Liddy Walker Napanangka (c. 1925 - ) Dogwood...

Lot 276
Aller au lot
800 - 1 000 EUR
Result with fees
Result : 966 EUR

Liddy Walker Napanangka (c. 1925 - ) Dogwood...

Liddy Walker Napanangka (c. 1925 - )
Dogwood Dreaming
Acrylique sur toile - 91 x 61 cm
Groupe Warlpiri - Yuendumu - Désert Central

Liddy est née vers 1925, ce qui en fait l’une des artistes les plus âgées en vie. Comme de nombreuses personnes de sa génération, elle a passé sa jeunesse dans le bush. Au moment de la création de la communauté de Yuendumu, elle s’y installe. Elle y occupe divers emplois, s’occupant notamment des gens âgés. Elle commence à peindre après la création de la coopérative en 1985. « I paint my father Japangardi's Dreaming and my grandfather's Dreaming. Mt Theo is my father's country and that's what I’m painting the special Dreamings from. The Dreamings I paint are bush tomato, goanna…Goanna likes to fight and is a lover boy. And I paint seed pods and bush potato and hopping mouse. There are lots of stories… I paint strongly. » Elle s’inspire de nombreux thèmes, mais c’est surtout son Dogwood Dreaming et son Snake Vine Dreaming qu’elle utilise comme principale source ces dernières années. L’art de Liddy reste tributaire d’une vision orthodoxe de l’art propre aux Warlpiri. Peu d’artistes de ce groupe linguistique ont franchi le pas vers un art plus contemporain. Liddy allie un certain académisme à un sens du mouvement, à un dynamisme, à un sens des couleurs d’une efficacité redoutable. Liddy n’est pas réformiste comme Maringka Baker, Ronnie Tjampitjinpa, George Tjungurrayi, voir révolutionnaire comme Dorothy Napangardi ou Tommy Watson. Elle ancre sa production dans les signes du Rêve. Mais sa peinture se développe sans s’enfermer dans un langage formel parfois stéréotypé (si présent chez de très nombreux peintres aborigènes du désert qui ne parviennent pas à trouver un style personnel). Malgré son âge, sa peinture garde une étonnante fraicheur. On pourrait penser que son travail manque de singularité. Certes, nous venons de le dire, les références aux formes du passé sont très évidentes chez elle. Pourtant son style se démarque. Le rythme des lignes, l’équilibre de la composition s’associent à une palette souvent riche et constatée, d’une harmonie de teintes chaudes Liddy peut passer à un essai avec des bleus froids, très inhabituels dans l’art aborigène. Quand on maîtrise le sens des couleurs, on peut se le permettre ! Sous-estimés, seuls quelques rares artistes de Yuendumu se sont imposés et sont aujourd’hui très cotés : les soeurs Watson et Dorothy Napangardi et dans une moindre mesure Paddy Nelson Jupurrula, Darby Ross ou Paddy Sims Japaljarri. Mais ces grands initiés ont produit des œuvres d’une intensité, d’une force rare, tout en étant très décoratives. Elles égalent celles de leurs voisins Pintupi et Pitjantajarra. Nul doute que la reconnaissance internationale viendra corriger le manque d’intérêt passager.
Collections : A, AAM, AGNSW, AGSA, FU, GDF, NGA, SAM,…
My orders
Sale information
Sales conditions
Retourner au catalogue