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Que représente l’art bouddhiste ?
L'art bouddhiste prend racine dans la représentation de la vie de Siddhartha Gautama, et s’enrichit au fil du temps avec des influences culturelles diverses à mesure que le bouddhisme se propage à travers le monde.
Cet art englobe des représentations artistiques des Bouddhas, des Bodhisattvas, ainsi que d'autres figures remarquables et mythologiques du bouddhisme. Il inclut également des scènes de leur vie, des mandalas, et divers outils graphiques associés à la pratique bouddhiste, comme les vajras, les cloches et les stupas.
Certains objets sont sacrés et remplis de symbolisme. Par exemple, une statue de Bouddha symbolise l'éveil spirituel et peut atteindre des prix élevés aux enchères, en fonction de son origine, de sa taille et du matériau utilisé.
Lors d'une vente aux enchères en 2018 par exemple, une statue de Bouddha en position de méditation, mesurant 75 cm de hauteur, en bronze doré et laqué du XIXe siècle, est adjugée près de 540 000 euros, pour une estimation initiale de 1 500 euros. Une autre statue, représentant un Bouddha debout, en bois laqué or du XVIIIe siècle, est quant à elle vendue 67 000 euros, contre un prix de départ de 6 000 euros.
Estimer la valeur d'un objet d’art bouddhiste
Les représentations
Outre le bouddha, le chef spirituel le plus représenté dans les œuvres d’art bouddhistes, d’autres déités protectrices peuvent également avoir une grande valeur sur le marché des enchères :
- Mahakala, qui, malgré sa forme menaçante, est vénéré par les bouddhistes tibétains dans les écoles tantriques, par les bouddhistes shingons et japonais. Cette divinité est représentée sous forme de sculptures, de fresques, de peintures et de thangkas, ces peintures religieuses sur toile aux couleurs très vives. Son prix sur le marché peut être très élevé, en fonction de son origine et de son ouvrage. Une statuette de Panjarnata Mahakala en bronze doré, du Tibet de l'époque Zhengde est par exemple adjugée 819 000 euros lors d'une vente aux enchères en 2019. Il est représenté debout sur un démon allongé sur un socle en forme de double lotus inversé, tenant le kattrka et le kapala, paré de bijoux, têtes de démons et serpents enlacés, front orné du troisième œil, couronne aux roues de la loi, un serpent dans ses cheveux ;
- autre déité du bouddhisme tantrique, Yamantaka, le « destructeur de la mort » est aussi un sujet très apprécié par les collectionneurs. Cette manifestation courroucée du bouddha de la sagesse est également représentée sur différents supports. Son prix varie beaucoup, avec une estimation moyenne à 500 euros. Parmi les objets les mieux cotés figure une statuette Yamantaka en cuivre doré et rehauts de Polychromie, du Tibet du XIXe siècle, adjugée 15 600 euros lors d'une vente aux enchères en France en 2015.
D'autres objets qui représentent Vajrapāṇi, l'un des premiers bodhisattvas et Tara la verte, bodhisattva féminin de la compassion sont aussi très prisés sur le marché de l'art bouddhiste.
La matière
Le bronze laqué et doré est la matière la plus utilisée pour produire notamment les statues dans l’art bouddhiste. Le cuivre, plaqué argent ou doré, est aussi courant sur le marché, mais avec une cote moins importante. Une statuette de bouddha en alliage de cuivre du Tibet, de style Pala, du XVIIIe siècle est par exemple estimée entre 800 et 1 200 euros lors d'une vente aux enchères en 2024.
Le bois est aussi utilisé pour la conception de sculptures, de masques et de décorations de temples. Dans cette catégorie, les objets les plus chers vendus aux enchères sont les plus anciens, mais avec un état de conservation correct. En 2008 à New York, un Bouddha assis en bois du XIIe siècle attribué au sculpteur japonais Unkei atteint l’enchère record de 13 130 000 euros, devenant ainsi l'objet d'art bouddhiste japonais le plus cher jamais vendu sur le marché.
La soie, surtout utilisée pour les thangkas, la laque, qui compose souvent les boîtes rituelles, et la terre cuite, sont aussi d’autres éléments qui entrent dans la création d’objets d’art bouddhistes.
L’état de conservation
De nombreux objets présentent des restaurations ou des surpeints postérieurs à la création initiale des pièces. Ces signes peuvent être tolérés par les collectionneurs, selon l'importance historique de l'objet et la qualité de la réparation. Les manques, les pertes de matière, notamment la laque ou la peinture, ne sont pas non plus rares. Ces signes peuvent constituer une plus-value pour l'objet, pouvant être considérés comme des marques d'authenticité. En revanche, les accidents et les chocs dus à une mauvaise conservation peuvent diminuer la valeur d'un objet d'art bouddhiste.
Estimer un objet d’art bouddhique est un très vaste sujet ! La typologie d’objet peut être très variée, mais les prix également allant de 10 euros pour un tangka moderne par exemple, à 750 000 euros pour une sculpture d’Avalokitesvara datant de la dynastie Ming..

Comment obtenir l'estimation de mon objet d’art bouddhiste ?
Vous avez en votre possession un objet d'art bouddhiste et vous vous demandez combien il vaut ? Les experts de la maison MILLON sont là pour vous aider. Bénéficiez d'une estimation gratuite, confidentielle et sans engagement pour découvrir la valeur de votre œuvre sur le marché des enchères actuel.
Si vous envisagez de le vendre aux enchères, notre équipe vous accompagne pour optimiser vos chances d’obtenir le meilleur prix possible.
Des belles ventes d’objets d’art bouddhistes
Une sculpture exceptionnelle d'Avalokitesvara en bronze laqué or, datant des XVIe et XVIIe siècles de la dynastie Ming, est vendue 745 000 euros. La divinité est représentée assise en dhyanasana sur un double socle lotiforme. Les deux paires de bras principales sont positionnées devant : l'une avec les mains jointes en anjalimudra, le geste de prière, et l'autre en dhyanamudra, tenant un bol à aumônes. Vingt paires de bras s'étendent depuis les épaules, tenant divers attributs tels que conque, stupa, croissant lunaire, vajra, miroir, flamme, perle enflammée, roue du Dharma, livre et vase, ou adoptant différentes mudras. Une vingt-et-unième paire de bras s'élève au-dessus des onze têtes, soutenant le Bouddha Amitabha.
Une statue de Bouddha de 145 cm de hauteur en schiste ancienne région du Ganhara, III/IVe siècle est adjugée 560 000 euros.
CHINE, période Qianlong (1736-1795). Shi Liu Da A Luo Han - « Seize Grands Arhat ». Un rare et exceptionnel coffret en bois de zitan, de la Chine période Qianlong est adjugé 440 000 euros. Il est composé d'un fond avec quatre montants et d'un couvercle emboîtable. Ce couvercle, entièrement couvrant, est décoré de motifs incrustés en nacre, lapis-lazuli, turquoise, ivoire, agate, ambre, perles fines, écailles de tortue, corail, laque de cinabre et tourmaline. Sur la face supérieure, six caractères chinois incrustés en nacre dans un cartouche, « Shi Liu Da A Luo Han », signifiant « Seize grands Arhat", sont entourés des huit objets précieux du bouddhisme : la bannière de la victoire, le poisson, le vase, la fleur de lotus, la roue, le parasol, la conque et le nœud sans fin. Les faces latérales sont ornées d'objets mobiliers comme un ruyi, un brûle-parfum, des livres, un rouleau, un vase, un éventail et un lotus, ainsi que d'objets rituels bouddhistes tels que les vajra, l'hirondelle, la bannière à main avec l'inscription « Amitayus », la pagode, l'épée de possession et le khakkhara. L'intérieur du coffret est revêtu d'une étoffe de soie jaune. Le fond du coffret est légèrement rétréci pour pouvoir s'insérer dans un socle, et il devait à l'origine reposer sur une base lotiforme, semblable à celles de certains coffrets impériaux.
Une importante statue chinoise, en grès émaillé manganèse et turquoise représentant un dignitaire bouddhiste est adjugé 204 000 euros. La figure est assise en dhyanasana sur un socle en forme de lotus, lui-même posé sur un haut socle rectangulaire orné de frises de pétales de fleurs de lotus. Les mains du dignitaire sont en vitarka mudra. Sa ceinture se termine au centre par un pied décoré d'une tête de chimère.
Des objets d’art bouddhistes adjugés par la Maison MILLON
Les prix d’adjudication varient beaucoup de quelques dizaines de milliers d’euros à une centaine de milliers d’euros :
Deux bouddhas en céramique avec glaçure Sancai, de la Chine de la dynastie Ming sont adjugés 16 000 euros. Les statues représentent des bouddhas assis sur des socles en forme de lotus. Elles ont une hauteur de 46 cm, une largeur de 23 cm et une profondeur de 19 cm ;
Chine, dynastie Ming, XVIIe siècle, une importante statue de Guanyin en bronze doré est vendue 17 000 euros. Guanyin est représentée assise en padmasana sur une base surélevée en forme de fleur de lotus au-dessus des flots. Ses mains sont en vitarka mudra, la main gauche tenant un bol patra. Le bodhisattva est paré de riches joyaux et vêtu d'une longue robe aux plis amples, dont les bordures sont ciselées de fleurs. La coiffe porte une couronne à cinq épis, avec en son centre une image du Bouddha Amitabha. Cette statue provient d'une collection de Paul-Emile Naggiar (1883-1961), un diplomate français en poste en Chine au cours de sa carrière ;
Une importante statuette en bronze doré et laqué de la Chine du XVe siècle est adjugée 20 000 euros. Elle représente le Bouddha assis en dhyasana sur une base en forme de double lotus. La main droite touche le rebord de la base en geste de prise de la terre à témoin, dit bhumisparsa mudra, tandis que l'autre main repose au-dessus des jambes. Bouddha est vêtu d'un dhoti et d'une longue écharpe, et paré de nombreux bijoux. Son visage affiche une expression sereine, avec les yeux mi-clos et la bouche souriante. La coiffure est faite de petites boucles en spirales, surmontée par l'ushnisha. La tête est ceinte d'une tiare ouvragée ;
Une sculpture en bronze de la Chine du XVIe siècle, époque Wanli, est adjugée 40 000 euros. Elle représente un Bodhisattva debout sur une base en forme de lotus. La figure a douze bras, les mains principales jointes en prière devant la taille, les autres tenant divers attributs. Le visage est serein, avec les yeux mi-clos et la bouche en léger sourire. La tiare portée par le Bodhisattva inclut une représentation de Bouddha ;
Une statuette en bronze doré, de la Chine de la dynastie Tang, représentant le Bouddha assis en méditation en dhyanasana est adjugée 131 000 euros. La main droite est en abhaya mudra, et la main gauche est posée sur son genou gauche. Le Bouddha porte une longue robe aux plis délicats, maintenue par une ceinture nouée sur le torse. Son visage présente une expression sereine, avec des oreilles aux lobes étirés et des cheveux rassemblés en paquets autour de l'ushnisha. Ramenée de Chine au début du XXe siècle, cette statuette est dans la famille de l'actuel propriétaire depuis trois générations.
La maison MILLON, avec ses experts spécialisés en art d'Asie, connaît le marché des objets bouddhistes sur le bout des doigts. Les équipes sont à votre disposition pour évaluer gratuitement votre oeuvre. Pour envoyer votre demande, accédez à notre formulaire en ligne, afin d'obtenir facilement une valeur fiable pour votre objet bouddhiste.
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