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LIEN VERS LA VENTE " SO UNIQUE" DU 20  janvier 2023

 

"Les hommes meurent. Les hommes vivent. Passent les oies sauvages »

Le 3 juillet 1992, à Sarlat-la-Canéda, François-Xavier Lalanne dévoile le groupe en bronze des «Trois Oies» que lui a commandé la ville. La sculpture est installée sur la proverbiale Place du Marché aux Oies, où elle trône encore aujourd’hui. Lalanne évoque ainsi sa genèse:

"J’avais proposé au départ trois projets : une charrette pleine d’oies assez volumineuse, un groupe d’oies important et un autre plus petit. D’un commun accord et sans aucune considération financière, on s’est tous mis d’accord, mécène, élu et moi-même, sur le fait que cette place ne demandait pas un monument plus important que celui qu’il y a là. Trop de bronze à cet endroit aurait nuit non seulement à la place, mais aussi à l'œuvre"

Naturalise à sa façon, Lalanne a choisi de les présenter ses Oies en un troupeau de trois volatiles à taille quasi réelle. Par ailleurs, ces Oies sont empreintes de la facétie poétique et iconoclaste toujours au cœur du bestiaire de François-Xavier Lalanne en appelant l’interaction avec le public.
Les enfants notamment ne s’y trompent pas et aiment à s’asseoir fièrement sur ces «Oies» ci.

On ne peut que s’attendrir lorsqu’on se souvient que le sculpteur lui-même avoue s’être amusé à chevaucher le Taureau Apis lorsqu’il travaillait comme gardien au Musée du Louvre au cours de l’hiver 1948-49. Les «Trois Oies» de Sarlat incarnent ce faisant cette idée de François-Xavier Lalanne que :

«Quand on peut s’asseoir sur une œuvre d’art, elle devient plus familière».

 

 

De Sarlat à Paris, c’est une Oie solitaire que nous présentons aujourd’hui.

Loin de la sculpture grégaire du Périgord, sa tête semble dodeliner au bout de son long cou comme en recherche de ses congénères. L’effet est saisissant et la pièce d’une présence immédiate.

Essentialisée comme le sont les animaux de François Pompon ou Charles Artus, cette sculpture s’impose à nous en une synthèse formelle et judicieuse du palmipède. Immobilisée dans le bronze, cette Oie semble paradoxalement vivante et on l’imagine dandiner sa silhouette archétypale, que l’artiste a dessinée en lignes souples depuis l’onglet au bout de son bec jusqu’à la pointe des plumes caudales.

Caractéristique de la manière de l’artiste, cette Oie existe par elle-même. Par la main amoureuse de François-Xavier Lalanne, elle ramène le spectateur au spectacle évident de l’Art de la Nature comme le ferait un fétiche animiste. L’animal banal qu’est l’Oie acquiert ce faisant une dimension nouvelle, fantasque et poétique que résuma en 1995 une journaliste:

«Ce qu’il y a de bien avec les Lalanne, c’est qu’ils nous donnent l’agréable illusion d’être encore chez nous sur cette planète (...)

Quelque chose de tendre dans un monde sans merci».

 

Adjugé 442 000€

record pour une "Oie" de François-Xavier LALANNE

Vendredi 20 janvier 2022

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