Adolphe Appian, pseudonyme de Jacques Barthélemy Appian, né en 1818 à Lyon et mort en 1898 dans la même ville, est un peintre et graveur français de l'École lyonnaise. De 1833 à 1836, il étudie le dessin à l'École des beaux-arts de Lyon dans les ateliers de Jean-Michel Grobon (1770-1853) et d'Augustin Alexandre Thierriat (1789-1870). Il a commencé sa carrière en peignant des tissus de soie à Lyon avant de se tourner vers la peinture de paysage. Débutant au Salon de Paris en 1835, il expose au Salon de Lyon en 1847, et, à partir de 1855 expose régulièrement aux Salons des deux villes. Il rencontre Camille Corot (1796-1879) et Charles-François Daubigny (1817-1878), qui auront une influence durable sur son œuvre et sa carrière. Dès lors, il adopte le style de l'école de Barbizon et participe à l'exposition universelle de 1862 à Londres. En 1867, Napoléon III lui achète un de ses tableaux, "Le Lac du Bourget" et la même année, il change le ton de sa palette, passant du froid et sombre au chaud et lumineux. À partir de 1863, il commence à produire des eaux-fortes imprimées d'Auguste Delatre (1822-1907). En 1885, il participe à la première exposition internationale de blanc et noir, section "Fusains" et obtient la médaille d'honneur en or. Il reçoit également la médaille d'or au Salon de 1868 à Paris, et participe à l'exposition universelle de Paris de 1889.
Biographie
Adolphe Appian, pseudonyme de Jacques Barthélemy Appian, est né à Lyon en 1818 et y est mort en 1898. Peintre et graveur de renom, il fut l’une des figures marquantes de l’École lyonnaise et un artiste proche du courant de Barbizon. Élève à l'École des beaux-arts de Lyon dès 1833, il débute comme dessinateur pour les soieries avant de s’orienter vers la peinture de paysage.
Sa rencontre en 1852 avec Camille Corot et Charles-François Daubigny oriente définitivement son style vers une peinture naturaliste aux tonalités douces et lumineuses. Dès lors, il expose régulièrement aux Salons de Paris et de Lyon, ainsi qu’à plusieurs expositions universelles, où il reçoit de nombreuses distinctions, dont la médaille d’or au Salon de Paris de 1868.
Appian développe parallèlement une œuvre graphique remarquable, notamment à travers plus de 90 eaux-fortes, gravées dès les années 1860. Son œuvre est nourrie de paysages bucoliques du Valromey, des rives du Rhône, de Collioure ou encore de la Méditerranée. Il est surnommé le « Delacroix du fusain » pour la puissance expressive de ses dessins.
Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur en 1892.
Style et Influences
Appian est un paysagiste par excellence, influencé par Corot, Daubigny et l’école de Barbizon. Son œuvre se distingue par une sensibilité à la lumière et une composition mesurée, oscillant entre rigueur classique et lyrisme romantique. Ses peintures privilégient les scènes de campagne, les bords de rivières, les marais et les vues côtières, souvent animés de figures rustiques ou de pêcheurs.
Ses fusains, d’une grande force évocatrice, traduisent une maîtrise du clair-obscur proche de la gravure. L’artiste excelle également dans l’eau-forte, qu’il pratique avec intensité dès les années 1860, créant des vues atmosphériques de paysages français et italiens.
Cote et marché de l’art
Adolphe Appian bénéficie d’un marché actif, alimenté par une abondante production d’huiles, de fusains et d’estampes. Ses huiles sur toile atteignent régulièrement plusieurs milliers d’euros, avec un intérêt particulier pour les vues de Collioure, Martigues, Venise ou les environs de Lyon. Le marché du dessin et de la gravure reste également soutenu, notamment pour ses fusains de grand format et ses eaux-fortes rares.
Tableau des prix (8 dernières années)
| Type d’œuvre | Prix le plus bas | Prix le plus haut |
|---|---|---|
| Huile sur toile/panneau | 120 € | 20 000 € |
| Fusain sur papier | 30 € | 6 555 € |
| Eau-forte / Estampe | 10 € | 2 200 € |
| Crayon / Dessin | 30 € | 1 555 € |
| Aquarelle / Lavis | 30 € | 3 100 € |
Records de vente
La plage à Collioure (1878), huile sur toile : 20 000 €.
Aqua Alta à Venise (1876), huile sur toile : 15 000 €.
Marine, huile sur toile (130 x 70 cm) : 13 500 €.
Charles-François Daubigny sous un parasol, huile sur panneau : 12 649 €.
Le port de Martigues (1877), huile sur toile : 7 622 €.
Analyse de la cote
La cote d’Adolphe Appian reste stable, soutenue par une demande continue pour ses paysages méditerranéens et fluviaux. Les grandes huiles et les scènes portuaires atteignent les plus hauts prix. Ses gravures, bien que plus abordables, sont très recherchées par les amateurs de paysage romantique et les collectionneurs de l’école de Barbizon.
Les ventes se répartissent entre la France, la Suisse, l'Allemagne et occasionnellement les États-Unis. La variété des formats et techniques permet une large accessibilité à son œuvre.
Comment estimer une œuvre ?
Pour estimer une œuvre d’Adolphe Appian, plusieurs critères doivent être pris en compte :
Technique et support : les huiles atteignent les plus hauts prix, suivies par les fusains et les estampes.
Format : les grands formats sont particulièrement recherchés.
Sujet : les vues de Collioure, Venise, Martigues ou du Valromey sont les plus prisées.
Provenance : une œuvre documentée ou issue d’une collection prestigieuse peut valoir davantage.
État de conservation : notamment pour les œuvres sur papier (fusains, aquarelles, gravures).
Datation : les œuvres des années 1860-1880, période de maturité, sont souvent mieux valorisées.
Estimation & Vente
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