Walala est né au début des années 60 à Mrua, à l’Est de l’actuelle communauté de Kiwirrkura dans le Gibson Desert. Walala a fait la une des journaux en 1984, lorsque, avec 8 membres de sa famille, il arrive à Kiwirrkura au cœur du désert. Il n’avait jamais vu d’hommes blancs ou de traces de la civilisation occidentale. Il vivait jusque-là comme les Aborigènes vivaient il y a 20 000 ans. On les nomme « la tribu perdue ». Aujourd’hui il partage son temps entre Kiwirrkura, Yuendumu, une communauté aborigène dont est originaire sa femme, Bridjette Napangardi, et Nyirrpi ou parfois Alice Springs. C’est son frère aîné, Warlimpirrnga, qui l’initia à la peinture. Il a commencé à peindre probablement en 1987 s’inspirant, comme les membres de son groupe les Pintupis, des « Cycles Tingari », des histoires secrètes qui décrivent les voyages des Ancêtres Tingari au Temps du Rêve. Il décrit plus particulièrement les Cycles Tingari associés aux sites de Marua, Minatarnpi, Tarrku, Njami, Yarrawangu et Mina Mina. Jusqu’en 1996, Walala peignait dans le style de la Papunya Tula, c’est-à-dire des cercles, des traits et des petits points pour couvrir la surface de la toile. Il abandonne ensuite cette technique et élabore un style tout à fait personnel, utilisant des motifs de formes rectangulaires qui emplissent toute la surface de la toile. C’est à la fin des années 90 que ce nouveau style permet à Walala de multiplier les expositions en Australie aussi bien qu’aux USA et qu’en Europe. Il est aujourd’hui l’un des plus prometteurs artistes aborigènes. Ses premières expositions personnelles ont lieux en 1998.
Collections : AAM, AGNSW, FK, FU, GMAAC, HFM, LKC…