André QUELLIER (1925 - 2010) Le magnifique... - Lot 186 - Millon

Lot 186
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Résultat : 250EUR
André QUELLIER (1925 - 2010) Le magnifique... - Lot 186 - Millon
André QUELLIER (1925 - 2010)
Le magnifique
Huile sur panneau
55 x 38 cm
Signé en bas à gauche Quellier
Titré au dos

Un peu d'esprit, beaucoup de bonne mine,
Et plus encor de libéralité,
C'est en amour une triple machine
Par qui maint fort est bientôt emporté;
Rocher fut-il; rochers aussi se prennent.
Qu'on soit bien fait, qu’on ait quelque talent,
Que les cordons de la bourse ne tiennent;
Je vous le dis, la place est au galant.
On la prend bien quelquefois sans ces choses.
Bon fait avoir néanmoins quelques doses
D'entendement et n’être pas un sot:
Quant à l'avare on le hait: le magot
A grand besoin de bonne rhétorique:
La meilleure est celle du libéral.
Un Florentin nommé le Magnifique
La possédait en propre original.
Le Magnifique était un nom de guerre
Qu’on lui donna; bien l'avait mérité:
Son train de vivre, et son honnêteté,
Ses dons surtout, l'avaient par toute terre
Déclaré tel; propre, bien fait, bien mis,
L'esprit galant, et l'air des plus polis.
Il se piqua pour certaine femelle
De haut état. La conquête était belle:
Elle excitait doublement le désir:
Rien n'y manquait, la gloire et le plaisir.
Aldobrandin était de cette dame
Bail et mari: pourquoi bail ? ce mot-là
Ne me plaît point; c'est mal dit que cela;
Car un mari ne baille point sa femme.
Aldobrandin la sienne ne baillait;
Trop bien cet homme à la garder veillait
De tous ses yeux; s'il en eut eu dix mille,
Il les eût tous à ce soin occupés:
Amour le rend, quand il veut, inutile;
Ces Argus-là sont fort souvent trompés.
Aldobrandin ne croyait pas possible
Qu'il le fut onc; il défiait les gens.
Au demeurant il était fort sensible
A l’intérêt, aimait fort les présents.
Son concurrent n'avait encor su dire
Le moindre mot à l'
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