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Retour aux créateurs

Mathieu MATEGOT- Tapio-Sully 1910-2001 Anger

estimation gratuite mategot mobilier et luminaire en métal perforé vente aux enchères art déco design

"Tapissier et artisan du fer" [1]

 

Maté Gutfreund (qui francisera son nom en Mathieu Matégot) né en Hongrie en 1910, au sein d’une famille de la petite noblesse rurale. Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Budapest, il débute en 1929 sa carrière comme peintre de décors de théâtre avant de fuir le conformisme culturel du régime autoritaire de l’amiral Miklós pour voyager en Europe et aux Etats-Unis. Installé à Paris en 1931, il enchaîne divers postes à vocations artistiques et créatives : créateur de décors pour les Folies Bergères, étalagiste aux Galeries Lafayette, styliste pour des maisons de couture (...) et s’initie à la tapisserie et la création de meubles et d’objets en métal et rotin.

Ebloui par les propositions des décorateurs à l’Exposition internationale des Arts et Techniques de 1937, Matégot décide d’embrasser lui aussi le retour à l’excellence artisanale française pour façonner des pièces en fer forgé. S’il ne poursuivra pas cette voie, se confronter au métal et ses possibilités sera déterminant pour la suite d’une carrière, qu’interrompt la Seconde Guerre Mondiale. Engagé volontaire pour son pays d’adoption, Matégot sera membre de la Résistance et fait prisonnier de guerre en Allemagne, découvrant durant son emprisonnement les possibilités de la tôle de fer. De retour à Paris après une évasion en 1944, il s’entreprend à créer des meubles et des tapisseries [2].

Pour son œuvre parallèle de mobilier métallique, Matégot entretient à partir de 1946, une entreprise de cinq salariés à Montrouge. Bénéficiant du soutien de la galerie La Crémaillère [3] pour cette production atypique, il intensifie son activité au début des Années 50 pour s’imposer dans le milieu de la décoration.
Encore inspirés par les formes classiques, ses meubles d’alors (parmi lesquels les modèles "Cap d’Ail") déclinent des tôles perforées de trèfles quadrilobés et laquées de couleurs vives. Exposées aux sein des différents Salons, ces créations sont remarquées pour leurs lignes élégantes et leurs proportions harmonieuses et adaptées aux exigences des habitats plus exigus de l’après-guerre. Fort de ces premiers succès critiques et commerciaux, Matégot déplace son atelier de Montrouge dans le XIXe arrondissement de Paris, d’où il pourra laisser libre cours à sa créativité tout en maitrisant sa production et sa commercialisation.

Sensible aux impératifs d’une économie fragilisée autant qu’à la recherche de fraîcheur et de nouveauté en décoration, l’artiste fera le choix de produire en petites séries, notamment pour son mobilier qui sera confié à des distributeurs ou des décorateurs pour leur diffusion. Ce faisant, Matégot peut se renouveler à loisir, et c’est ainsi qu’il troue ses feuilles de métal de petits carrés de 1950 à 1951 avant d’imaginer en 1952 le "rigitule", une fine tôle perforée de petits trous circulaires. Devenue sa signature, cette "dentelle métallique" qu’il façonne comme un tissu fera l’objet d’un brevet avant d’évoluer de 1953 à 1959 vers le "rigibande" : des bandes de tôle parallèles aux perforations plus larges (comme dans sa série "Santiago") et/ou plissées comme pour les modèles "Java".
Homme de son temps et chercheur infatigable, Mathieu Matégot alliera souvent son métal à d'autres matériaux comme le rotin, le cuir ou la céramique en collaboration avec son ami Georges Jouve.

En dépit de son succès, Matégot met fin à son parcours de designer au début des années 60, cédant sa société à ses associés (qui l’exploiteront jusqu'en 1964 pour se consacrer à la seule production de tapisserie. Son œuvre textile connue à ce jour énumère 629 tapisseries originales comme autant "d’architectures linéaires et colorées, d'un parfait équilibre."[4]

Dentelier métallique et fonctionnaliste joyeux, Mathieu Matégot s’éteint en 2001. Libre de toute école, son héritage est celui d’un artiste polyvalent, à l’inspiration féconde et maîtrisant remarquablement les savoir-faire artisanaux. Son vocabulaire formel où le métal devient "transparent", aérien et coloré lui sert encore de signature aujourd’hui en étant immédiatement reconnaissable
 

FD


[1] sous-titre de l’article de Germain Bazin dédié à l’artiste in Art et Industrie, février 1950, page 18.

[2] domaine où sa reconnaissance sera plus immédiate puisque le Mobilier National lui achète en 1947 sa pièce "Métamorphose".

[3] qui expose également des sculptures d’Alexandre Noll ou des objets de Line Vautrin.

[4]  in Art et Industrie, mars 1951.

 

Mathieu Matégot : prix, cote et estimation gratuite

Designer incontournable des années 1950, Mathieu Matégot s’impose par son style à la fois moderne et aérien. Son travail mêle avec élégance métal, rotin, verre ou laiton. Vous possédez une de ses créations ? Obtenez une estimation gratuite de votre œuvre grâce à nos spécialistes du design français.

 

Qui est Mathieu Matégot ?

Né en 1910 à Szeged, en Hongrie, Mathieu Matégot s’installe à Paris dans les années 1930 après des études aux Beaux-Arts de Budapest. Il entame alors une carrière dans la décoration et le design, avant de se faire remarquer au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Dans les années 1950, il devient l’un des designers les plus novateurs de sa génération. Il invente notamment la Rigitulle, une tôle métallique perforée et pliée, qui deviendra sa signature. Ses meubles, luminaires et objets mêlent fonctionnalité et légèreté, avec un style unique où le métal se fait poétique.

À partir des années 1960, il se consacre à la tapisserie monumentale, rejoignant ainsi le grand courant des arts décoratifs d’après-guerre. Son œuvre est aujourd’hui saluée dans les ventes aux enchères et les grandes foires de design.

 

Quelle est la cote de Mathieu Matégot ?

Le marché du design d’après-guerre connaît une forte dynamique, et Mathieu Matégot en est l’un des acteurs les plus prisés. Ses créations, qu’il s’agisse de mobilier, de luminaires ou de tapisseries, sont très recherchées par les collectionneurs et amateurs de design vintage.

En vente publique, certaines pièces atteignent plus de 100 000 €, notamment lorsqu’il s’agit de modèles rares ou en Rigitulle. Ses tapisseries, elles aussi très appréciées, peuvent dépasser les 130 000 €.

Fourchette des prix constatés en ventes aux enchères (2017–2025)

Catégorie

Prix bas (€)

Prix moyen (€)

Prix haut (€)

Mobilier

400

600

165 000

Luminaire

50

1 300

50 000

Tapisserie

80

5 500

130 000

Dessin / Aquarelle

100

150

350

Estampe / Multiple

259

854

3 600

Sculpture / Volume

450

2 287

35 500

 

Quels critères influencent le prix d'une œuvre de Matégot ?

Plusieurs éléments déterminent la valeur d’une œuvre de Mathieu Matégot :

  • Typologie : Les meubles emblématiques comme les fauteuils, tables, étagères ou luminaires sont les plus cotés.

     
  • Matériaux utilisés : L’emploi du Rigitulle, du métal perforé ou du rotin est un atout majeur.

     
  • Période de création : Les pièces des années 1950 sont particulièrement recherchées.

     
  • Signature ou estampille : La présence d’une signature, d’une étiquette d’éditeur ou d’un cachet joue un rôle clé dans l’authentification.

     
  • État de conservation : Un bon état général ou une restauration professionnelle valorise fortement l’œuvre.

     
  • Provenance : Une pièce provenant d’une commande spéciale ou d’un ensemble cohérent gagne en valeur.

     
  • Rareté : Les modèles édités en très petite série ou non réédités atteignent des prix records.
     

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Nos résultats de ventes “Mathieu MATEGOT”

Adjugé à 380 €

Vendu le 2025/05/28

Mathieu MATEGOT, attribué à

Lot 266

Adjugé à 350 €

Vendu le 2025/12/18

Mathieu MATEGOT (1901 - 2010)

Lot 168
Mathieu MATEGOT (1910-2001)--img1

Adjugé à 120 €

Mathieu MATEGOT (1910-2001)

Lot 223
Mathieu MATEGOT (1910-2001)--img1

Adjugé à 2 000 €

Vendu le 2021/12/03

Mathieu MATEGOT (1910-2001)

Lot 265

Adjugé à 2 300 €

Vendu le 2026/01/20

Mathieu MATEGOT (1910-2001)

"Gemmes"
Lot 57
Mathieu MATEGOT (1910-2001)--img1

Adjugé à 5 000 €

Mathieu MATEGOT (1910-2001)

Lot 225
Mathieu MATEGOT (1910 - 2001)--img1

Adjugé à 2 400 €

Vendu le 2021/04/02

Mathieu MATEGOT (1910 - 2001)

Lot 402
Mathieu MATÉGOT (1910 - 2001)--img1

Adjugé à 2 000 €

Mathieu MATÉGOT (1910 - 2001)

Lot 326
Mathieu MATEGOT, attribué à--img1

Adjugé à 90 €

Vendu le 2023/01/31

Mathieu MATEGOT, attribué à

Lot 235

Adjugé à 100 €

Vendu le 2025/02/11

Mathieu MATEGOT (1910-2001)

Lot 223
Mathieu MATEGOT (1910 - 2001)--img1

Adjugé à 200 €

Vendu le 2024/12/04

Mathieu MATEGOT (1910 - 2001)

Lot 699
Mathieu MATEGOT, attributed to--img1

Adjugé à 100 €

Vendu le 2024/04/05

Mathieu MATEGOT, attribué à

Lot 365
Mathieu MATEGOT (1910 - 2001)-"Cap d'ail-img1

Adjugé à 6 000 €

Mathieu MATEGOT (1910 - 2001)

"Cap d'ail"
Lot 260
Mathieu MATEGOT (1910 - 2001)-"Cap d'ail"-img1

Adjugé à 6 900 €

Mathieu MATEGOT (1910 - 2001)

"Cap d'ail"
Lot 261
Matthieu MATEGOT (1910 - 2001)--img1

Adjugé à 1 900 €

Vendu le 2022/12/01

Matthieu MATEGOT (1910 - 2001)

Lot 385
Matthieu MATEGOT 1910-2001--img1

Adjugé à 400 €

Matthieu MATEGOT 1910-2001

Lot 222
Matthieu MATEGOT 1910-2001-"Java"-img1

Adjugé à 6 200 €

Matthieu MATEGOT 1910-2001

"Java"
Lot 224
--img1

Adjugé à 720 €

Vendu le 2020/09/10

Lot 297

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