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Marie Vassilieff, de la peinture aux marionettes

 

 

Figure incontournable de l’avant-garde Montmartroise au début du XXème siècle, Marie Vassilieff a marqué les esprits de ses contemporains par son originalité, sa générosité et son entrain. Née en Russie, elle arrive à Paris en 1905, comme beaucoup d’autres artistes slaves attirés par l’effervescence artistique de la capitale. Elle découvre Henri Matisse lors du Salon d’Automne, fait sa connaissance et devient son élève jusqu’en 1910. Cette même année elle commence à exposer au Salon des Indépendants, au Salon d’Automne, et fonde sa propre Académie russe de peinture et de sculpture puis l’Académie Marie Vassilieff. En 1914, la guerre est déclarée Vassilieff ferme son Académie et la remplace par une Cantine qui attire de nombreux artistes et personnalités comme Apollinaire, Picasso, Braque, Soutine, Modigliani, Zadkine, Foujita, Utrillo, Chagall…

 


Au même moment Marie Vassilieff qui ne peut vivre exclusivement de son art commence à confectionner ses premières « Poupées-portraits » et à les exposer, notamment celle représentant Pablo Picasso dans l’hôtel particulier de Paul Poiret en 1916. La création de ces poupées est inspirée de la tradition populaire russe et devient indissociable de son œuvre, c’est la marque Vassilieff. Elle repousse les codes et questionne sur les limites entre artisanat et art.



Notre tableau est composé de gauche à droite, d’une statue inspirée de l’Art primitif, d’un pantin et d’une sculpture en fil de fer. Ces trois figures auxquelles l’artiste donne vie entourent un bébé, dont nous retrouvons les mêmes traits dans une toile réalisée quelques années plus tôt en 1921 intitulée, A la Rotonde. Le thème de l’enfance est un sujet qu’elle affectionne particulièrement et qui évoluera tout au long de son œuvre. Cet imaginaire, ce monde fait de poupées et de masques habite les tableaux de l’artiste mais également son intérieur. On retrouvera cette part donnée au merveilleux dans l’œuvre de grands artistes comme Victor Brauner.

En cela l’œuvre et le regard de Marie Vassilieff est d’une grande modernité. Il est également intéressant de noter qu’en cette même année 1938, André Breton réalise Composition de dérision funèbre en fil de fer polychrome, suite à son voyage au Mexique au cours duquel il fait la découverte d’un monde nouveau qui le fascine au travers de son art populaire marqué par des objets naïfs tels les « splendides jouets funèbres » comme les décrit le maitre du surréalisme.
L’œuvre de Vassilieff est avant-gardiste et trouve une résonnance avec les grands mouvements de l’histoire de l’art à venir que sont l’Art brut et l’Art Naïf.

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