifs du XXe ne saurait se passer d’œuvre de René Lalique, c’est six verreries du maître qui seront soumises au feu des enchères. Parmi elles notamment deux vases créés pour l’Exposition des Arts Décoratifs de 1925 dont nous fêtons le centenaire cette année, ainsi qu’une sculpture qui figurait sur la Fontaine “Les sources de France” lors du même événement.

L’élégance Art Déco dans tous ses éclats
Contemporaines de L’Exposition de 1925, trois tables gigognes aux sublimes plateaux de laque et marqueterie de coquille d’œuf portant l’estampille du maître Jean Dunand seront suivies par deux coupes en dinanderie de l’artiste que la critique qualifia en son temps de ciseleur de sensations, marteleur harmonies pour sa manière unique de travailler le métal. Unique également mais d’un métal plus précieux encore, une rare boite en argent de la maison Cartier ornée de sodalite et de dragons de jade incarnera au n° 14 de la vente un peu du faste élitiste des Années 30.
Témoins supplémentaires de la géniale créativité des décorateurs français des années 1920-1930, trois luminaires de Pierre Chareau viendront témoigner de comment le designer a réussit à "réduire en esclavage la lumière, qu'il braque, conduit, gouverne à son gré".
Au n° 11 notamment une rare lampe "LP180" de 1922 (40 000 / 60 000 €) et au n°12 le petit modèle de sa célèbre lampe "Religieuse" (30 000 / 40 000 €).
