Paris, janvier 2026 – Le 3 février prochain, la maison de ventes MILLON présentera dans le cadre de sa grande vente Biennale une sélection rare et éclectique .Trente lots issus du cabinet de curiosités de Jacques et Galila Hollander. Une plongée fascinante dans l’univers de ces deux collectionneurs passionnés, dont le regard singulier a su conjuguer art, mémoire et intuition.
Une collection pensée comme une traversée des siècles
Jacques et Galila Hollander ont bâti, au fil de leurs découvertes et de leurs voyages, une collection à leur image : curieuse, érudite et libre. Refusant les cloisonnements chronologiques ou géographiques, leur démarche s’apparente à celle des grands humanistes, interrogeant l’objet non pour ce qu’il représente seulement, mais pour l’émotion qu’il suscite, la trace qu’il laisse, le dialogue qu’il crée.
De l’Extrême-Orient ancien aux scènes de village flamandes, en passant par les artefacts de bronze rituels ou les objets de dévotion, la trentaine de lots réunis dans cette vente donne à voir une vision de l’art comme vecteur de compréhension du monde, selon les mots d’Auguste Rodin : « L’art, c’est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre. »
Trois œuvres à ne pas manquer !
Parmi les pièces maîtresses de cette sélection, trois œuvres incarnent la richesse et la diversité du regard porté par les Hollander :

Un rare brûle-parfum en bronze à patine brune figurant un canard, délicatement ciselé, debout sur une base ornée de pétales de lotus. Le travail du plumage, la posture dynamique et la finesse du décor témoignent de l’habileté des artisans asiatiques. Objet rituel autant que sculpture animalière, il est estimé entre 4 000 et 6 000 €.
Une verseuse tripode "Jue" en bronze, Chine, fin de la dynastie Shang (XIIe siècle av. J.-C.), dont les lignes pures et les décors archaïques en font un témoignage exceptionnel de la culture rituelle chinoise. Restaurée avec soin, cette pièce au bec versant flanqué d’appendices zoomorphes est proposée à 6 000 / 8 000 €, une opportunité rare pour les amateurs d’archéologie orientale.
Une grande toile flamande, vers 1730, attribuée au suiveur de Thomas van Apshoven, représentant une scène villageoise animée. Sous un ciel généreux se déploie une fête populaire où se mêlent danseurs, musiciens et badauds, dans une composition pleine de vitalité. Cette œuvre, estimée 2 000 / 3 000 €, évoque à merveille l’art de capturer l’instant collectif et festif.
Un regard personnel sur l’histoire de l’art
Plus qu’un simple ensemble d’objets, le cabinet de curiosités de Jacques et Galila Hollander est une leçon de regard : celui d’un couple qui a su associer exigence intellectuelle et liberté d’intuition. Cette sélection exceptionnelle, présentée dans le cadre de la vente Biennale, s’adresse autant aux collectionneurs avertis qu’aux amateurs désireux de s’approprier un fragment d’histoire sensible et intime.
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