Pablo PICASSO (Malaga 1881 - Mougins 1973)

Lot 137
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150 000 - 200 000 EUR
Result : 222 899 EUR

Pablo PICASSO (Malaga 1881 - Mougins 1973)

Tête de femme Technique mixte sur papier marouflé sur toile 40 x 30,5 cm Signé en bas à droite Picasso, daté en haut à droite 11.1.42 Porte au dos sur le châssis l'étiquette de la Galerie Louise Leiris n°14597 Ph n°775 Porte sur le châssis l'inscription à la craie bleue (01978) Un certificat de Monsieur Claude Picasso sera remis à l'acquéreur. Du jour de leur première rencontre à l'année 1942 (année de notre tableau) le visage de Dora Maar n'a cessé d'évoluer au fil de leur relation amoureuse, de leur rapport peintre- modèle- photographe, et au fil des événements qui viennent plaquer la violence de leur actualité à la créativité de l'artiste. A son retour de Royan, Picasso réintègre l'atelier de la rue des Grands Augustins et s'apprête à survivre à l'occupation allemande en artiste solitaire, c'est le début d'une période d'isolement et d'introspection au cours de laquelle s'impose la figure de Dora Maar, la femme, qui durant ces années de guerre est la plus présente et la plus proche de ses idées. Le thème d'origine cubiste de la vision simultanée des différents angles du visage, le plus souvent utilisé dans les portraits de Dora Maar des années 1939 à 1942, trouve pour certains son explication dans le caractère instable de la muse, pour d'autres Picasso radicalise au contraire une peinture de la défiguration qui s'inscrit en faux contre les canons d'une esthétique nazie se résumant au culte de la beauté antique. Notre tableau s'inscrit dans une série de portraits possédant tous leurs variantes et dont certains pour sacraliser les évènements furent peints volontairement sur les coupures de journaux. «...... Souvent dora Maar lui a servi de modèle pendant la guerre, tous ces portraits là , si éloignés soient ils parfois de la réalité naturelle , sont reliés entre eux par des traits individuels communs. La tête du modèle fortement caractérisée par avec l'asymétrie prononcée des deux moitiés du visage, s'accordait avec les dispositions du peintre aussi bien que l'intérêt qu'il portait à sa personnalité. Car ce qui importe à Picasso - et c'est le fait des plus grands portraitistes - ce n'est pas la ressemblance physique ou intellectuelle mais la ressemblance psychique, et l'on sera certainement plus apte à comprendre l'expression de Dora Maar.....» in Jaime Sabartès et Wilhem Boeck, Pablo Picasso 1955 CR
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