Rafael Zabaleta est un de ces artistes de la première moitié du XXe siècle qui sut mettre la ruralité et le quotidien sur la toile. Après-guerre, un nouveau virage s’amorce dans son style abandonnant l’académisme au profit d’un certain expressionnisme. Au cours de ses divers voyages, et en particulier à Paris où il se lie d’amitié avec tous les artistes espagnols de la capitale, il développe un art indépendant, regardant les productions de ses pairs mais sans s’en inspirer davantage. A la biennale de Venise de 1960, le pavillon espagnol lui offre la possibilité de présenter seize huiles et dix dessins, faisant la part belle à son talent.