Antoine MARMONTEL (Clermont-Ferrand 1816-1898) pianiste.
- 21 L.A.S. et 3 cartes de visite a.s., à Francis THOME ; 42 pages formats divers, 3 enveloppes.
Intéressante correspondance du grand pédagogue à son élève, le compositeur Francis THOME (1850-1909).
Marmontel considère Thomé comme l’un de ses meilleurs élèves et l’un des plus aimés, et qui a la délicatesse des grands artistes. Après ses encouragements et ses suggestions, notamment à la suite des concours du Conservatoire (1867, et réponse de Thomé à Marmontel), il lui adresse ses félicitations pour la musique de ses ballets, pour ses Préludes dignes de ceux de Chopin, « vous êtes de l’école des mélodistes et non de celle qui a la spécialité du civet sans lièvre »... En 1871, il évoque les jours terribles de la Commune. Il assiste le cœur brisé « à cet odieux et lamentable effondrement de notre chère cité qui semble prendre à tache de se suicider et d’aider à la ruine absolue de notre malheureux pays» ; mais il ne désertera pas la capitale tant qu’il aura un élève à entendre ; Paris ressemblerait à une ville de province « si nous n’avions cette infernale musique des tambours, clairons, avec les basses profondes des canons [...] Les théâtres ont un auditoire attentif qui cherche à oublier le présent, en s’intéressant aux choses de l’esprit »... Il est question de musiciens comme AUBER qui ne demande qu’à se reposer après trente ans comme directeur du Conservatoire, de différents élèves qu’il recommande, etc.
On joint un MANUSCRIT MUSICAL autographe, brouillon de premier jet pour piano (3 pages obl. in-4, bords effrangés) ; 2 L.A.S., dont une à Ernest DELDEVEZ pour recommander le pianiste virtuose Louis DIEMER ; et 2 lettres de MARMONTEL fils à Thomé, au sujet de son père.
- 6 L.A.S. et P.A.S. musicale ; 20 pages in-12, et 1 page oblong in-12 à encadrement gaufré.
3 lettres à une « chère élève ». Il la remercie de ses sentiments de gratitude. « Faire aimer l’étude, rendre le travail attrayant voilà quel doit être la pensée constante du professeur ». Il fait la liste avec commentaires de quelques-uns de ses ouvrages d’enseignement, en terminant : « 150 morceaux caractéristiques comprennent tous les degrés de force presque tous mélodiques et sous les doigts »… – 19 février [1871]. Il a gardé le souvenir d’une « élève intelligente, studieuse et animée comme vous de sentiments généreux […] Je souffre cruellement des malheurs de notre chère patrie. […] La maladie, les obus et les balles m’ont épargné ». Il a participé à la prise de Montretout… – Il regrette de la « voir interrompre vos études régulières »…
À Marie ESCUDIER, le priant de parler de sa dernière soirée. À Stephen de LA MADELEINE, au sujet des débuts de ses élèves. À Émile DURAND (1.X.1892) au sujet d’un cours de solfège. À son cher MAGNUS, sur ses « essais biographiques ». À une dame, au sujet de sa notice sur Amédée Méreaux.
Page d’album pour Mlle L. Ledieu, 7 juin 1860 : 4 mesures pour piano, Allegretto dolce.