Né en 1818 à Berlin, Jules WIESE a fait carrière en France, pour devenir l’un des plus habile ciseleur de son temps. Orfèvre et bijoutier, cet allemand s’est installé à Paris en 1839, en entrant comme contremaître dans l’atelier du célèbre orfèvre François-Désiré Froment-Meurice.
Il créa son atelier en 1844 et déposera sa marque pour réaliser ses propres productions, en exclusivité pour Froment-Meurice jusqu’en 1855. Il est récompensé de la médaille de «première classe» en orfèvrerie, bijouterie et joaillerie à l'Exposition universelle de Paris de 1855, puis assoit sa réputation à l'Exposition Universelle de Londres de 1862.
Il reste fidèle à l’esthétique du bijou romantique et affiche une prédilection pour le répertoire ornemental du Moyen-âge et de la Renaissance. Son œuvre dans les années 1850-60 se caractérise par des bijoux néo-gothiques.
La création religieuse de Jules Wiese. Luthérien, membre du consistoire supérieur, Wiese travaille également pour l’Eglise catholique. Une recherche menée aux Archives de Strasbourg a d’ailleurs permis de préciser la provenance d’une crosse offerte par le clergé alsacien à son évêque André Raess, achetée auprès de Jules Wiese par l’entremise du revendeur André Kreichgauer.