Il fut un temps où le marteau ne passait que de main en main… d’homme à homme. Ce temps est bel et bien révolu. Depuis la loi de 1924 autorisant enfin les femmes à exercer comme commissaires-priseurs, le chemin a été long — parfois sinueux — mais l’élan est désormais irrésistible. Chez Millon, cette féminisation ne se constate pas : elle se vit, chaque jour, en salle, en ligne, en réunion d’expertise, sur le terrain.
Dix femmes commissaires-priseurs : une réalité bien ancrée
À Paris, en région, à Drouot comme sur la Côte d’Azur, elles dirigent des ventes, pilotent des départements, prennent le micro, défendent des objets, écoutent les familles, négocient, estiment, racontent. Enora Alix, Cécile Dupuis, Sophie Legrand, Cécile Simon, Juliette Morel, Delphine Cheuvreux-Missoffe, Isabelle Boudot de la Motte, Nathalie Mangeot, Cecilia de Broglie… Leurs parcours sont différents, mais toutes incarnent une même exigence : expertise, rigueur et présence, avec une vraie liberté de ton.
Le 6 juin 2025, un symbole : Eva Martin, directrice du département Joaillerie-Horlogerie, devient la première femme à faire le crieur à Drouot. Un rôle longtemps masculin, désormais accessible à toutes les voix.
Une maison qui lance le changement pour un métier qui change
Le monde des enchères bouge. Il se digitalise, s’ouvre, s’internationalise. Et dans cette évolution rapide, les femmes s’imposent comme des forces vives. Elles incarnent une nouvelle manière de faire ce métier : plus souple, plus connectée, plus transversale. Chez Millon, on leur fait une vraie place. On favorise les initiatives, les spécialisations, les responsabilités. La nouvelle génération de commissaires-priseurs est en grande partie féminine, et ça se voit.
Réinventer une tradition
Être commissaire-priseur, ce n’est plus un costume. C’est un regard, une manière de raconter un objet, de fédérer un public, de faire vivre une vente. Les femmes, longtemps tenues à distance, y injectent leur rythme, leur énergie, leur approche. Chez Millon, on ne cherche pas à faire rentrer les profils dans un moule. On encourage l’autonomie, la personnalité, la différence. Et c’est ce qui fait toute la richesse de notre maison.
Plus de voix, plus de regards, plus de possible
La féminisation du métier, ce n’est pas une case à cocher. C’est un mouvement de fond qui enrichit le regard que l’on porte sur les objets, sur les collectionneurs, sur le monde. Une pluralité d’angles, d’histoires, de parcours. Chez Millon, cette diversité est déjà à l’œuvre. Et elle ne fait que commencer.