"Le procédé de la pâte de verre est certainement le plus artistique et le plus personnel de tous les procédés de travail du verre et du cristal, car il permet à l’artiste de rendre facilement toute sa pensée."[1]
Joseph-Gabriel (dit Gabriel) Rousseau naît en 1885 dans un village de la Beauce, au sein d’une famille modeste. Doué d’un goût certain pour le dessin, le lycéen appliqué obtient une bourse qui lui permet d’entrer à l’école Breguet, où il étudiera la chimie, puis à l’Ecole Nationale Supérieure de Céramique de Sèvres en 1902. Le jeune Rousseau sort de l’école de Sèvres en 1906, avec un diplôme valant titre d’ingénieur et en ayant fait la connaissance de Jean Cros et son père Henri, découvrant à leur contact l’art de la pâte de verre.
L’artiste se marie en 1913 et signera désormais "Argy-Rousseau" ajoutant à son nom de naissance les premières lettres de celui de son épouse : Marianne Argyadès. Il démarre sa carrière de verrier l’année suivante, s’installant dans un atelier à Paris après l’échec de son entreprise de céramique dentaire. Là, il commence à imaginer des pièces en pâte de verre encore marquées par l’esthétique Art Nouveau, qu’il expose au Salon des artistes français en 1914. La Grande Guerre interrompt ses débuts verriers, les talents d’ingénieurs et de chimiste d’Argy-Rousseau étant réclamés par la Défense Nationale.
Après le conflit, Argy-Rousseau retrouve son atelier et exposera désormais chaque année aux Salons ses créations de pâte de verre. A partir de 1919 il commence notamment à créer des lampes et veilleuses sur lesquelles il conserve les fleurs et les animaux hérités de l’Art Nouveau en les stylisant et les accompagnant de décors géométriques dans le goût de l’Art Déco qui se définit alors. Le succès critique lui permet de s’attacher un actionnaire, Gustave Moser-Millot, pour ouvrir fin 1921 la Société des Pâtes de verre d’Argy Rousseau.
Dans la galerie parisienne que possède son partenaire au 30 Boulevard des Italiens, Argy-Rousseau expose rapidement des formes et motifs nouveaux, particulièrement ses célèbres pendentifs en pâte de verre et passementerie de soie, qu’il présente également aux Salons d’Automne de 1921 à 1924. L’artiste reçoit notamment durant cette période un premier prix pour ses pâtes de verre que lui décerne en 1923 la Société des Artistes, tandis que sa production s’intensifie sous l’égide de son associée qui dote la société de locaux et de fours plus grands. Cela lui permet dès 1924 de produire des vases et lampes de plus grandes dimensions et en plus grand nombre, car la société s’est également attaché les services d’une vingtaine d’employés. A la tête d’une entreprise prospère, Argy-Rousseau se consacre entièrement à la création, sans délaisser ses recherches scientifiques au grès desquelles il fait en 1925 la découverte de la photographie instantanée en couleurs[2]. La même année, il est nommé membre du jury de la section verrerie de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et industriels Modernes de Paris.
L’artiste se distingue alors pour ses pâtes de cristal, plus épaisses et qui se prêtent d’avantage aux oxydes colorant, tandis que son habilité technique lui permet d’inventer des formes et décors très personnels, qui évolueront d’un style très décoratif à plus de pureté formelle (suivant en cela une évolution proche de celle de Décorchemont).
Tout à ses créations artistiques et ses recherches, Gabriel Argy-Rousseau ne voit pas venir la crise économique de 1929 et son entreprise ne parviendra pas à rembourser les dettes structurelles de son fonctionnement tandis que la clientèle achète moins. La Société des Pâtes de verre d’Argy-Rousseau est dissoute en 1931. Qu’importe : le verrier travaillera désormais seul, dans un nouvel atelier du 10 rue Cail où il installe une partie du matériel racheté durant la liquidation de la société. Innovant sans cesse, Argy-Rousseau imagine de nouveaux procédés comme les émaux de pâte de verre sculptés et la pâte de cristal taillée. Il s’adapte également à un marché qui boude la pâte de verre en imaginant entre 1933 et 1935 des dizaines de modèles de verreries émaillées. L’artiste peine cependant en travaillant seul, situation que la 2nde Guerre Mondiale n’améliorera pas en entrainant manque de matières premières et d’attribution de gaz pour ses fours (qui resteront éteint jusqu’en 1946).
Au sortir de la guerre, Argy-Rousseau est également aux prises avec une maladie cardiaque qui freine encore son activité.
Ruiné et endetté de toute part, l’artiste meurt dans l’indifférence et l’anonymat en janvier 1953.
[1] Gabriel Argy-Rousseau tel que cité par Janine Bloch-Dermant en introduction de son ouvrage sur l’artiste : G. Argy-Rousseau - les pâtes de verre, Les éditions de l'Amateur, Paris, 1990.
[2] procédé qui fait l'objet d'un article d'Argy-Rousseau en tant qu’inventeur in Recherches et invention, octobre 1927, n° 158, pages 373-377 et lui vaut la même année une médaille d’argent de la Société de l’encouragement au progrès.
Oeuvres de Gabriel ARGY-ROUSSEAU
La maison de ventes aux enchères MILLON vend régulièrement des œuvres de verre de Gabriel Argy-Rousseau. Florian Douceron, clerc spécialiste du département département Arts Décoratifs du XXe siècle, vous décrypte quelques œuvres phares de l'artiste :

"Une matière précieuse, fine, qui reçoit la lumière et la restitue avec des jeux à la fois doux et brillants." [1]
En 1925, Gabriel Argy-Rousseau est pleinement maître de son art et de sa technique, qu’il déploie à l’envie sur les créations de sa verrerie, alors à l’acmé de son succès. Parmi ces œuvres de verre, les luminaires sont le support d’expérimentations stylistiques particulières, qui le voient user de la lumière comme d’une couleur complémentaire et nécessaire à l’expression du décor.
En effet, là où ses contemporains recherchent une diffusion rationnelle et maîtrisée de la lumière, Argy-Rousseau propose des lampes qui ne fournissent pas une lumière localisée. Au règne du fonctionnalisme, le verrier oppose la persistance d’une création "seulement" décorative. La critique pour autant est sensible à ses réalisations et salue dès 1919 "[son] constant souci de modernisme dans le domaine de l’éclairage notamment." [2] Et sous ce prisme, il convient d’appréhender notre lampe "Fleurs tropicales" comme le parangon de l’art luminaire d’Argy-Rousseau.

Quant à son rapport support/décor, en premier lieu, ce design illustre la capacité quasi unique de l’artiste d’adoucir avec grâce la sobriété des formes sans lui sacrifier la force du motif. Sa lampe est équilibrée et la répartition sur elle du décor floral est harmonieuse et mûrement réfléchie. Les "Fleurs tropicales" d’Argy-Rousseau, en effet, sont un motif floral totalement recomposé au grès d’une interprétation libre de l’artiste qui associe les pétales rubis d'un chrysanthème japonais à pompons et des pistils en cascade. Démesurément allongés afin de recouvrir plus l’abat-jour et évoquer une sorte de passementerie, ces derniers relèvent de la pure imagination de l’artiste. Cette chimère décorative, qui ferait blêmir un horticulteur, c’est pour autant l’art d’Argy-Rousseau : une manière unique de reconstituer la fleur par des formes géométriques agencées dans la plus pure stylisation de l’Art Déco.

Par-delà l’interprétation habile du décorateur, cette lampe incarne également la maîtrise technique atteinte par Argy-Rousseau dans le domaine du verre. Pratiquant le verre à cire perdue comme d’autres les fontes les plus fines, le verrier était par ailleurs un chimiste émérite. On sait de ses notes que ses couleurs supposaient l’emploi des oxydes métalliques les plus précieux, qu’il n’hésitait pas à sacrifier aux aléas du feu. Cette dimension alchimique participera de la fascination que peut exercer cette lampe sur qui, la contemplant allumée, en appréciera le fond d’ambre chaud strié de poudre violettes, sur lesquels contrastent les motifs floraux aux teintes plus saturées.

Cette délicate harmonie des couleurs révélée par une lumière que l’artiste semble avoir apprivoisée, elle naît enfin des larges modelés des "Fleurs tropicales", dont les reliefs puissants sont encore réhaussés de ciselures délicates. Et cette impression de puissance maîtrisée, Argy-Rousseau la renforce encore par une matière volontairement laissée rugueuse en surface, qui ajoute une impression de travail brut tout en matifiant l’éclat de la lumière électrique. La grâce en est subtile et le rendu admirable de maîtrise tant il est vrai que "Pour éteindre une fleur il faut moins qu'un orage."[3]
[1] Ernest Tisserand à propos des verreries de l’artiste in L'Art Vivant, 1929, page 486.
[2] Janine Bloch-Dermant : G. Argy-Rousseau - les pâtes de verre, Les éditions de l'Amateur, Paris, 1990, page 104.
[3] Marceline Desbordes-Valmore, vers extrait du poème "Les Fleurs" in Les pleurs, Charpentier (Paris), 1833, page 267.

"Argy-Rousseau, également, fait appel à la couleur dans ses pâtes de verre.
De ce jeune artiste, chercheur et persévérant, chaque envoi marque un nouvel effort et un heureux résultat. Les vases, où se fondent des tons de mauve, de bleu, de vieux rose, sont gracieux et bien construits." [1]
Contempler ce vase équivaut à entrer dans un tableau impressionniste. C'est ne pas comprendre, au début, et puis laisser venir à soi le motif, comme on le ferait d’une mélodie attrapée au loin, qu'on peine à identifier mais qui nous captive d'autant plus. On ne sait trop si les motifs supérieurs figureraient le soleil et ses rayons et ceux sous le musicien une architecture ou des ondes sonores matérialisant la chanson du harpiste. Et quel est-il d’ailleurs ce chant ? L'Odyssée d'Homère ? Ce musicien serait-il Homère lui-même ? Ou alors Orphée, l’Argonaute dont la musique convainquit le dieu Hadès de laisser son épouse Eurydice quitter les Enfers ?
Si les réponses semblent vouées à nous échapper, on sait par contre que nous sommes en 1928 avec ce vase, soit en présence d’un Argy-Rousseau au sommet de son art et qui met sa technique au service d’une émotion à transmettre. Fort à propos, le verrier rejoint en cela ses "Musiciens grecs" puisque, chez les antiques, la Musique était vécue et pratiquée à la fois comme un Art et comme une Science.
Et c’est bien de science qu’il s’agit chez Argy-Rousseau, qui notait minutieusement ses mélanges d’oxydes colorants et ses temps de cuisson jusqu’à maitriser dans le verre "une matière précieuse, fine, [qui] reçoit la lumière et la restitue avec des jeux à la fois doux et brillants." [2]
Mais cette science n’est pas vaine et se fait art puisque, placé dans la posture anachronique d’observer des musiciens antiques, on se sent empreint du lyrisme d’un Shakespeare[3] s’écriant :
"Que de fois, ô ma vivante musique, quand tu joues sur ce bois bienheureux dont la vibration résonne sous tes doigts harmonieux, quand tu règles si doucement l’accord métallique qui ravit mon oreille, J’envie les touches qui, dans leurs bonds agiles, baisent le tendre creux de ta main, tandis que mes pauvres lèvres, qui devraient recueillir cette récolte, restent près de toi toutes rouges de la hardiesse du bois !".
Enfin, et puisque la matière d’Argy-Rousseau, sorte de lumière liquide comme un mirage, est ici obtenue par un moulage à cire perdue, on est ému devant une œuvre qui se révèle in fine une pièce unique. Quoi de plus naturel pour une œuvre dont le sujet est la musique. La grande Billie Holiday[4] l’affirma en son temps :
"Il n'y a pas deux êtres semblables sur terre, et cela doit se retrouver en musique, sans quoi il n'y a pas de musique."
[1] Henri Clouzot in Art et Décoration, 1923, juillet-décembre, page 111.
[2] Ernest Tisserand à propos des verreries de l’artiste in L'Art Vivant, 1929, page 486.
[3] traduit par F-V Hugo in Œuvres complètes de Shakespeare, Tome XV, "Sonnets", Pagnerre, Paris, 1872, page 128.
[4] traduite par D.Robert dans l'édition chez Parenthèse, en 2003, de son autobiographie Lady Sings The Blues.

"Verse, verse sur eux tes pleurs cristallisés,
Et jette ton linceul en plumes de colombes
Sur le sol où, jadis, leurs pieds se sont posés."[1]
En 1932, Gabriel Argy-Rousseau est pleinement maître de son art et de sa technique mais la crise de 1929 l’a ruiné et il se retrouve seul face à ses fours lorsque sa société de verrerie est liquidée. Bientôt accablé par ses dettes et une santé devenue précaire le maître verrier continue pourtant, jusqu’en 1934, à imaginer d’ultimes créations.
Ironiquement, peut-être, ce "chant du cygne" artistique trouve une de ses plus belles expressions dans un vol de colombes. Sœurs lointaines des oiseaux qui dans Ainsi parlait Zarathoustra sauvent le lion de la tentation nihiliste, les palombes présentes sur ce vase affirment la joie résiliente d’Argy-Rousseau face aux obstacles et à la peine :
"Les colombes cependant n'étaient pas moins empressées dans leur amour que le lion, et, chaque fois qu'une colombe voltigeait sur le nez du lion, le lion secouait la tête avec étonnement et se mettait à rire." [2]
Par-delà l’interprétation symboliste, ce vase incarne également la maîtrise remarquable atteinte par l’artiste à la fin de sa vie. A l’instar de la technique à cire-perdue pratiquée pour la fonte des bronzes, la forme du vase et son décor ont d’abord été façonnés dans un bloc de cire. Par suite, ce modèle a fait l’objet d’un moule en plâtre réfractaire repris à la main pour en dégager tous les détails et dans les aspérités duquel le verrier a déposé à froid des pâtes de verre additionnées de différents oxydes métalliques qui lui donneront ses couleurs en cuisant. Argy-Rousseau était un chimiste émérite et de ses notes, on sait que ses gris et ses noirs provenaient de divers mélanges de platine et d’iridium tandis que ses bleus provenaient de différents dosages d’oxydes de cobalt. Autant de matériaux précieux sacrifiés à un art tributaire des aléas du feu, et une technique laborieuse et superbe qui n’est pas sans évoquer le jusqu’au-boutisme d’un Bernard Palissy.
En effet, pareillement à l’illustre artiste et savant du XVIe siècle, les moules d’Argy-Rousseau ne survivent pas à la cuisson qui vitrifie les pâtes de verre. Devenus friables, ils tombent en poussière au sortir du four. En émerge une œuvre aux teintes fabuleuses mais dont le décor est seulement ébauché, telle un diamant brut qu’il faut encore polir et roder. Autant d’opérations artisanales qui ajoutent au caractère unique des pièces de l’artiste car, si plusieurs matrices sont réalisées pour un même modèle, elles seront toujours légèrement différentes dans leurs décors et leurs couleurs.

Cette dimension alchimique participe sans doute implicitement de la fascination que peut exercer un vase comme "Les Palombes". En effet et malgré la connaissance que nous avons des étapes techniques de sa création, on reste interdits devant ce qui relève de "la complexité résolue" [3]. En effet, quel sens aigu, dans ce vase de la construction des espaces et de l’équilibre des formes. Quelle délicate harmonie des couleurs révélée par une lumière que l’artiste semble presque avoir apprivoisée dans des blancs dont la douceur évoque les pierres des camées. Quelle perfection dans la stylisation du décor, où les palombes se détachent avec science et sentiment en de larges modelés aux reliefs puissants que réhaussent des ciselures délicates.
C’est bien là l’œuvre d’un maître qui semble avoir emprisonné dans le verre le plus beaux des poèmes [4] :
"Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,
Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir !"
[1] dernier tercet de "La Neige" de C.Popelin, Poésies complètes, Charpentier & Cie éditeurs, Paris, 1889, page 370.
[2] in Friedrich Nietzsche : Ainsi parlait Zarathoustra, nouvelle édition augmentée, Arvensa Editions, 2019, page 380.
[3] Constantin Brancusi in : "The Essence of Things", Gimenez, Carmen and Matthew Gale éditeurs, page 19.
[4] "Le Bateau ivre" d’Arthur Rimbaud, (trentième quatrain), 1871.
Gabriel ARGY-ROUSSEAU : prix et côte
Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953) est un important maitre verrier, céramiste et sculpteur français du XXème siècle. Vous possédez une œuvre de Gabriel ARGY-ROUSSEAU et aimeriez connaître son histoire et son prix ? Nos experts organisent chaque année des ventes spécialisées Bestiaire ou Art Déco - Design présentant des œuvres de Gabriel ARGY-ROUSSEAU. Recevez l’estimation gratuite de votre œuvre dans un délai de 48h. Notre équipe, composée d’experts et de commissaires-priseurs, est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
Selon l’entreprise française de cotation du marché de l'art, Artprice, les œuvres de Gabriel ARGY-ROUSSEAU se vendent principalement sur les marchés français et américain. La catégorie artistique la plus recherchée par les collectionneurs sont les objets.
Pour le moment, le record de ventes de Gabriel ARGY-ROUSSEAU est ue luminaire en pâte de verre et en métal. Il mesure 28,2 cm. Il est signé "G. Argy Rousseau France". L'œuvre, qui a largement dépassé son estimation basse de 31 167 euros, a atteint les 57 882 euros.
Exemples de prix par catégorie pour des oeuvres de Gabriel ARGY-ROUSSEAU selon Artprice :
Catégorie | Estimation basse | Estimation haute |
Objet | 100 € | 52 738 € |
| Luminaire | 600 € | 57 882 € |
| Sculpture - Volume | 135 € | 77 292 € |
La maison de ventes aux enchères MILLON se voit régulièrement confier des œuvres de Gabriel ARGY-ROUSSEAU. Ces dernières atteignent de beaux prix grâce au travail rigoureux de nos experts et à la visibilité des ventes sur le marché de l’art français.
Critères pour estimer le prix d’une oeuvre de Gabriel ARGY-ROUSSEAU
Les experts en mobilier et œuvres décoratives de MILLON vous partagent les critères essentiels pour évaluer la valeur d’une œuvre de Gabriel ARGY-ROUSSEAU. Pour une estimation fiable, nous vous recommandons de consulter un commissaire-priseur ou un expert spécialisé.
L’authentification : La première étape est de s'assurer de l'authenticité de l'œuvre. La présence d’une signature de Gabriel ARGY-ROUSSEAU est un bon indicateur. Néanmoins, l'artiste ne signait pas toujours ses oeuvres. Une provenance documentée, comme un certificat d’origine, une facture d’achat ou un historique détaillé, renforce l’authenticité.
L’état de conservation : Celui-ci influence directement la valeur. Les dommages, altérations ou restaurations visibles peuvent impacter l’estimation. Un objet en verre bien entretenu, sans fissures, sera plus attractif pour les acheteurs et collectionneurs.
La taille et les matériaux : Il utilise des matériaux comme le verre ou le métal qui témoignent d’un savoir-faire raffiné. La taille joue également un rôle : les pièces monumentales ou de grandes dimensions atteignent souvent des prix plus élevés que les créations plus petites.
La rareté : Certaines œuvres de Gabriel ARGY-ROUSSEAU sont plus rares que d'autres. Une œuvre unique ou rare sera probablement plus chère que celles qui ont été produites en grand nombre.
La provenance : Si l'œuvre provient d'une collection renommée ou a une histoire intéressante, cela peut augmenter sa valeur. Tentez de vous renseigner sur l’historique de votre œuvre en vous posant les questions suivantes : comment l’avez-vous obtenue ? Vient-elle d’une galerie ou l’avez-vous reçue en héritage ? Possédez-vous un certificat ou une facture d’achat ?
La demande sur le marché : L'intérêt actuel pour Gabriel ARGY-ROUSSEAU ou pour le mobilier du XXe siècle peut influencer la valeur de l'œuvre. Les tendances du marché artistique fluctuent au fil du temps. Les experts et commissaires-priseurs sont parfaitement au fait de ses tendances et peuvent vous conseiller.
L’expertise professionnelle : Pour obtenir une estimation précise, nous vous conseillons de consulter un expert en art ou un spécialiste des œuvres de Gabriel ARGY-ROUSSEAU. La maison de ventes aux enchères MILLON vous offre ses services d'estimation gratuite.
Faire estimer mon oeuvre de Gabriel ARGY-ROUSSEAU
Vous êtes en mesure de situer votre meuble de Gabriel ARGY-ROUSSEAU sur le marché des ventes aux enchères, une fois ces éléments recueillis. Cependant, rien ne remplace l'avis d'un expert pour obtenir une estimation précise et actuelle.
Les belles enchères de la maison de ventes MILLON
Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885 - 1953) Lampe "Anémones des Bois", 1920 Lampe en pâte de verre et fer forgé. Chapeau de forme évasée à bordure ourlée. Décor en relief de fleurs épanouies et de feuillage. Superbes couleurs vives et contrastée, violette, mauve, rouge et rose. Pied en fer forgé d'origine à quatre lames de support, à fût et base formés de tiges ajourées et de boules martelées et facettées. HT : 32 cm, Chapeau H : 13 cm, D : 17,5 cm Bibliographie : Janine BLOCH-DERMANT, "G. ARGY-ROUSSEAU, Les Pâtes de Verre", catalogue raisonné, Les Editions de l'Amateur, 1990, modèle reproduit p. 184, n° 20.25 adjugé 19 000 € chez MILLON.
Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885 - 1953) "Musiciens grecs" 1928 Vase en pâte de verre polychrome à décor d'une frise de musiciens à l'antique. Signature moulée "G. Argy Rousseau" dans le décor et mention "France" sous la base. H : 25 cm adjugé 10 500 € chez MILLON.
Marcel André BOURAINE (1886 - 1948) et Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885 - 1953) "Jeunesse" modèle créé en 1928 Sculpture en pâte de cristal verte et bleue nuancée. Signée "Bouraine A5" au dos de la plinthe et "Pâte de Cristal d'Argy-Rousseau" au côté gauche. H : 32,5 cm adjugé 8500 € chez MILLON.
Gabriel ARGY ROUSSEAU (1885 - 1953) Coupe papillons, 1915. En pâte de verre à décor de trois papillons polychromes sur un fond blanc. Signé G. Argy Rousseau dans un cartouche. H : 7,6 cm, D : 11 cm Bibliographie : G. Argy Rousseau de Janine BLOCH DERMANT, Les Editions de l' Amateur, modèle reproduit et répertorié p. 178, n°15.01 adjugé 8200 € chez MILLON.
Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885 - 1953) "Les Palombes" Circa 1932 Vase en pâte de verre de couleur gris-bleu nuancé, gris et blanc à décor de huit palombes en vol. Signé en creux dans le décor "G.Argy-Rousseau" et marqué "France" en creux sous la base. H : 18,5 cm adjugé 8000 € chez MILLON.
Estimez et vendez votre oeuvre de Gabriel ARGY-ROUSSEAU
Si vous vous interrogez encore sur la valeur de votre oeuvre de Gabriel ARGY-ROUSSEAU, n’hésitez pas à contacter notre équipe d’experts et de commissaires-priseurs en cliquant sur le lien ci-dessous :
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