Jean DUFY

Jean DUFY

Jean Dufy est un peintre français né en 1888 au Havre. N’étant pas issu d’une famille aisée, il ddéveloppe tardivement sa sensibilité artistique. Il passe sa jeunesse dans sa ville natale à travailler dans une maison d’importation de produits d’outre-mer en tant que “commis de dehors”, puis devient secrétaire. C’est durant cette période qu’il développe un intérêt pour la peinture, du fait de ses expériences et des paysages qu’il rencontre à l’occasion de son métier.

Il est principalement inspiré par le port du Havre, mais également par de nombreux artistes tels que Baudelaire, Rimbaud, Picasso et Matisse qu’il découvre au cours d’expositions auxquelles il assiste. L’œuvre qui illumina sa réflexion sur l’art fut la fenêtre ouverte à Collioure de Matisse, découverte en 1906 dans une exposition au Havre. Outre son inspiration pour les paysages maritimes, il peint également des scènes de la vie quotidienne lors de ses séjours à Paris.

Il peint d’abord dans une tonalité sourde, avec des couleurs douces tirant vers le brun, bleu et rouge. Il expose ses premières oeuvres à la galerie Berthe Weill en 1914. Plus tard dans sa carrière, il change de veine et se met à peindre en style patchworks de carrés colorés. Bien qu’il eut rapidement connu un certain succès, Dufy dessine surtout pour son propre plaisir, dans ses carnets à dessins ou on retrouve des thèmes relatifs à la nature, notamment les fleurs et les chevaux.

Une fois son service militaire exécuté, Dufy se rend à Paris afin d’y exposer certaines de ses œuvres. Après la Première Guerre mondiale, Jean Dufy tombe malade et décide de séjourner dans les Vosges, il y découvre alors de nouveaux paysages à dessiner. Les œuvres de Dufy sont marquées par d’importantes couleurs, en rapport avec son attache au mouvement fauviste. L’artiste reste tout de même influencé par le renommé Monet: on parle alors d’hybridation entre le Fauvisme et l’impressionnisme.
Pendant une courte durée, il collabore avec son frère pour la maison lyonnaise Bianchini-Férier. En 1920, il fait son retour à Paris, et s’installe à Montmartre. Il y fait la rencontre de George Braque, son voisin, rendant l’atmosphère du lieu débordante d’art.
Son frère Raoul fut engagé pour réaliser la décoration du pavillon et Jean l’aida à réaliser une fresque à la gloire de l’électricité pour l’exposition internationale de 1937. Les dernières années de sa vie, il voyage principalement en Europe et en Afrique du nord. Paris restera la plus grande source d’inspiration de l’artiste parmi tous les lieus qu’il aura visité durant ses nombreux voyages.