Cécile-Augustine Bougourd : une peintre orientaliste oubliée
Biographie
Cécile-Augustine Bougourd (1857–1941) est l’une des rares femmes artistes à s’être distinguée dans le cercle des peintres orientalistes français au tournant du XXe siècle. Née à Pont-Audemer, elle est la fille du peintre Auguste Bougourd, dont elle suit l’enseignement dès son plus jeune âge.
Sa première exposition connue a lieu à Évreux en 1886, marquant le début d’un parcours discret mais constant. Elle débute par des natures mortes florales, un sujet qu’elle partage avec son père, puis s’oriente vers le portrait avant de se consacrer pleinement au paysage, notamment lors de ses séjours à Nantes puis en Tunisie.
La famille Bougourd s’installe à Tunis en 1900, où Cécile résidera jusqu’en 1913. Cette période est particulièrement féconde pour son œuvre. Elle participe au Salon des Orientalistes à Paris dès 1904, devenant l’une des rares femmes à s’imposer dans ce cadre prestigieux. Elle prend également part aux premières éditions du Salon Tunisien (1904–1914), aux côtés des plus grands noms du mouvement orientaliste.
Style et influences
L’œuvre de Cécile Bougourd évolue entre naturalisme académique et sensibilité orientaliste. Ses premières compositions mettent à l’honneur des bouquets de fleurs, exécutés avec précision et raffinement, dans la lignée des natures mortes du XIXe siècle.
Après son installation en Tunisie, son regard se transforme : ses paysages lumineux évoquent les jardins, les ruelles et les architectures de l’Afrique du Nord. Elle privilégie une approche intimiste et atmosphérique, loin des visions exotiques attendues. Sa palette s’enrichit de tons chauds et dorés, captant les lumières méditerranéennes.
Sa participation active à des salons masculins prestigieux atteste non seulement de son talent, mais aussi de son positionnement pionnier en tant que femme artiste dans un environnement artistique encore très fermé.

Crépuscule dans la campagne tunisienne
Cécile Bougourd : prix et cote
L’œuvre de Cécile-Augustine Bougourd reste rare sur le marché, mais ses paysages orientaux et ses compositions florales suscitent l’intérêt des collectionneurs de petits maîtres du XIXe siècle et d’orientalistes méconnus. Son rôle en tant que femme exposante au Salon des Orientalistes renforce l’attrait pour ses toiles.
| Type d’œuvre | Estimation basse | Estimation haute |
|---|---|---|
| Peinture | 200 € | 10 400 € |
Les paysages de Tunisie et les œuvres exposées au Salon des Orientalistes ou au Salon Tunisien peuvent atteindre des sommets jusqu’à 10 400 €, selon leur sujet, leur format et leur provenance. Les œuvres de plus petit format, comme les natures mortes, commencent à 200 €, et offrent une belle opportunité d’acquisition.
Comment estimer une œuvre de Cécile Bougourd ?
L’estimation d’une œuvre de Cécile Bougourd repose sur plusieurs éléments :
Sujet : les paysages nord-africains et les compositions florales sont les plus prisés.
Format : les formats supérieurs à 50 cm se valorisent mieux.
Provenance : une œuvre issue d’un salon ou d’une collection d’époque augmente sa valeur.
État de conservation : une œuvre bien encadrée, sans repeints ni déchirures, est un atout.
Signature et documentation : toute mention d’exposition (Paris, Tunis) ou signature lisible renforce la cote.
Nos spécialistes analysent chaque œuvre en tenant compte de son contexte de production, de sa diffusion, et des comparables passés en vente.
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