LES EMPIRES DE LUMIERE
le 3 décembre 2021 à 15h30

ART PRECOLOMBIEN
*Vase portrait de dignitaire

*Vase portrait de dignitaire
*Vase portrait de dignitaire
*Vase portrait de dignitaire
*Vase portrait de dignitaire
*Vase portrait de dignitaire
*Vase portrait de dignitaire
*Vase portrait de dignitaire
*Vase portrait de dignitaire
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Estimation : 12 000 € - 18 000 €

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Descriptif

*Vase portrait de dignitaire

Le visage est surmonté d’une coiffe représentant un faucon à deux têtes. Les ailes en relief, sont repliées et décorées de quadrillages rouge et crème. Entre les deux têtes de faucon, la base de la coiffe est ornée de trois chevrons enchâssés. L’arrière est décoré de bandes rouges et une languette retombe dans le cou du dignitaire.
Les yeux en amande sont animés de pupilles peintes. Les narines du nez aquilin sont perforées et le pli des lobules est signifié par une incision. Les lèvres fines sont pincées. Ce dignitaire est paré de tambas, ornements d’oreilles circulaires, dont la surface est ornée d’un dessin représentant respectivement un faucon et un opossum. Ces animaux sont des attributs du pouvoir et affirment la place importante de ce dignitaire dans la hiérarchie sociale. Il a également des peintures faciales et corporelles noires peintes sur les yeux, le nez, aux coins de la bouche et autour du cou. Les commissures des lèvres sont décorées d’un cercle entouré de points évoquant le soleil tandis que sur les narines, un motif d’épis de maïs symbolise la germination et l’abondance.
Terre cuite brune, à engobe beige-clair et décorations polychromes rouge, orange et noire
Mochica, Pérou, 450 – 750 après J.-C.
25,4 x 22 x 16,4 cm

Provenance :
- Ancienne collection Gallery Emmerich, NY, av. 1972
- Galerie Mermoz, 2003


Née sur la côte septentrionale du Pérou, la culture « moche » ou Mochica s’est développée sur la plus importante région côtière, dans des vallées-oasis, entre 100 et 800 de notre ère. Organisés en chefferies, les mochica ont bâti d’importants complexes architecturaux dotés de réseaux d’irrigation sophistiqués qui permettaient, malgré la sécheresse régnant sur leur territoire, de nourrir sans mal l’ensemble de la population. La réputation des artistes se fonde sur leur maîtrise de la métallurgie associée au travail de la pierre (incrustations) ainsi que sur la qualité de leurs céramiques. Les représentations, essentiellement guerrières et religieuses, traduisent l’effervescence de cultures régionales où les chefferies s’observent, s’influencent et s’opposent continuellement.
La terre cuite Mochica est reconnaissable à son argile beige, parfois ocre, ainsi qu’à sa surface polie. Les pièces sont moulées à partir d’une matrice (ou plusieurs) modelée à la main qui permet de réaliser plusieurs exemplaires. Les céramiques dotées d’une panse globulaire avec une anse-goulot en étrier sont les plus courantes. Leur iconographie illustre des motifs très variés comme des scènes mythologiques, des sacrifices de prisonniers, des animaux, des végétaux, des architectures…
Le type du vase-portrait, peu représenté dans les productions artistiques des autres cultures précolombiennes, est caractéristique de l’art mochica. Très expressifs, les visages de ces personnages sont restitués de façon naturaliste. Parmi les œuvres les plus élaborées, dont fait partie la nôtre, on peut citer un vase-portrait à coiffe d’oiseaux, similaire, conservé au Museo Larco au Pérou.