Art précolombien – Collections privées européennes et françaises
Vente aux enchères – Paris
La maison Millon organise le vendredi 27 février 2026 à Paris une vente exceptionnelle d’art précolombien réunissant 158 lots issus de grandes collections privées européennes et françaises. Intitulée Les Empires de lumière, cette vacation propose un parcours à travers les grandes civilisations de l’Amérique ancienne, mettant en regard sculptures, céramiques, parures, œuvres en or et textiles de tout premier plan.
Trésors des grandes collections privées
La vente s’ouvre avec la collection de Madame C (Espagne), un ensemble de 53 œuvres rassemblées avec exigence et constance. Sculptures et céramiques figuratives témoignent d’un regard affirmé sur les cultures du Mexique ancien et des Andes. Parmi les pièces majeures figure un important personnage masculin du Veracruz, exposé au Metropolitan Museum of Art et publié dans l’ouvrage de référence Before Cortés, ainsi qu’un vase figurant une divinité guerrière mochica, à l’iconographie rituelle puissante.
Un second temps fort est constitué par des œuvres provenant d’une collection privée suisse, dont un exceptionnel pendentif aviaire en or de la culture Tairona, anciennement passé par Sotheby’s New York. Cette pièce remarquable illustre la maîtrise de l’orfèvrerie précolombienne et la dimension symbolique du pouvoir.
Hommages et provenances emblématiques
La vente rend également hommage à Jean Roudillon, figure majeure de l’expertise parisienne du XXᵉ siècle. Les œuvres issues de sa collection témoignent d’un regard fondé sur la connaissance et la transmission. Un vase-portrait mochica, d’une grande intensité expressive, en constitue l’un des temps forts.
Autre ensemble marquant : la collection Pierre Moss, fondateur du Parcours des Mondes et de la revue Tribal Art. Elle est représentée notamment par un rare couple de statues Jalisco, provenant de l’ancienne collection de l’acteur américain John Huston, puis de la galerie Kamer en 1978.
Final grandiose : symboles et rareté
La vente s’achève avec des œuvres issues de divers amateurs, parmi lesquelles un autel cérémoniel aztèque d’une rareté exceptionnelle. Cette pièce provient de la collection Eugène Pépin, constituée au Mexique dans les années 1920, et a été dispersée à Drouot en 1985 lors de la vente Picard Tajan. Monumental et chargé de symboles, cet autel compte parmi les œuvres les plus rares présentées dans cette vacation.
Les Empires de lumière réunit ainsi des œuvres de haute qualité, portées par des provenances solides et des regards de collectionneurs exigeants, offrant une vision dense et cohérente de l’art des civilisations précolombiennes.