BASHBEUK-MELYKIAN ou MELYKOV Alexandre Alexandrovich...

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BASHBEUK-MELYKIAN ou MELYKOV Alexandre Alexandrovich...

BASHBEUK-MELYKIAN ou MELYKOV Alexandre Alexandrovich (Tbilissi, 1891-1966).
Le Magicien (1919).
Huile sur toile d’origine, monogrammée en bas à droite en cyrillique « A.Б.-M. » et datée 1919. Encadrée.
H. 76,5 x L. 70 cm.

Provenance :
- Exposition de Beaux-Arts des Peintres Géorgiens, Temple de la Gloire (National Gallery), Tbilissi, 1919.
- Succession Melikoff.

Notes:
Authenticité confirmée par la petite-fille du peintre, Mme Mariam Foukara (fille de Lavinia Bashbeuk-Melykian, elle-même fille du premier mariage d'Alexandre Bashbeuk-Melykian avec Nektar).
D'après elle, l'artiste aurait écrit à sa fille Lavinia que son tableau "Le Magicien" était parti en France.

Bibliographie:
IGITYAN Henrik, Alexandre Bajbeuk-Melikian, Yerevan, Tigran Metz Publishing House, 2002.
« Ses œuvres de différentes périodes incarnent des idées artistiques diverses et même contradictoires, il perfectionne la forme dans un cas, la laissant ouverte ou inachevée dans l’autre. Il est à noter qu'au début, son travail était plutôt sombre et monochromatique et se tournait vers les couleurs café foncées » (p. 30).
« Durant sa jeunesse, Bashbeuk-Melikian, accompagné de Lado Gudiashvili, alla voir un jour la performance d'un magicien italien alors de passage. Le magicien portait un chapeau haut de forme noir tandis que sa femme, qui l'assistait, était vêtue d'une robe de velours noir. Seuls leurs visages étaient éclairés dans l'obscurité de la pièce. Les mystères, les transformations présentées ainsi que l'aspect étrange du magicien frappèrent alors profondément l'esprit du jeune homme. Il ne put dormir la nuit qui suivit, le spectacle se déroulant en boucle derrière ses yeux clos. A peine éveillé, l'artiste s'assis derrière son chevalet, sa palette à la main et se mit à peindre sans s'arrêter, cherchant à capturer ce qu'il vit la veille. C'est ainsi que naquit "L'illusion d'optique" en 1928. » (p. 9).
Ce passage décrit bien le contexte dans lequel aurait pu être peinte notre toile, qui semble être la première représentation d'un magicien dans l'œuvre de l'artiste, neuf ans avant la seconde. Notre version présente au centre un magicien avec sa malle ouverte, entouré d'un Pierrot et d'un singe, autour de lui se dressent trois sortes de samovars cubo-futuristes sur des tables juponnées.
C'est Lado Gudiashvili (1896-1980), le proéminent peintre géorgien qui nous raconte son histoire: «Notre première exposition avec Sasha a été organisée par le magazine ARS dans le grand hall de l’hôtel Orient du 7 au 21 juillet 1918. Voici ce que Sergey Gorodetsky a écrit à ce sujet dans la colonne Art Chronicles de l’ARS:« L’exposition de peintures de Lado Guadiashvili et Alexandre BM a été l'un des premiers triomphes de la peinture géorgienne. (…) Déjà à cette époque, Alexandre B-M avait mis au point un style personnel et une identité exceptionnellement créative. Alexandre B-M n'était pas un futuriste, il n'a adhéré à aucun des groupes d'art qui existaient à Tbilissi. (…) La deuxième exposition de la Georgian Art Society a eu lieu en 1919. Elle exposait des œuvres de Niko Pirosmani, de K. Zdanevich, d'Elena Akhvlediani, de M. Toidze, de Yervand Kochar et d'autres. Alexandre Bashbeuk-Melikov a soumis plusieurs de ses meilleurs tableaux, notamment «Le Magicien», «Le champ de tir» et «Le Jongleur» (p. 86).
Cela ne fait aucun doute que la première toile qu'il cite est bien la nôtre (lot 171), la deuxième est conservée dans la collection privée de T. Paniashvili (une autre toile de 1923 ayant ce titre est conservée à la National Gallery of Armenia, illustrée ci-contre), aussi on peut se demander si la troisième n'est pas notre seconde toile de l'artiste (lot 172), datée également de 1919, bien qu'il n'y ait apparemment pas de jongleur, mais les œuvres de l'artiste de cette période étant tellement rares sur le marché qu'on peut se poser la question. Il n'existe en effet dans le monde pas plus de 200 toiles de Bashbeuk qui supprimait beaucoup de ses œuvres. L'artiste vivait avec sa famille dans un appartement d'une seule pièce à Tbilissi qui lui servait d'atelier, il était ainsi obligé de détruire régulièrement des tableaux par manque de place. De plus, sa fille Lavinia raconte: «Mon père a un jour appris qu'un peintre qu'il respectait et appréciait avait déclaré à propos de sa peinture: «Bashbeuk fait de l'art des bas-fonds». Sans hésiter, il déchira des murs 15 peintures de sa période sombre et les a immédiatement détruites, seules quelques peintures de cette période ont survécu. Les chefs-d'œuvre étaient partis! » (p. 44).

Бажбеук-Меликов Александр Александрович (ალექსანდრე ბაჟბეუქ-მელიქიანი)
Фокусник с самова
Масло, холст подпись внизу справа на кириллице « A.Б-M ».
76,5 x 70 cm.

Библиография:
ИГИТЯН Хенрик, Александр Бажбеук-Меликян, Ереван, Издательство Тигран Мец, 2002.
Стр. 86: Ладо Гудиашвили
“Наша первая выставка с Сашей была организована журналом ARS в просторном вестибюле гостиницы Ориент с 7 по 21 июля 1918 года. Об этом Сергей Городецкий написал в колонке Арт-хроника журнала ARS: “Выставка работ Ладо Гуадиашвили и Александра Б-М была одним из первых триумфов грузинской живописи”
“Уже тогда у Александра Б-M появился личный стиль и исключительно творческая индивидуальность. Александр Б-М не был футуристом, он не принадлежал ни к одной из художественных групп, существовавших тогда в Тбилиси”.
“Вторая выставка Грузинского художественного общества состоялась в 1919 году. На ней были представлены работы Нико Пиросмани, К. Зданевича, Елены Ахвледиани, М. Тоидзе, Ерванда Кочарме и других. Александр Бажбеук-Меликов представил несколько своих лучших картин, в том числе “Фокусник”, “Тир” и “Жонглер”.
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