Une vocation née d’un regard curieux sur les objets :
Dès l’enfance, Delphine Orts a été fascinée par le dessin, les matières et les formes. Elle commence à peindre très jeune, guidée par un professeur qui lui enseigne les grands mouvements artistiques... en les imitant. « On peignait à la manière de », raconte-t-elle. Une initiation sensible, concrète, qui deviendra ses premières leçons d’histoire de l’art. Mais c’est dans une étude marseillaise, alors qu’elle est encore adolescente, qu’elle vit ses premières émotions de salle des ventes : elle y prend les enchères par téléphone le week-end. « C’était très excitant ! » se souvient-elle. Une porte d’entrée directe dans le monde des enchères, à la fois vivant, intense et humain.
Une formation entre droit et école du Louvre
Delphine poursuit un DEUG de droit à la Faculté d’Aix-en-Provence, avant d’intégrer l’École du Louvre à Paris. Elle effectue ses stages dans le Sud de la France, avant d’exercer pendant plus de douze ans à Marseille. Ce parcours solide, entre culture juridique et sensibilité artistique, lui donne toutes les clés pour devenir commissaire-priseur. Ce sont les objets eux-mêmes qui guident sa carrière — en particulier ceux qu’elle trouvait insolites dans la maison familiale.
Des ventes marquantes, entre émotion et prestige
Parmi les ventes les plus marquantes de sa carrière, une bague Van Cleef & Arpels de 1929, ornée d’un saphir du Cachemire de 17,08 carats, adjugée plus d’un million d’euros. « Cette pierre était d’une pureté incroyable, on aurait dit du verre », se souvient-elle. Derrière cet objet, une hi stoire humaine : la cliente, à qui son amant avait offert trois bagues de pierres précieuses, avait confié à la vente celle du saphir. Une aventure humaine autant que professionnelle. Mais pour Delphine, « la vente du siècle » reste celle de la collection Yves Saint Laurent – Pierre Bergé. « Le nombre d’œuvres, la diversité, la sélection parfaite des pièces, les records atteints... et le tout présenté dans un écrin comme le Grand Palais : c’était historique. » Une vente qui a marqué sa vi sion du métier.
Une pratique ancrée dans le Sud
Née à Marseille, Delphine revendique un profond attachement à sa région. « Sa lumière et ses paysages ont subjugué les peintres de la fin du XIXe et du XXe siècle. » La Provence, ses cou leurs, sa nature, son caractère... tout y inspire les artistes. Elle y organise des journées d’expertise de Marseille à Montpellier. À Marseille plus particulièrement, elle reçoit et accueille les clients sur rendez-vous pour des expertises gratuites et confidentielles.
Une vision humaine et accessible du métier
Delphine Orts croit au contact direct et à la confiance. Son conseil aux vendeurs : « Faites-nous
confiance, nous connaissons le marché. » Ce métier, elle le voit comme un engagement, une responsabilité. Elle aime rappeler que les ventes sont publiques, ouvertes à tous, qu’on soit collectionneur, amateur ou simple curieux. « Il faut oser pousser la porte d’une salle des ventes.
On peut y voir des œuvres muséales. Soyez curieux ! »
Une maison de ventes à taille humaine
Pour elle, Millon représente un atout décisif : un réseau d’experts spécialisés, des lieux de vente variés, un groupe en plein essor. « La force du groupe Millon, c’est l’élan d’un réseau dynamique en développement permanent. » Un environnement qui lui permet de défendre au mieux les intérêts de ses clients, et de conjuguer proximité et rayonnement.
Une devise à l’image de son regard
Si elle n’avait pas été commissaire-priseur, elle se serait bien vue professeur d’arts plastiques ou guide touristique : toujours dans l’échange et la transmission. Sa citation de cœur, empruntée à Cézanne, résume parfaitement sa vision du métier : « Une œuvre d’art qui n’a pas commencé dans l’émotion n’est pas de l’art. »
Coordonnées :
Delphine Orts
Commissaire-Priseur
06 74 43 54 02