Heures dites de Marquise Albanel
Livre d’heures (à l’usage de Rome)
En latin (et quelques mots en occitan rajoutés en 1514), manuscrit enluminé sur parchemin
France, Lyon (?) ou Bourges ou Bourbonnais ?, c. 1490-1500
Avec 17 grandes miniatures, 24 petites miniatures (calendrier), 2 petites miniatures, 3 miniatures dans les marges latérales.
119 ff., précédés et suivis d’un feuillet de garde de papier moderne, manuscrit complet [collation : i6, ii-xiv8, xv8+1], écriture bâtarde à l’encre brune, texte copié sur 23 lignes par page (justification : 105 x 65 mm), réglure à l’encre rouge, rubriques et passages de texte en rouge pâle, nombreuses petites initiales et lettres ornées, bouts-de-lignes ornés, grandes initiales ornées marquant le début des grandes divisions textuelles, 17 miniatures à pleine page, 24 miniatures au calendrier, 2 petites miniatures (8 et 9 lignes de hauteur), 3 petites miniatures dans les marges latérales (ff. 104-104v), bordures latérales extérieures enluminées avec fleurs, feuillages, acanthes de couleur, oiseaux, hybrides zoomorphes, fonds cloisonnés de couleur, dorés ou sur fonds réservés parfois avec motifs géométriques ; certaines grandes miniatures inscrites dans des encadrements architecturaux et ornés (pilastres, colonnades, putti, chapelets de corail etc.).
Reliure du XIXe siècle de veau glacé brun, dos lisse avec un décor néo-gothique composé de fers et décors de filets droits et courbes, ornements gothiques, lettrage doré « Heures », plats ornés d’encadrements concentriques alternant filets dorés et roulettes à froid, compositions ornementales aux fers dorés poussés aux angles extérieurs du dernier encadrement doré, tranches dorées, roulette de points dorés sur les coupes, gardes de papier marbré caillouté. Dos insolé. Bon état général.
Quelques frottements à certains feuillets et miniatures, avec parfois atteinte à la surface picturale (frottements aux feuillets du calendrier ; fol. 8v, 12v, 15, 15v, 32v, 47, 55, 95v, 97), réparation au verso du premier feuillet au moyen d’une bande de papier contrecollée entravant le texte et une partie de la bordure enluminée ; certains encadrements rognés un peu court (par exemple fol. 37v) ; petits repeints ponctuels dans les marges (par ex. fol. 69v). Malgré ces défauts, le manuscrit présente un bel ensemble de peintures et d’ornementation, fort original.
Dimensions de la reliure : 168 x 118 mm ; dimensions des feuillets : 162 x 114 mm.
Ces Heures inédites ont pu être réalisées sans doute dans un contexte lyonnais avec le concours d’artistes influencés par les artistes berruyers et/ou bourbonnais. Il est admis que dans les années 1480-1500, le foyer lyonnais et savoyard ont attiré des artistes berruyers tels Jean Colombe, le Maître de Monypenny ou encore Jean Raoul et Jacquelin de Montluçon. Un troisième artiste, plutôt lyonnais (?) mais sous l’influence des artistes parisiens, vient compléter l’ouvrage. Si ce manuscrit a pu être réalisé dans un contexte lyonnais, il fut rapidement destiné à une famille marseillaise, celle des Albanel et par mariage celle des Caradet de Bourgogne qui occupa des rôles importants dans l’administration et le notariat de la ville de Marseille.
Provenance
1. Manuscrit copié et enluminé sans doute à Lyon (?) sous l’influence de peintres venus du Bourbonnais et du Berry ? Le calendrier révèle une dévotion franciscaine importante ainsi que des saints honorés dans l’est ou le sud de la France (voir Texte ci-dessous). Si le manuscrit est réalisé peut-être à Lyon, il est rapidement personnalisé pour un commanditaire plus au sud, en Provence.
2. Marquise Albanel (morte en 1531), épouse de Jean Caradet de Bourgogne (mort en 1477 ?) comme l’indique une inscription en fin de manuscrit (fol. 119), en occitan, pour partie caviardée mais n’entravant pas la lecture : « Aquestas horas son de dona Marquisa molher de mestre Johan Caradet alias de Borgondia dotur de Masselha 1514 » [Ce livre d’heures appartient à dame Marquise, femme de maître Jean Caradet, alias de Bourgogne, docteur (?), de Marseille, 1514]. On notera sur le feuillet en face dans la marge supérieure « Marquize » (fol. 118v). Marquise Albanel était la fille de Marc Albanel, maître des requêtes de René d’Anjou.
Il est suggéré que le manuscrit a pu être commandé à Lyon dans les années 1490, peut-être par Marc Albanel, né à Marseille, maître des requêtes de René d’Anjou, dont la fille Marquise Albanel se déclare possesseur en 1514 (voir ci-dessous), sans doute par héritage. La famille Albanel était originaire du Forez et du Dauphiné. Marc Albanel avait épousé Alamane de la Cépède (Allemande de Sepede) : ils eurent au moins deux filles, Marquise Albanel et Magdeleine Albanel. Sur Marc Albanel, voir Briançon (Robert de), Etat de la Provence, 1693, pp. 477-479 : « Caradet ».
Pour Marquise Albanel, le calendrier a été complété et adapté à l’usage de Marseille. Un cahier a été ajouté à la fin, copié par une main méridionale, contenant le début du récit de la Passion à partir de la Cène (ff. 111-119), et complétant le récit de la Passion centré sur le procès devant Pilate et la flagellation, déjà présent dans le manuscrit (ff. 109v-110). Le calendrier a été modifié par l’ajout de notes indiquant la hiérarchie des fêtes, certaines fêtes ayant été supprimées, remplacées ou ajoutées. Ainsi, le 31 août on a introduit la fête de saint Lazare, évêque de Marseille.
La famille Caradet de Bourgogne est établie à Marseille, possédant des biens et exerçant des charges en Provence ainsi que dans le royaume de Naples et de Sicile. Jean Caradet est régulièrement désigné sous le surnom « de Bourgogne », dont l’origine demeure incertaine (titre honorifique, souvenir dynastique ou usage familial ?). Ils ont pour armoiries : D'or à un lion de sable, couronné, lampassé et armé de gueules, à la bande de même, chargée de trois fleurs de lys d'or. Voir Baron du Roure, Les maintenues de noblesse en Provence par Belleguise (1667-1669), Bergerac, 1923, pp. 309-312 : « De Caradet ».
Peut-être en lien avec les dévotions franciscaines attestées dans ce manuscrit, rappelons que saint Bernardin de Sienne (1380-1444) (fol. 3), cité au calendrier (translation de saint Bernardin de Sienne, 17 mai), fut le confesseur de René d’Anjou, lequel œuvra activement à sa canonisation en 1450, peu après son mort, et obtint l’autorisation de faire inhumer son propre cœur dans la chapelle qu’il fit édifier en l’honneur de saint Bernardin au couvent des Cordeliers d’Angers. Signalons également que saint Maurice, mentionné dans les litanies au fol. 66v, était le saint patron de l’Ordre du Croissant, ordre de chevalerie fondé par René d’Anjou.
3. Autre inscription à rattacher à la famille Caradet de Bourgogne : « Je suis a Jean André de Caradet 1609 ». Jean André de Caradet était l’arrière-petit-fils de Jean Caradet et Marquise Albanel, petit-fils de Jacques de Bourgogne Caradet (mort entre 1546 et 1559).
4. On joint une charte sur parchemin glissée dans le manuscrit avec les vœux monastiques de Pierre de Gordon (ou Gourdon), moine de Lérins, abbaye clunisienne établie sur l’ile Saint-Honorat (Alpes-Maritimes). Le document est daté au dos 1331 et l’écriture est du XIVe siècle. En 1319, Giraud était abbé de Lérins. Cette charte date de son abbatiat et la date de 1331 correspond à cet abbatiat. Texte de la charte : “Ego frater petrus de gordono, monachus lirinensis, promitto stabilitatem et conversionem morum meorum et obedientiam secundum regulam sancti benedicti, coram deo et sanctis eius […] monasterio ante altare sancti honorati, in presentia domini giraudi abbatis. Et qualiter scribe nesci […] frater guillermus de gerlia (?) ad preces meas scripsit, et manu mea signam.”
Voir Cartulaire de l’abbaye de Lérins, éd. H. Moris et E. Blanc, 2 vol., Paris, 1883-1905, t. 2, pp. 291-293 : « Chronologie des abbés de Lérins ».
5. Inscription « H. Maure » à l’encre au verso de la garde supérieure.
6. France, collection particulière.
Texte
ff. 1-6v, Calendrier, en latin, encres rouge et brun. Relevons les saints suivants : Émérance (23 janvier ; vénérée dans le Vaucluse), Rupert de Salzbourg (27 mars), Fulcran de Lodève (13 février), Quirin de Neuss (29/30 mars), Sabine (31 mars ; vénérée à Troyes), Hélène (15 avril, fête locale en Allemagne et dans l’est de France), Gothard, évêque de Hildesheim (5 mai), Vincula sancti petri, en rouge (1er août ; généralement considérée comme une fête mineure, sauf dans les lieux où des églises étaient dédiées à Saint Pierre ad Vincula (Saint-Pierre-aux-liens), où elle pouvait être célébrée plus solennellement, en particulier dans le sud en Provence, en Languedoc et dans certaines parties du Dauphiné, ainsi que dans l’est de la France, Alsace et Lorraine) ; Prum (9 juin) ; sainte Symphorose (18 juillet) ; Victor (21 juillet et 18 sept.) ; Gérard dit de Tenque ou Gérard de Martigues, fondateur de l’hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem (13 oct) ; Restitut (3 nov.)
Le calendrier comprend également de nombreux saints vénérés par les Franciscains, notamment sainte Agnes (deux fois, 21 et 28 janvier) ; saint François (4 oct.) ; la translation de saint Bernardin de Sienne (17 mai), la translation de saint François (25 mai) ; sainte Claire (12 août) ; saint Évariste, pape (26 octobre, vénéré par les Franciscains et par l’Église orientale).
ff. 7-12, Péricopes évangéliques, avec saint Jean (ff. 7-8) ; saint Luc (ff. 8v-9v) ; saint Mathieu (ff. 10-11) ; saint Marc (ff. 11v-12).
ff. 12v-14v, Obsecro te, forme masculine « michi famulo… » (fol. 14).
ff. 15-50, Heures de la Vierge à l’usage de Rome, avec matines (ff. 15-25v) ; laudes (ff. 26-32) ; prime (ff. 32v-34v), antienne, Assumpta est ; capitule, Quae est ; tierce (ff. 35-37) ; sexte (ff. 37v-39v) ; none (ff. 40-42), antienne, Pulchra es ; capitule, In plateis ; vêpres (ff. 42v-46v) ; complies (ff. 47-50).
ff. 50-54v, Office de la Vierge pour l’Avent, longue rubrique en rouge, In adventu domini officium beate marie dicitur modo predicto exceptis spiritualibus…
ff. 55-56v, Heures de la Croix.
ff. 57-58v, Heures du Saint Esprit.
ff. 59-70, Psaumes de la Pénitence, suivis des litanies (ff. 65v-70) ; relevons dans les litanies des martyrs : Gervais, Protais, Denis, Maurice, Eustache, Georges, Eutrope, Quentin ; dans les litanies des confesseurs et pontifes : Nicaise de Reims, Rémi de Reims, Marcel, Éloi de Noyon, Julien, Loup, Sulpice ; les litanies des vierges sont typiques de l’usage de Rome.
f. 70v, feuillet réglé blanc.
ff. 71-94v, Office des morts, à l’usage de Rome.
ff. 95-107, Suffrages aux saints et prières : Trinité ; Elévation du corps du Christ ; Oraison au Christ ; Michel archange ; O intemerata ; Stabat mater ; Jean-Baptiste ; Jean l’évangéliste ; Pierre et Paul ; Jacques ; Claude ; Antoine ; Sébastien ; Christophe ; Anne ; Marie Madeleine ; Catherine ; Marguerite ; Barbara ; Apolline ; Onze mille vierges ; Salve sancta facies ; Toussaint.
ff. 107-109, Missa nostre domine.
ff. 109v-110, Passion selon saint Jean, « In illo tempore apprehendit pylatus iesum et flagellavit eum... ».
ff. 111-119v, feuillets ajoutés (vraisemblablement en 1514 pour Marquise d’Albanel dont l’inscription datée se trouve au f. 119), ff. 111-119, Passion selon saint Jean, « In illo tempore egressus est iesus cum discipulis... » ; f. 119v, prière ajoutée plus tard au XVIe siècle, en latin, « O dulssime iesu christe... ».
Illustration
Manuscrit comprenant 17 grandes et 2 petites miniatures. Les 17 miniatures à pleine page sont attribuables à trois artistes différentes : pour l’heure, nous proposons de distinguer deux artistes sans doute lyonnais (peintre 1 et peintre 2) ayant travaillé dans des manuscrits par ailleurs peints par d’une part le « Maître de Monypenny » et d’autre part Jean de Montluçon (artistes liés à Bourges et au Bourbonnais), et un troisième artiste anonyme d’inspiration parisienne (?) (peintre 3).
On compte également 27 petites miniatures exécutées par un quatrième enlumineur, dont 24 miniatures au calendrier et trois miniatures dans les marges latérales pour les suffrages représentant sainte Marie-Madeleine, sainte Catherine et sainte Marguerite.
Calendrier avec 24 petites miniatures figurant les travaux des mois et les signes du zodiaque :
f. 1, mois de janvier : Homme attablé devant un feu ; Verseau.
f. 1v, mois de février : Homme se chauffant auprès d’un feu ; Poissons.
f. 2, mois de mars : Taille des vignes ; Bélier.
f. 2v, mois d’avril : Homme tenant une baguette ; Taureau.
f. 3, mois de mai : Homme (?) portant un sceptre ; Gémeaux.
f. 3v, mois de juin : Fenaison, homme portant une faux ; Cancer.
f. 4, mois de juillet : Moisson des blés ; Lion.
f. 4v, mois d’août : Battage du blé ; Vierge.
f. 5, mois de septembre : Foulage du raisin après les vendanges ; Balance.
f. 5v, mois d’octobre : Semailles ; Scorpion.
f. 6, mois de novembre : Saignée du cochon ; Sagittaire.
f. 6v, mois de décembre : Cuisson du pain ; Capricorne.
Grandes miniatures à pleine page :
f. 7, Évangéliste saint Jean sur l’île de Patmos, avec son symbole l’aigle (peintre 2)
f. 8v, Évangéliste saint Luc écrivant, avec son symbole le taureau (peintre 2)
f. 10, Évangéliste saint Mathieu écrivant, avec son symbole l’ange (peintre 2)
f. 11v, Évangéliste saint Marc écrivant, avec son symbole le lion (peintre 2)
f. 12v, Vierge à l’Enfant (peintre 2)
f. 15, Annonciation (peintre 3)
f. 26, Visitation (peintre 2)
f. 32v, Nativité (peintre 1)
f. 35, Annonce aux bergers (peintre 1)
f. 37v, Adoration des mages (peintre 1)
f. 40, Présentation au Temple (peintre 2)
f. 42v, Fuite en Égypte (peintre 2)
f. 47, Couronnement de la Vierge (peintre 1)
f. 55, Crucifixion (peintre 3)
f. 57, Pentecôte (peintre 3)
f. 59, David et Bethsabée (peintre 3)
f. 71, Trois morts et trois vifs (peintre 3)
Deux petites miniatures :
f. 95v, Christ avec Arma Christi (peintre 3)
f. 97, Vierge à l’enfant (peintre 1).
Ce manuscrit est intéressant à plus d’un titre. Il contient des peintures de trois artistes différents (quatre avec le peintre des petites miniatures du calendrier et des marges latérales), ce qui fait de ce manuscrit un bel exemple de collaboration entre ateliers, mais ne rend pas simple leur identification. Il semble être un exemple d’un manuscrit sans doute peint à Lyon, peut-être par des peintres venus d’horizons différents, commande d’un tiers et transporté rapidement à Marseille (commande de Marc Albanel, maître des requêtes du roi René, dont la famille avait des attaches dans le Forez ?) ayant appartenu dès 1514 à Marquise Albanel, femme de Jean Caradet de Bourgogne, habitants de Marseille. Marquise Albanel était la fille de Marc Albanel, maître des requêtes du roi René.
Le plus talentueux des trois mains (Peintre 1) est responsable des scènes suivantes : Nativité, Annonciation aux Bergers, Adoration des rois mages, Couronnement de la Vierge et petite miniature figurant la Vierge à l’Enfant. Cet artiste possède une véritable technique de peintre. Il crée avec une apparente facilité des effets subtils de textures (soies, fourrures, laine) et rend avec finesse les voiles transparents de la Vierge. Il maîtrise les effets de lumière, notamment dans la remarquable scène nocturne de la Nativité, avec des visages éclairés presque en chiaroscuro. La scène de l’Adoration des rois Mages se distingue par une palette vive, enrichie de nombreux détails rehaussés à l’or liquide appliqué au pinceau très fin. Ce style pictural, tout comme les encadrements architecturaux d’inspiration italienne, ornés de décors sculptés - putti jouant avec des guirlandes de feuillages et de fruits ou des chapelets de corail - évoque l’art du Maître de Monypenny ainsi que celui des peintres Jean et Jacquelin de Montluçon, artistes originaires de Bourges, actifs un temps également auprès de commanditaires à Lyon, en Savoie et en Forez.
Si l’on admet une origine lyonnaise pour ce manuscrit, il présente tout de même plusieurs liens avec des peintres de Bourges, dont on connait les attaches et les œuvres faites pour des commanditaires lyonnais ou savoyards. Il est admis que Lyon est un foyer avec lequel Bourges entretient des rapports commerciaux et artistiques (voir E. Burin, Manuscript Illumination in Lyons (1473-1530), Turnhout, 2001). Jean Colombe et son atelier ont travaillé pour des commanditaires lyonnais et savoyards. Un missel franciscain (Lyon, BM, MS 514) est attribué à Jean Colombe avec une participation de Jean de Montluçon dans le calendrier et les bas-de-page (Avril et Reynaud, 1993, n° 187). De même l’atelier de Montluçon, notamment Jean Raoul de Montluçon, peintre de Bourges d’origine Bourbonnaise (il signe au fol. 74 : « Iohannes de Montelucio me pinxit »), collabore avec un artiste lyonnais dans les Heures dites de Chappes (Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, MS 438, peintes pour un membre de la famille de Chappes originaire du Bourbonnais ; voir Avril et Reynaud, Les manuscrits à peintures en France, 1440-1520 (1993), n°187 ; Moulinet, D., « Les Heures de Jean de Montluçon à la Bibliothèque de l’Arsenal », Études bourbonnaises, 1985, pp. 97-111 et 1986, pp. 148-157). Nous sommes tentés de rapprocher de cet artiste lyonnais des Heures de Chappes les enluminures attribuées au « peintre 1 » des présentes Heures que nous appellerons « Heures de Marquise d’Albanel ». Ce second artiste lyonnais des Heures dites de Chappes a peint par exemple la Vierge adorant l’Enfant (Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, MS 438, fol. 94v) : « Peut-être l’artiste, qui semble travailler entre Bourges et Lyon, était-il d’origine bourbonnaise ou lyonnaise » (Avril et Reynaud, 1993, p. 340). Dans les Heures dites de Chappes, N. Reynaud relève un suffrage isolé dédié à saint Restitut, peint par le second artiste lyonnais et pose la question de liens de famille ou d’intérêts avec le Dauphiné (Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, MS 438, fol. 126). On notera que le calendrier des présentes Heures de Marquise Albanel contient une entrée pour saint Restitut (3 novembre, fol. 6).
D’autres liens avec des peintres berruyers gagneraient à être explorés. Un rapprochement suggestif peut notamment être établi entre la figure de Melchior dans la scène figurant l’Adoration des rois mages et celle de Dieu le Père dans un tableau représentant la Trinité, conservé dans une collection privée et publié par Frédéric Elsig, lequel propose de l’attribuer à un peintre de Bourges présentant « quelques parentés morphologiques avec les Colombe, tout en manifestant une affinité avec les Montluçon » (F. Elsig, Peindre à Bourges aux XVe-XVIe siècles, Milan, 2018, pp. 95-96, fig. 94). Des rapprochements étroits peuvent également être établis avec l’œuvre du Maître de Martainville 183 : on peut ainsi comparer, par exemple, Balthazar dans la scène de l’Adoration des rois mages au Maure représenté au f. 98 des Heures Panisse, œuvre réalisée par le Maître de Martainville 183 en collaboration avec le Maître de Monypenny (H. Tenschert, Leuchtendes Mittelalter : Neue Folge III, 2000, no. 23, p. 355).
Le second peintre (Peintre 2) des présentes Heures est certainement à rattacher au premier peintre des Heures de Marquise Albanel, peut-être un collaborateur ? Le troisième peintre est sans doute le premier maître d’œuvre du manuscrit en ce qu’il peint les enluminures centrales des Heures à savoir l’Annonciation, la Crucifixion, la Pentecôte, David et Bethsabée et les Trois morts et trois vifs : il est plus difficile à identifier, peut-être aussi lyonnais mais c’est un artiste qu’il convient de mieux cerner, avec des inspirations parisiennes. Il présente des points communs avec des manuscrits parisiens tels ceux peints pour le Cardinal Charles II de Bourbon, grand mécène bourbonnais et un temps archevêque de Lyon, par un artiste parisien éponyme « Maître du Cardinal de Bourbon » (voir Mattéoni, O. (dir.), Les Bourbons et leu bibliothèque (XIIIe-XVIe siècle) (2022), pp. 265-274). On relève par exemple le goût pour la fragmentation du récit en scènes compartimentées dans les miniatures de ce « Peintre 3 » ainsi que les décors gothiques d’orfèvrerie réticulée. Dans nos Heures de Marquise Albanel, ce troisième peintre est clairement une personnalité différente des deux autres peintres, davantage tourné vers des mises-en-page d’inspiration parisiennes. Faut-il y voir un artiste lyonnais sous l’influence des peintres parisiens ?
Certains encadrements architecturaux assez fastueux situent ces enluminures dans le contexte plus large du Berry et du Bourbonnais avec des comparaisons possible avec des manuscrits tels ce livre d’heures peint pour Jean de Vienne, officier de Pierre II de Bourbon (Paris, BnF, NAL 3260 ; reproduction Mattéoni, O. (dir.), Les Bourbons et leu bibliothèque (XIIIe-XVIe siècle) (2022), fig. 122) aux riches encadrements attribuables à des artistes de Bourges ou du Bourbonnais, ou encore les Heures dites Comeau (Paris, BnF, NAL 3197) : « C’est bien en tout cas en Bourbonnais ou en Lyonnais et autour de 1500 que le livre d’heures a été peint… » (Avril et Reynaud, 1993, n° 195, p. 352), dont l’un des artiste « Maître de Comeau » est inspiré par le Maître de Moulins, artiste Bourbonnais.
Plus de recherches permettront certainement de mieux localiser l’origine de ce manuscrit, entre Lyonnais et Bourbonnais et sans doute sous l’influence d’artistes berrichons ayant travaillé en collaboration avec des artistes lyonnais.
Expert: Mme Ariane Adeline
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Si une offre d’achat irrévocable pour un lot est reçue par la Maison de vente avant la vente, il sera mentionné au catalogue de vente que le lot fait l’objet d’une enchère irrévocable. Si une offre d’achat irrévocable est reçue après l’impression du catalogue de vente, la Maison de vente annoncera dans la salle de vente, au moment de la mise aux enchères du lot, que ce dernier fait l’objet d’une enchère irrévocable.
Tout tiers qui vous conseillerait sur l’achat d’un lot faisant l’objet d’une offre d’achat irrévocable est tenu de vous divulguer, l’existence de ses intérêts financiers sur ce lot.
Si un tiers vous conseille sur l’achat d’un lot faisant l’objet d’une offre d’achat irrévocable, vous devez exiger qu’il vous divulgue s’il a ou non des intérêts financiers sur le lot.
Toute personne qui s’apprête à enchérir sur le lot faisant l’objet d’une offre d’achat irrévocable, qui détient une communauté d’intérêt directe ou indirecte, permanente ou ponctuelle, avec l’Auteur de l’Offre, et qui aurait convenu avec ce dernier d’une entente financière de nature à entraver les enchères est susceptible de sanction pénale conformément aux dispositions de l’article 313-6 du Code pénal qui dispose que : « Le fait, dans une adjudication publique, par dons, promesses, ententes ou tout autre moyen frauduleux, d'écarter un enchérisseur ou de limiter les enchères ou les soumissions, est puni de six mois d'emprisonnement et de 22 500 euros d'amende. Est puni des mêmes peines le fait d'accepter de tels dons ou promesses.
Est puni des mêmes peines :
1° Le fait, dans une adjudication publique, d'entraver ou de troubler la liberté des enchères ou des soumissions, par violences, voies de fait ou menaces ;
2° Le fait de procéder ou de participer, après une adjudication publique, à une remise aux enchères sans le concours de l'officier ministériel ou du courtier de marchandises assermenté compétent ou d'un opérateur de ventes volontaires de meubles aux enchères publiques déclaré. La tentative des infractions prévues au présent article est punie des mêmes peines».
CAUTION
MILLON RIVIERA se réserve le droit de demander le dépôt d’une caution aux enchérisseurs lors de leur inscription. Cette caution sera automatiquement prélevée faute de règlement par l’adjudicataire dans un délai de 15 jours suivant la vente (date facture).
ENCHERES VIA LES PLATEFORMES DIGITALES
MILLON RIVIERA ne saurait être tenue pour responsable de l’interruption d’un service Live en cours de vente ou de tout autre dysfonctionnement de nature à empêcher un acheteur d’enchérir via une plateforme technique offrant le service Live. L’interruption d’un service d’enchères Live en cours de vente ne justifie pas nécessairement l’arrêt de la vente aux enchères par le commissaire-priseur.
En cas d’enchères intervenant entre le coup de marteau et l’adjudication (prononcé du mot «adjugé» pour les ventes aux enchères en direct), le commissaire-priseur reprendra les enchères.
Dans le cadre des ventes aux enchère en direct, c’est-à-dire simultanément en salle et en ligne, priorité sera donnée à l’enchère portée dans la salle de vente en cas d’enchères simultanées.
PALIERS D’ENCHERES
Les paliers d’enchères - ou incréments - sont laissés à la discrétion du Commissaire-Priseur en charge de la vente. Si le montant des enchères proposées - soit physiquement, par téléphone, par ordre d’achat ferme, en live ou par « ordre secret » déposés sur des plateformes-relais partenaires -, est jugé insuffisant, incohérent avec le montant de la précédente enchère ou de nature à perturber la bonne tenue, l’équité et le rythme de la vente, le commissaire-priseur peut décider de ne pas les prendre en compte.
FRAIS À LA CHARGE DE L’ACHETEUR
L’acheteur paiera à MILLON RIVIERA, en sus du prix d’adjudication ou prix marteau par lot, une commission d’adjudication de :
- 25 % HT soit 30 % TTC *
*Taux de TVA en vigueur : 20% Prix global = prix d’adjudication (prix au marteau) + commission d’adjudication
En outre :
- pour les lots acquis via la plateforme Interencheres.com, les frais de vente à la charge de l’acheteur sont majorés de 3% HT du prix d’adjudication (cf CGV de la plateforme interencheres).
- pour les lots acquis via la plateforme Drouotlive.com, les frais de vente à la charge de l’acheteur sont majorés de 1,5% HT du prix d’adjudication (cf CGV de la plateforme Drouotlive.com).
- pour les lots acquis via la plateforme Invaluable.com, les frais de vente à la charge de l’acheteur sont majorés de 3% HT du prix d’adjudication (cf CGV de la plateforme Invaluable.com).
ENLÈVEMENT DES ACHATS, ASSURANCE, MAGASINAGE ET TRANSPORT
MILLON RIVIERA ne remettra les lots vendus à l’adjudicataire qu’après encaissement de l’intégralité du prix global. Il appartient à l’adjudicataire de faire assurer les lots dès leur adjudication puisque dès ce moment, les risques de perte, vol, dégradations ou autres sont sous son entière responsabilité.
MILLON RIVIERA décline toute responsabilité quant aux dommages eux-mêmes ou à la défaillance de l’adjudicataire de couvrir ses risques contre ces dommages. Il est conseillé aux adjudicataires de procéder à un enlèvement rapide de leurs lots. Aucune indemnité ne sera due notamment pour les dommages causés aux encadrements et verres recouvrant les lots. Les socles sont des socles de présentation et ne font pas partie intégrante de l’œuvre.
RETRAIT DIFFÉRÉ DES ACHATS ET STOCKAGE :
MILLON RIVIERA assurera la gratuité du stockage pendant 45 jours après la vente. Passé ce délai, des frais de stockage et de transfert de nos locaux vers notre garde-meuble au 116 bd Louis Armand - 93330 Neuilly sur Marne, vous seront facturés à raison de :
- 10 € HT / Lot / semaine révolue pour un volume supérieur à 1 M3
- 7 € HT / Lot / semaine révolue pour un volume inférieur à 1 M3
- 5 € HT / Lot / semaine révolue pour un stockage « tenant dans le creux de la main ».
Ces conditions et frais ne concernent pas les lots déposés au magasinage de l'Hôtel Drouot dont le coût dépend de l'Hôtel Drouot lui-même (cf. Paragraphe Ventes et stockage à Drouot)
Rappel important :
Concernant les ventes dites « des Aubaines » réalisées dans notre garde-meuble, la gratuité n’excèdera pas 15 jours.
Concernant les ventes en Salle VV, (3 rue Rossini 75009 PARIS) : Nous informons notre aimable clientèle que les meubles, tapis et objets volumineux seront transférés dans notre entrepôt garde-meuble à Neuilly sur Marne (adresse ci-dessus) et à la disposition des acquéreurs après complet règlement du bordereau.
DEMANDES DE TRANSFERT POUR RETRAIT HORS DU LIEU DE STOCKAGE APRES-VENTE :
Toute demande de transfert de lots entre nos adresses parisiennes et / ou notre garde-meuble de sera facturé en sus du bordereau d’achat initial :
- 15 € HT par lot de petit gabarit et n’excédant pas 5 objets.
- 40 € HT par bordereau n’excédant pas 5 achats et jusqu’à 1 M3.
Pour un volume d’achats supérieur, toute demande de transfert ne pourrait être effectuée qu’après acceptation d’un devis. Les meubles sont exclus des lots dits « transférables par navette » mais pourront faire l’objet de devis de livraison. Si les lots transférés ne sont pas réclamés au-delà de 7 jours après leur enregistrement dans les locaux de destination, ils seront renvoyés vers notre garde-meuble sans possibilité de remboursement et les délais de gratuité de stockage reprendront à compter du jour de la vente.
Un stockage longue durée peut être négocié avec nos équipes (116@MILLON RIVIERA.com) :
POUR TOUT RENSEIGNEMENT : Stéphane BOUSQUET 116, Bd Louis Armand, 93330 Neuilly-sur-Marne 116@MILLON RIVIERA.com
Aucune livraison ni aucun enlèvement des lots ne pourront intervenir sans le règlement complet des frais de mise à disposition et de stockage.
VENTES ET STOCKAGE A L’HOTEL DROUOT
Dans le cadre des ventes ayant lieu à l’Hôtel Drouot, les meubles, tapis et objets volumineux ou fragiles seront stockés au service Magasinage de l’Hôtel Drouot. L’accès se fait par le 6bis rue Rossini – 75009 Paris et est ouvert du lundi au samedi de 9h à 10h et de 13h à 18h.
Le service Magasinage de l’Hôtel Drouot est un service indépendant de la maison MILLON RIVIERA. Ce service est payant, et les frais sont à la charge de l’acquéreur (renseignements :
magasinage@drouot.com)
IMPORTATION TEMPORAIRE
Les acquéreurs des lots indiqués par * devront s’acquitter, en sus des frais de vente, de la TVA à l’import (5,5 % du prix d’adjudication, 20% pour les bijoux et montres, les automobiles, les vins et spiritueux et les multiples).
LA SORTIE DU TERRITOIRE FRANÇAIS
La sortie d’un lot de France peut être sujette à une autorisation administrative. L’obtention du document concerné ne relève que de la responsabilité du bénéficiaire de l’adjudication du lot visé par cette disposition. Le retard ou le refus de délivrance par l’administration des documents de sortie du territoire ne justifiera ni l’annulation de la vente, ni un retard de règlement, ni une résolution.
Si notre Société est sollicitée par l’acheteur ou son représentant, pour faire ces demandes de sortie du territoire, l’ensemble des frais engagés sera à la charge totale du demandeur. Cette opération ne sera qu’un service rendu par MILLON RIVIERA.
Les formalités d’exportation (demandes de certificat pour un bien culturel, licence d’exportation) des lots assujettis sont du ressort de l’acquéreur et peuvent requérir un délai de 2 à 3 mois.
EXPORTATION APRÈS LA VENTE
La TVA collectée au titre des frais de vente ou celle collectée au titre d’une importation temporaire du lot, peut être remboursée à l’adjudicataire dans les délais légaux sur présentation des documents qui justifient l’exportation du lot acheté.
PRÉEMPTION DE L’ÉTAT FRANÇAIS
L’État français dispose, dans certains cas définis par la loi, d’un droit de préemption des œuvres vendues aux enchères publiques. Dans ce cas, l’État français se substitue au dernier enchérisseur sous réserve que la déclaration de préemption formulée par le représentant de l’état dans la salle de vente, soit confirmée dans un délai de quinze jours à compter de la vente.
MILLON RIVIERA ne pourra être tenu responsable des décisions de préemptions de l’État français.
RESPONSABILITÉ DES ENCHERISSEURS
En portant une enchère sur un lot par une quelconque des modalités de transmission proposées par MILLON RIVIERA, les enchérisseurs assument la responsabilité personnelle de régler le prix d’adjudication de ce lot, augmenté de la commission d’adjudication et de tous droits ou taxes exigibles. Les enchérisseurs sont réputés agir en leur nom et pour leur propre compte, sauf convention contraire préalable à la vente et passée par écrit avec MILLON RIVIERA.
Sous réserve de la décision du commissaire-priseur habilité et sous réserve que l’enchère finale soit supérieure ou égale au prix de réserve, le dernier enchérisseur deviendra l’acheteur, le coup de marteau et le prononcé du mot « adjugé » matérialisera l’acceptation de la dernière enchère et la formation du contrat de vente entre le vendeur et l’acheteur. Les lots adjugés seront sous l’entière responsabilité de l’adjudicataire.
En cas de contestation de la part d’un tiers, MILLON RIVIERA pourra tenir l’enchérisseur pour seul responsable de l’enchère en cause et de son règlement.
PAIEMENT DU PRIX GLOBAL
MILLON RIVIERA précise et rappelle que la vente aux enchères publiques est faite au comptant et que l’adjudicataire devra immédiatement s’acquitter du règlement total de son achat et cela indépendamment de son souhait qui serait de sortir son lot du territoire français (voir « La sortie du territoire français »).
Le règlement pourra être effectué comme suit :
- en espèces dans la limite de 1 000 euros pour les résidents français / 15 000€ pour les particuliers qui ont leur domicile fiscal à l’étranger (sur présentation d’un justificatif) ;
- par chèque bancaire ou postal avec présentation obligatoire d’une pièce d’identité en cours de validité (la délivrance ne sera possible que vingt jours après le paiement. Les chèques étrangers ne sont pas acceptés) ;
- par carte bancaire Visa ou Master Card ;
- par paiement en ligne :
https://www.millon.com/paiement-en-ligne ;
- par virement bancaire en euros aux coordonnées comme suit : DOMICILIATION: CIC Lyonnaise de Banque
IBAN FR76 1009 6180 8500 0306 2490 209 BIC CMCIFRPP
RETARD DE PAIEMENT
Au-delà de 30 jours (date facture), tout retard de paiement entraînera des pénalités de retard égales à 3 fois le taux d’intérêt légal ainsi qu’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 euros.
MILLON RIVIERA est abonné au service TEMIS permettant la consultation et l’alimentation du Fichier des restrictions d’accès aux ventes aux enchères (« Fichier TEMIS ») mis en œuvre par la société Commissaires-Priseurs Multimédia (CPM), S.A ayant son siège social sis à (75009) Paris, 37 rue de Châteaudun (RCS Paris 437 868 425).
Tout bordereau d’adjudication demeuré impayé auprès de MILLON RIVIERA ou ayant fait l’objet d’un retard de paiement est susceptible d’inscription au fichier TEMIS
Pour toute information complémentaire, merci de consulter la politique de protection des données de TEMIS :
https://temis.auction/statics/politique-protection-dp-temis.pdf
DÉFAUT DE PAIEMENT
En cas de défaut de paiement, si la vente est annulée ou l’œuvre est revendue sur réitération des enchères dans les conditions de l’article L321-14 du Code de commerce, l’adjudicataire défaillant devra payer à MILLON RIVIERA une indemnité forfaitaire correspondant (i) au montant des frais acheteur et (ii) à 40 € de frais de recouvrement, à titre de réparation du préjudice subi, sans préjudice de dommages-intérêts supplémentaires dus au vendeur.
MILLON RIVIERA se réserve également le droit de procéder à toute compensation avec les sommes dues par l’adjudicataire défaillant ou à encaisser les chèques de caution.
EXPEDITION DES ACHATS
Nous informons notre clientèle que MILLON RIVIERA ne prend en charge aucune expédition des biens à l’issue des ventes.
Pour toute demande d’envoi, MILLON RIVIERA recommande de faire appel à son transporteur partenaire (THE PACKENGERS -
hello@thepackengers.com) ou à tout autre transporteur au choix de la clientèle.
En tout état de cause, l’expédition du lot, la manutention et le magasinage de celui-ci lors du transport n’engagent pas la responsabilité de MILLON RIVIERA.
Si MILLON RIVIERA accepte de s’occuper de l’expédition d’un bien à titre exceptionnel, sa responsabilité ne pourra être mise en cause en cas de perte, de vol ou d’accidents qui reste à la charge de l’acheteur. De plus, cette expédition ne sera effectuée qu’à réception d’une lettre déchargeant MILLON RIVIERA de sa responsabilité dans le devenir de l’objet expédié, et sera à la charge financière exclusive de l’acheteur.
PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
La vente d’un lot n’emporte pas cession des droits de reproduction ou de représentation dont il constitue le cas échéant le support matériel.