Paris, le 6 juin 2025 – Une scène inédite s’est déroulée à l’Hôtel Drouot : pour la première fois, une femme a pris le micro pour animer une vente publique. Eva Martin, directrice du département Joaillerie-Horlogerie chez Millon, s’est glissée dans la peau du crieur, ce rôle emblématique traditionnellement réservé aux hommes.
Depuis toujours, le crieur rythme les enchères : il annonce les offres, enchaîne les paliers, désigne les enchérisseurs, fait le lien entre la salle et le commissaire-priseur. À Drouot, cette voix fut longtemps exclusivement masculine. Ce 6 juin, Eva Martin a brisé cette habitude. Une prise de parole forte, incarnée, qui marque un tournant.
Un métier en pleine mutation
La montée en puissance des ventes en ligne, les diffusions live, les plateformes numériques : tout change, mais une chose demeure. En salle, le contact humain reste précieux. Le crieur garde toute sa place. Il donne du rythme, de la présence, de l'écoute.
Et pour que ce rôle ne reste pas un bastion masculin, nous sommes heureux d'avoir entendu, aujourd'hui, une voix féminine résonner dans la salle.
Le marché de l’art en voie de féminisation
La profession de commissaire-priseur, longtemps masculine, se féminise progressivement. En 2022, sur les 709 commissaires-priseurs habilités en France, 245 sont des femmes, soit 34,6 % des professionnels. Il en fallu du temps ! le métier étant ouvert aux femmes depuis 1924 !
Chez Millon, cette évolution est déjà une réalité. Parmi nos commissaires-priseurs, plusieurs sont des femmes, telles qu'Enora Alix, Cécile Dupuis, Sophie Legrand, Cécile Simon, Juliette Morel, Delphine Cheuvreux-Missoffe, Isabelle Boudot de la Motte et Nathalie Mangeot. Elles incarnent, en France, cette nouvelle génération qui prend la parole, dirige des ventes et participe activement à la transformation du métier.
En Italie, Il Ponte Casa d’Aste est également animée par trois femmes d’envergure.
Une première, et sûrement pas la dernière
Chez Millon, innover et faire bouger les lignes a toujours fait partie de notre ADN. Cette prise de parole d'Eva Martin s'inscrit dans une dynamique plus large : celle d'un métier qui se renouvelle, d'une maison qui s'ouvre, et d'une équipe qui n'a pas peur de bousculer les codes.
Alors oui, c'était une première. Sûrement pas la dernière.