ART MODERNE
le 28 juin 2013

Tableaux modernes ( 1870-1945)
Jean Pierre MOYNET (Paris 1819-1876)

Princesse kalmouche dans sa kibitka (kibitza)

Jean Pierre MOYNET (Paris 1819-1876)
Jean Pierre MOYNET (Paris 1819-1876)

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Descriptif

Jean Pierre MOYNET (Paris 1819-1876)

Princesse kalmouche dans sa kibitka (kibitza)

Jean Pierre MOYNET (Paris 1819-1876)
Princesse kalmouche dans sa kibitka (kibitza)
Huile sur panneau une planche parquetée
45,5 x 55 cm
Signé et daté en haut à gauche Moynet 1867

Jean Pierre Moynet exposa au salon de 1868 un tableau: Intérieur d'une kibitza (tente) d'une pincesse kalmouck dans les steppes de la mer Caspienne, n° 1838 Jean Pierre Moynet, en tant que dessinateur, fut le compagnon de voyage d'Alexandre Dumas lors d'un periple qui les mena de Moscou a Nijni Novgorod, d'Astrakan a Bakou puis jusqu’à Tiflis de 1858 a 1860. Un dessin de Jean Pierre Moynet a rapprocher de notre tableau est reproduit dans le Volga et le Caucase avec Alexandre Dumas "…Nous arrivons près d'un camp de tentes kalmouches semblables à celles que nous avions visitées près d'Astrakan. Un prince stationne là depuis plusieurs jours avec une centaine de ses vassaux. Sa tente, dont je visite l'intérieur, est pus riche mais exactement de la même forme que toutes celles qui l'entourent pour la défendre de leur ceinture. En voici la description sommaire: au fond un grand lit recouvert de soie rose; rideaux de même étoffe, le devant du baldaquin en soie blanche et bleue. Près du lit un divan recouvert d'un riche tapis persan. Adroite une espèce d'autel composé d'un riche coffre en laque aux couleurs éclatantes surchargé de petites coupes pleines de grains de blé et de riz, de sonnette, de deux espèces de poupées revêtues de morceaux de drap découpés en pointe et affectant les formes chinoises. Derrière le coffre une très belle étoffe de satin blanc, brodée d'or, et au milieu, dans la partie supérieure une petite statuette représentant bouddha, enveloppée soigneusement d'une écharpe de mousseline, en face, plusieurs coffres posés les uns sur les autres et recouverts d'un magnifique tapis, de même que le sol. Cette kibitka princière, ainsi que les autres, est éclairée par le haut; point de cheminée; c'est par la porte d'entrée que la fumée s'échappe comme elle peut… Nous avons l'honneur d'être présentés à la princesse qui nous reçoit assise sur le divan et entourée de six de ses dames d'honneur. Le costume de ces dames se compose d'une robe descendant jusqu'au pieds, ouverte par le haut, et laissant voir une chemise ressemblant beaucoup aux chemises d'hommes en France; le col en est rabattu et attaché par deux boutons de diamant. La robe de soie de couleurs très vive, est ouverte du haut au bas comme un peignoir. Les cheveux sont tréssés en nattes, les femmes mariées envellopppent ces nattes, tombant de chaque côté de fourreaux de soie noire. Quant à la coiffure invariable pour toutes les dames kalmouckes, elle consisite en un bonnet dont la partie supérieure est carrée, et dont la partie inférieure est relevée d'un côté, ce qui donne à leur figure un aspect assez étrange…." in Jean Pierre Moynet; II Le Volga et le Caucase avec Alexandre Dumas