Biographie
Né à Buenos Aires en 1937, Nicolás García Uriburu est une figure essentielle de l’art contemporain sud-américain. Après des études aux Beaux-Arts de Buenos Aires, il développe très tôt une œuvre engagée, à la croisée de la création plastique et de la conscience écologique. Dès les années 1960, il adopte une approche multidisciplinaire mêlant peinture, estampe, performance et installation, au service d’un art politique et visionnaire.
Il accède à la reconnaissance internationale en 1968, lors de la Biennale de Venise, en teintant de vert fluorescent les canaux de la ville à l’aide d’un colorant biodégradable. Ce geste radical, à la fois esthétique et militant, dénonce la pollution des eaux urbaines et marque la naissance de ce que l’on nommera plus tard le land art écologique.
Tout au long de sa carrière, Uriburu multiplie les actions artistiques et les collaborations scientifiques pour alerter sur la déforestation, la disparition des espèces ou les déséquilibres causés par l’urbanisation. Il participe à des manifestations artistiques majeures dans le monde entier, et ses œuvres intègrent des collections de premier plan comme le Musée d’Art Moderne de Buenos Aires, le MoMA de New York ou le Musée d’Art Contemporain de Tokyo.
Décédé en 2016, il est aujourd’hui redécouvert par les institutions et les collectionneurs pour son œuvre pionnière, à la fois poétique, politique et profondément actuelle.
Style et Influences
L’œuvre de García Uriburu s’inscrit au carrefour de l’art conceptuel, du land art et de l’art écologique. Son vocabulaire visuel puise dans les symboles de la nature : arbres monumentaux, animaux en voie d’extinction, paysages stylisés, qu’il représente dans une palette éclatante, souvent saturée de verts, de bleus et de rouges.
Son geste fondateur à Venise en 1968 devient une matrice : l’artiste ne cessera de développer un langage visuel dénonçant la dégradation de l’environnement tout en sublimant la beauté de la nature sud-américaine. Il peint l’Ombú, arbre emblématique de la pampa argentine, comme une figure de résistance écologique. Il crée des bestiaires colorés peuplés d’espèces menacées, ou encore des paysages utopiques où coexistent harmonieusement l’homme et son milieu.
Influencé par les avant-gardes européennes, notamment le surréalisme et l’abstraction lyrique, il s’en éloigne rapidement pour construire une œuvre résolument personnelle, à la croisée de l’engagement politique et du symbolisme poétique. Son style est identifiable par une écriture picturale vibrante, des compositions équilibrées entre figuration et abstraction, et une iconographie résolument militante.
Cote et Marché de l’art
Depuis son décès en 2016, la cote de Nicolás García Uriburu connaît une croissance progressive. Ses œuvres sont de plus en plus présentes sur le marché international, notamment à Paris, New York et bien sûr Buenos Aires, où il conserve une base de collectionneurs fidèles.
Tableau des prix observés (2016–2024)
| Catégorie | Estimation basse | Estimation moyenne | Estimation haute |
|---|---|---|---|
| Peintures | 350 € | 10 000 € | 118 652 € |
| Dessins / Aquarelles | 90 € | 5 000 € | 12 958 € |
| Estampes / Multiples | 100 € | 300 € | 1 011 € |
Les peintures à l’huile de García Uriburu, souvent de grand format, sont les plus prisées. Elles abordent des thèmes majeurs de son œuvre : forêts primaires, arbres symboliques, scènes naturelles vibrantes. Le record de vente est atteint par Ombú, une toile de 60 x 80 cm adjugée 118 652 euros le 10 mai 2022, bien au-delà de son estimation initiale. Ce tableau, emblématique de l’identité argentine, symbolise également la résistance de la nature face à la modernité destructrice.
Les formats plus modestes se négocient à partir de 350 euros, mais les toiles abouties, datées des années 1970 et 1980, atteignent couramment 8 000 à 20 000 euros, en fonction de la provenance, du sujet et de l’état de conservation.
Les dessins et aquarelles forment une part importante de la production de l’artiste. Colorées et souvent peuplées d’animaux ou de scènes naturelles stylisées, ces œuvres sur papier séduisent les amateurs d’art naturaliste et militant. Le record notable est celui de Le grand fourmilier (111 x 181 cm), adjugé 12 958 euros le 31 octobre 1990. Aujourd’hui, la moyenne de ce segment tourne autour de 5 000 euros, avec une entrée de gamme accessible dès 90 euros pour les études ou petits formats.
Quant aux estampes, essentiellement des sérigraphies en couleurs, elles constituent une porte d’entrée abordable dans l’univers de García Uriburu. Paisaje, sérigraphie de 51 x 75 cm, a été vendue 1 011 euros en 2014. Les prix varient entre 100 et 300 euros, avec quelques exceptions pour les œuvres rares, signées à la main ou en parfait état.
L’évolution de la cote reflète un intérêt croissant pour l’artiste depuis sa disparition. La reconnaissance institutionnelle, la résonance contemporaine de son œuvre écologique et les rétrospectives récentes soutiennent une dynamique haussière du marché.
Comment estimer une œuvre de Nicolás García Uriburu ?
L’estimation d’une œuvre de Nicolás García Uriburu repose sur plusieurs critères essentiels :
Technique : les huiles sur toile sont les plus recherchées, suivies des grandes aquarelles.
Sujet : les arbres iconiques (comme l’Ombú), les paysages stylisés et les animaux rares suscitent l’intérêt du marché.
Période : les œuvres produites entre 1965 et 1985 sont les plus valorisées.
Dimensions : les formats importants génèrent souvent des enchères plus élevées.
Signature et provenance : les œuvres signées, datées, avec une provenance claire (galeries, expositions) sont mieux valorisées.
État de conservation : essentiel, notamment pour les œuvres sur papier sensibles à l’humidité et à la lumière.
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