André QUELLIER (1925 - 2010) Le paysan qui...

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André QUELLIER (1925 - 2010) Le paysan qui...

André QUELLIER (1925 - 2010)
Le paysan qui avait offensé son seigneur
Huile sur panneau
55 x 38 cm
Signé en bas à droite Quellier
Titré au dos

Un Paysan son Seigneur offensa :
L'histoire dit que c'était bagatelle ;
Et toutefois ce Seigneur le tança
Fort rudement ; ce n'est chose nouvelle.
" Coquin, dit-il, tu mérites la hart ;
Fais ton calcul d'y venir tôt ou tard :
C'est une fin à tes pareils commune.
Mais je suis bon ; et de trois peines l'une
Tu peux choisir. Ou de manger trente aulx
J'entends sans boire, et sans prendre repos ;
Ou de souffrir trente bons coups de gaules,
Bien appliqués sur tes larges épaules ;
Ou de payer sur-le-champ cent écus. "

Le Paysan consultant là-dessus :
" Trente aulx sans boire ! ah ! dit-il en soi-même,
Je n'appris onc à les manger ainsi.
De recevoir les trente coups aussi,
Je ne le puis sans un péril extrême.
Les cent écus, c'est le pire de tous. "

Incertain donc, il se mit à genoux,
Et s'écria :
" Pour Dieu, miséricordes ! "

Son Seigneur dit :
" Qu'on apporte une corde.
Quoi ! le Galant m'ose répondre encor ? "

Le Paysan, de peur qu'on ne le pende,
Fait choix de l'ail ; et le Seigneur commande
Que l'on en cueille, et surtout du plus fort.
Un après un, lui-même il fait le compte :
Puis quand il voit que son calcul se monte
Á la trentaine, il les met dans un plat ;
Et cela fait, le malheureux pied-plat
Prend le plus gros, en pitié le regarde,
Mange, et rechigne, ainsi que fait un chat
Dont les morceaux sont frottés de moutarde.
Il n'oserait de la langue y toucher.
Son Seigneur rit, et surtout il prend garde
Que le Galant n'avale sans mâcher.
Le premier passe ; aussi fait le deuxicme ;
Au tiers, il dit :
" Q
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