Une sélection d’œuvres signées Dunand, Vautrin, Chareau ou Couët pour Cartier met à l’honneur les grandes tendances des arts décoratifs français, de l’entre-deux-guerres aux années 1950.
À l’occasion du centenaire de l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, une sélection d’œuvres emblématiques sera présentée aux enchères. Jean Dunand, Line Vautrin, Pierre Chareau et Maurice Couët pour Cartier y sont représentés par des pièces notables par leur conception, leur technique et leur place dans l’histoire du design français.
Jean Dunand et Maurice Couët : références à l’Asie
La suite de trois tables gigognes de Jean Dunand, réalisée vers 1925, associe une laque noire à des plateaux en marqueterie de coquilles d’œuf teinté. Chaque pièce est estampillée « Jean Dunand laqueur » et numérotée. Ce lot est estimé 100 000 – 150 000 €.
Un second lot met en avant le travail de Maurice Couët pour Cartier : une boîte rectangulaire en argent et placage de sodalite, flanquée de deux anses formées d’éléments de fibules chinoises en jade sculptées de dragons archaïques chilong. La boîte est signée « Cartier Paris Londres New York » et porte les poinçons de maître de Couët. Estimation : 25 000 – 30 000 €.
Pierre Chareau et Jean Dunand : le métal pour exprimer les volumes géométriques
La lampe LP180 de Pierre Chareau présente une structure en lame de métal patiné et deux réflecteurs triangulaires arrondis en albâtre sculpté. Ce modèle, estimé 40 000 – 60 000 €, illustre l’usage combiné de formes angulaires et de matériaux minéraux.
Deux coupes circulaires en dinanderie de cuivre, laquées brune nuancée à l’extérieur et rouge à l’intérieur, complètent la sélection d’œuvres de Jean Dunand. Ces pièces, signées, sont estimées 8 000 – 10 000 €.
Line Vautrin : talosel, miroirs teintés et formes rayonnantes
Deux miroirs de Line Vautrin, réalisés dans les années 1950, sont également proposés. Le modèle « Montre », de forme circulaire (diamètre 56 cm), est en talosel incrusté de miroirs teintés grenat. Il est doté d’un anneau supérieur avec attache en cuir, et signé au dos. Estimation : 40 000 – 60 000 €.
Le miroir « Soleil à pointes n°2 », daté vers 1955, est un modèle concave à double encadrement rayonnant en talosel, avec verre miroir teinté mauve. Il est signé au revers. Diamètre : 35 cm. Estimation : 15 000 – 20 000 €.
Une sélection resserrée autour des arts décoratifs du XXe siècle
Réunissant des œuvres datées entre les années 1920 et 1950, cette vente offre un aperçu ciblé des grandes orientations stylistiques des arts décoratifs français : travail de la laque, usage de matériaux composites, géométrie fonctionnelle, intégration de références culturelles. Chaque pièce, présentée avec sa provenance et sa bibliographie lorsqu’indiquée, témoigne d’une exigence dans la conception comme dans l’exécution.
Infos pratiques :
Vente le 6 novembre 2025 en salle VV, 3, rue Rossini, 75009 PARIS
Expositions les 5 novembre de 11 à 18h et 6 novembre de 11h à 12h
Expert : Patrick Fourtin – Directeur : Antonio Casciello
Contact presse : Juliette MOREL – jmorel@millon.com