Jules OURY dit MARCEL-LENOIR (Montauban 1872 - Montricoux 1931)
Portrait de Natacha Trouhanova, 1928
Huile sur panneau
46 x 38 cm
Signé en bas à gauche Marcel-Lenoir
Nous remercions Madame Marie Ange Namy de nous avoir confirmé l'authenticité de cette œuvre.
Natacha Trouhanova était une grande danseuse russe, amie très proche et muse du peintre.
Ici, Marcel-Lenoir traduit un portrait de Natacha Trouhanova, au corsage vert, vers 1928. En effet, nous avons pu identifier Natalia Vladimirovna Trouhanowa dite Natacha Trouhanova (1885-1956). Elle est une danseuse d'origine ukrainienne, née à Kiev en 1885 et décédée à Moscou en 1956. Son père, Vladimir Bostunov, est un chanteur d’opéra. Elle est mariée à Boris Trouhanov, connaît une histoire avec le Duc de Leinster, puis, elle se marie à Alexei A. Ignatieff. Elle est une diva de la danse, une icône souvent applaudie, à laquelle les photographes et les journaux célèbres n’ont pas manqué de s’attacher et qui inscrit son nom dans le panthéon de l’Histoire de la Danse. Folle de Paris, elle signe : « Je voudrais habiter toujours Paris, m'attacher à un théâtre et ne travailler que de temps en temps à l'étranger », Librairie Traces écrites réf. 12316. Elle est également peinte par Maurice Denis en 1912. Natacha se détache sur un fond gris-bleuté avec solennité. Elle pose de trois-quarts. Le peintre dépeint sa longue chevelure noire, ondulée, dont quelques mèches retombent sur les épaules, sa frange, cheveux, où perlent quelques rehauts blancs des rayons du soleil. Son visage rayonne, sous ses sourcils noirs, perce son regard noisette, en coin, dirigé vers l’artiste et ses joues ne peuvent s’empêcher de rougir, d’un rouge carmin semblable à celui de ses lèvres closes. Une ombre est projetée à gauche et vient assombrir quelque peu la partie située à droite. Elle est habillée d’une robe verte, couleur favorite de l’artiste et rehaussée d’un manteau gris et blanc. Le peintre use d’une peinture léchée et pratique une touche pointilliste, conférant une palpitation, une vie supplémentaire à l’œuvre. Sur un portrait dessiné la figurant, au Musée Marcel-Lenoir, l’artiste inscrit : « Quelle gloire être belle et se savoir ainsi ». Cette œuvre compte parmi les rares portraits peints de la danseuse.