Francis PICABIA (Paris 1879 - 1953) Nue de...

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Francis PICABIA (Paris 1879 - 1953) Nue de...

Francis PICABIA (Paris 1879 - 1953)
Nue de face
Vers 1942 - 1943
Technique Mixte sur Carton
76 x 51,5 cm
Signé en bas à droite Francis Picabia

Un certificat du Comité Picabia sera remis à l'acquéreur.

Véhiculant des effluves hédonistes, cette femme entre stéréotype et fantasme s’impose au regard de l’observateur. Picabia laisse courir sa touche large et libre, pour faire naitre des carnations détentrices de lumière.
Consciente de son charme, la chevelure flamboyante, ses formes pulpeuses et outrageuses s’expriment sur un fond bleu céruléen.

Icône des années 40, où le souvenir d’un temps rétrospectivement plus heureux contraste avec le pressentiment des années qui s’annoncent. Ressentant ce basculement, Picabia écrit dans Chants de la queue de poisson, « Nous étions nus au soleil / ici c’est la nuit partout ».

S’ouvre alors une période pendant laquelle l’artiste, s’opposant à la nuit, créé des œuvres soufflant un parfum de libération et de naturel. Des femmes nues s’épanouissent sous son pinceau. Ce sujet et son traitement font écho aux avant-gardes photographiques de l’entre-deux-guerres.

Là encore Picabia se nourrit d’influences et puise son inspiration dans des revues de charme telles que Paris Sex Appeal, Paris Magazine ou Paris Plaisir et dans des photographies de stations balnéaires, notamment réalisées par Jean Moral, pour parfois offrir un cadre à ses sujets.

De son évolution esthétique perpétuelle, il expliquera à Léonce Rosenberg : « mon esthétique actuelle provient de l’ennui que me cause le spectacle de tableaux qui m’apparaissent comme congelés en surface immobile, loin des choses humaines ».

Notre tableau est à rapprocher du Nu (de face) vers 1942 ainsi que de la Femme nue vers 1942-1943.
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