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Reconnaître un meuble laqué du XVIIIe siècle

Vous souhaitez connaître la valeur de votre article de meuble laqué du XVIIIème siècle ? Nos experts vous offrent une estimation gratuite.

Vous souhaitez connaître la valeur de votre meuble laqué du XVIIIe siècle ? Consultez notre guide dédié à son estimation. Pour plus de fiabilité, nos experts et commissaires-priseurs se tiennent à votre disposition pour vous proposer une évaluation gratuite. Envoyez-nous une photo de votre meuble. 

Comment reconnaître un meuble laqué du XVIIIe siècle ?

La laque, utilisée dans les arts décoratifs depuis des millénaires, trouve ses origines en Chine, où elle est maîtrisée dès le troisième millénaire av. J.-C. Sous la dynastie Ming, les artisans chinois excellent dans cet art. Importées en Europe dès le XVIe siècle grâce aux échanges commerciaux avec l'Extrême-Orient, notamment via la Compagnie des Indes, les laques de Chine suscitent rapidement l'admiration et l'intérêt des collectionneurs occidentaux. Mais, ce sont surtout les Japonais qui élèvent la technique à un niveau inégalé au XVIIIe siècle. Les meubles laqués sont parmi les plus prisés des collectionneurs aujourd’hui.

Incapables de reproduire la composition exacte des laques orientales importées de Chine et du Japon, des artisans européens, comme les Français Jean Dunand, Pierre Migeon, Jacques Dubois, Martin Carlin et Pierre Denizot, développent des techniques alternatives.

Les frères Martin se distinguent particulièrement en 1728 en perfectionnant le « vernis Martin », une imitation française des laques chinoises et japonaises. Cette innovation, gardée secrète, devient emblématique de l’art de la laque française du XVIIIe siècle.

Avec le temps, le vernis Martin s’éloigne des modèles orientaux pour adopter des caractéristiques propres. Contrairement aux laques asiatiques, traditionnellement réalisées sur des fonds noirs ou rouges, la version française introduit des couleurs variées, comme le jaune, le bleu, le vert ou le blanc, particulièrement en vogue entre 1735 et 1745.

Comment estimer la valeur d'un meuble laqué du XVIIIe siècle ?

La qualité de la laque ou du vernis

Les techniques de décors très complexes héritées de la dynastie Ming séduisent beaucoup les collectionneurs de meubles laqués chinois. Par exemple, les ornementations en relief donnent non seulement une dimension esthétique au meuble, mais lui confèrent également une grande résistance à l'usure. Ce savoir-faire inspire des maîtres ébénistes comme Carlin ou Dubois, qui incorporent ces éléments dans leurs créations du XVIIIe siècle, dont le prix aux enchères peut rapidement dépasser 100 000 euros.

Une commode de style Louis XVI attribuée à Martin Carlin est par exemple vendue 446 000 euros. Réalisée vers 1780, elle allie placage d’ébène et panneaux de laque, ornés de bronzes dorés finement travaillés. La ceinture de la commode, décorée de rosaces et d’entrelacs, surplombe trois tiroirs, tandis que ses vantaux dévoilent neuf compartiments aux scènes de palais. Ses pieds fuselés et les détails en bronze représentant des têtes de béliers témoignent du raffinement et de la qualité de l’artisanat de l’époque.

Les artisans japonais perfectionnent la technique de la laque en y intégrant des matériaux décoratifs exceptionnels comme de la poudre d'or, des fragments d'ivoire ou encore de la nacre. La technique dite de la laque aventurine, qui utilise la poudre d’or, confère aux meubles un éclat particulier et une profondeur permettant de refléter la lumière. Ces modèles d’exception, prisées des collectionneurs, atteignent souvent des prix élevés sur le marché, en fonction de leur état et de leur rareté. Une rare paire de cabinets japonais en laque or sur fond noir est par exemple adjugée 38 000 euros.

La qualité d'un vernis européen se mesure en partie à sa richesse chromatique. Avec une palette d'environ 50 couleurs, il offre une grande polyvalence, permettant d'imiter aussi bien les laques d’Extrême-Orient que les décors de porcelaine ou des motifs fantaisistes. Toutefois, contrairement aux laques chinoises et japonaises, le vernis européen présente une certaine fragilité. Il peut jaunir, ternir et se fissurer avec les années.

Le type de meuble

Les commodes sont les meubles laqués les plus chers sur le marché. Une remarquable commode en laque de Chine, réalisée par Bernard II Van Risamburgh est par exemple adjugée 1,27 million d'euros en décembre 2005. Elle est conçue pour le prestigieux « cabinet de la Chine » du duc et de la duchesse du Maine, fils légitimé et belle-fille de Louis XIV, au château de Sceaux. Ce meuble d’exception, incarnant le raffinement du style Louis XV et l’exotisme des laques orientales.

De nombreuses commodes laquées du XVIIIe siècle renferment par ailleurs des tiroirs dissimulés. La découverte de ces espaces secrets peut révéler une facette méconnue du meuble, qui peut rehausser sa valeur.

Les créations de Pierre Migeon, autre ébéniste de renom, sont parmi les exemples de ce type les plus connus. Une commode sauteuse, estampillée « MIGEON « d’époque Louis XV, est notamment vendue 25 600 euros en 2023. Ce meuble en laque française vernis Martin arbore un décor chinois, représentant des dignitaires sur une terrasse et des paysages arborés en façade, ainsi que des Qilins sur les côtés. Galbée sur tous ses angles, la commode s’ouvre par deux tiroirs sans traverse et repose sur des pieds cambrés, agrémentés de bronzes dorés. Un marbre Gris des Ardennes complète harmonieusement l’ensemble.

La provenance

Une provenance bien tracée influe sur l'intérêt des acheteurs. Un meuble laqué ayant appartenu à une famille noble, ou ayant une histoire bien établie, peut voir sa valeur considérablement augmenter. Les pièces estampillées, ou celles retrouvées dans des inventaires royaux ou princiers sont parmi les plus recherchées. En France, les meubles laqués du XVIIIe siècle produits à Paris, notamment dans les ateliers de grands ébénistes comme Bernard II Van Risamburgh, jouissent d'une importante renommée en raison de leur finesse et de leur association avec des commandes royales ou aristocratiques.

Un bureau plat Louis XV en laque de Chine et placage en bois de rose est par exemple vendu 115 000 euros en 2010. Ce meuble qui s’ouvre sur trois tiroirs et qui repose sur des pieds cambrés décorés de bronzes dorés provient de la famille du riche collectionneur René Gaspard Dassy. Il est inventorié dès 1837, puis par descendance successive.

En général, les prix des meubles laqués peuvent varier de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d'euros, en fonction de leur qualité, de leur rareté, de leur état de conservation et de leur provenance.

L’état de conservation

Les meubles en laque souffrent particulièrement des fluctuations climatiques, comme les variations de température et les niveaux d'humidité élevés, qui peuvent accélérer leur altération. En Occident, les meubles laqués chinois et japonais doivent être préservés dans des environnements soigneusement contrôlés, car leurs conditions d’origine sont fortement différentes. Une odeur de moisi ou de rancissement peut par exemple révéler une humidité excessive prolongée. Il est également crucial d’examiner la surface de la laque pour détecter d’éventuels signes de dégradation, comme des craquelures, des altérations de couleur ou des déformations, afin d’apprécier l'état de conservation général du meuble.

Comment obtenir l'estimation de mon meuble laqué du XVIIIe siècle ?

Vous avez du mal à estimer la valeur de votre meuble laqué du XVIIIe siècle ? Faites appel à l’expertise de nos spécialistes en mobilier et objets d’art. Forte d’une présence sur le marché des enchères depuis 1928, la maison Millon met à votre disposition son savoir-faire. Obtenez une estimation gratuite, confidentielle et sans engagement pour connaître la valeur actuelle de votre meuble.

Si vous envisagez de vendre votre meuble laqué du XVIIIe siècle aux enchères, notre équipe se tient à vos côtés pour vous accompagner à chaque étape.

Les belles ventes de meubles laqués du XVIIIe siècle

Un chef-d'œuvre de Bernard II Van Risamburgh, dit BVRB II, un bureau dos d'âne, est adjugé 721 000 euros en 2015. Typique de l’époque Louis XV, comme la commode qu’il offre à la Duchesse de Mazarin, il arbore une marqueterie de bois de bout sur fond de satiné avec des réserves d’amarante. Les bronzes ciselés et dorés au C couronné ajoutent au raffinement de cette pièce. L’abattant dissimule une écritoire en cuir et plusieurs compartiments ingénieux. Malgré quelques restaurations mineures, ce meuble témoigne du savoir-faire exceptionnel de l’ébénisterie française au XVIIIe siècle.

Un bureau de pente, estampillé Jacques Dubois, maître ébéniste en 1742, est adjugé 550 000 euros. Il combine un bâti en chêne et sapin avec des panneaux de laque japonaise, et des intérieurs de tiroirs en laque aventurine rare. Le meuble, orné de bronzes dorés, révèle un tiroir caché dans sa ceinture et témoigne de l’utilisation d’éléments précieux issus de coffres ou cabinets d’Extrême-Orient importés à la fin du XVIIe siècle.

Une commode exceptionnelle, signée Jean-François Leleu, mettant en scène des paysages orientaux à la manière des laques japonaises est adjugée 142 800 euros. Les scènes sont dorées sur fond noir. Sa structure rectangulaire offre deux tiroirs dissimulés dans une frise de grecques et deux tiroirs sans traverse. Les pieds fuselés et ornés de bagues à godrons et les bronzes sont dorés, rosaces, anneaux laurés, sabots.

Découvrez quelques meubles laqués du XVIIIe siècle adjugés par la Maison Millon

Les meubles les plus rares valent très cher sur le marché, les plus courants sont accessibles pour quelques centaines à quelques milliers d’euros.

  1. Une console-desserte rectangulaire en acajou et placage d’acajou incarnant l’élégance et le savoir-faire du style Louis XVI est adjugée 1 100 euros. Elle s’ouvre par deux tiroirs en ceinture, décorés de fins encadrements de laiton, et repose sur quatre montants en colonnes cannelées, reliés par deux tablettes d’entretoise subtilement ornées de pastilles à leurs intersections. Le meuble est estampillé P. Denizot et marqué du poinçon de Jurande ;

  2.  Une suite de 4 tables gigognes présentant des plateaux rectangulaires ornés de décors en vernis Martin représentant des scènes galantes dans le goût raffiné du XVIIIe siècle est adjugée 250 euros. Les montants tubulaires reposent sur des pieds en patin et sont reliés par une entretoise en H, assurant stabilité et légèreté visuelle à l’ensemble.

La maison Millon met à votre disposition son équipe d'experts en mobilier et objets d'art pour réaliser une estimation gratuite de votre meuble laqué du XVIIIe siècle. En remplissant le formulaire en ligne, vous pouvez obtenir rapidement une évaluation fiable.

Pour un examen en direct, nos bureaux répartis dans toute la France sont aussi ouverts. Nous mettons par ailleurs en place régulièrement des journées d’estimation gratuites à travers la France et dans les pays frontaliers. Venez nous voir avec votre objet à évaluer.

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