Mohamed DRISSI (1946-2003)

Lot 13
Aller au lot
Résultat : 81 588 EUR

Mohamed DRISSI (1946-2003)

Estimation : 0-0 dirham
Sans titre Technique mixte sur pelles, ensemble de 7 sculptures Dimensions variables (Taille moyenne d'une tête de pelle: 40x30cm) Cette oeuvre est accompagnée d'une vidéo tournée lors d'une exposition du vivant de l'artiste Untitled, 2011 Mix media on shovels, set of 7 sculptures Various dimensions (average shovel head size: 40x30 cm) This piece comes with a video shot during the exhibition, when the artist was alive. Mohamed DRISSI (1946-2003) «C'est à la School of Visual Arts de New York, en 1980, où Drissi étudiait les Arts thérapeutiques, qui consistent à analyser la psychologie de la peinture et des êtres hu-mains, qu'il a eu l'idée des pelles. Il regardait un ouvrier s'acharner sur son outil de travail, mais lui s'inquiétait plu-tôt sur le sort de l'objet. Techniquement, cela lui a pris 20 ans de recherche. Il lui a fallu mettre au point un procédé pour fixer une matière sur du métal avant de pouvoir peindre par-dessus tout en recyclant quelques éléments glanés par-ci par-là. Le ré-sultat est là, les pelles ont aujourd'hui plusieurs années et sont en parfait état. La femme est le centre de la peinture et de la sculpture de Drissi, il était contre l'injustice qui leur était faite, et militait pour cela. Drissi laissait à chacun la possibilité d'imaginer son tra-vail, de l'interpréter à sa façon. Pour ce qui est des pelles, c'est une des rares fois où il l'a expliqué. Il en a fait une re-présentant un homme, son autoportrait. Toutes les autres représentent des femmes. Il a fait cette série pour dénon-cer la situation de la femme. Pour lui, l'homme a besoin de la femme dans sa vie, autant qu'il aurait pu avoir besoin d'une pelle pour gagner sa vie. Une fois qu'il l'achète, il s'en sert, la maltraite, et lorsque celle-ci est usée, brisée, il la jette et prend une autre. Artiste de la nouvelle objectivité, il a des références à la ré-alité, mais les figures sont imaginaires. Il a réussi à donner une expression à un objet à qui il a transmis des regards, avec leurs forces, leurs intensités, l'étincelle de la vie. Face à face, on se sent dénudés, regardés, démasqués, il y a comme un écho. Drissi a même réussi à donner à une banale pelle une se-conde vie dans le monde de l'art. En 2003, il est allé pour Paris, à la Cité des Arts, pour pré-parer une exposition au Centre Pompidou. Cette exposi-tion était déjà programmée sous le titre: «Pêle-mêle». Il devait exposer plusieurs pelles à l'entrée de Beaubourg. Hélas !» · Abid ZIADI, Critique d'art “Drissi came up with the idea of shovels during his de-gree in Therapeutical Arts - which consist in analyzing human beings and painting's psychology - at the New York Visual Arts School in 1980. Observing a worker struggling with his tool, he would rather worry about the object's faith than the worker's. Technically, it took him 20 years of research. He first needed to develop a process that enabled him to fix a fabric on metal before he could paint over it while at the same time, recycling a few elements gleaned from here and there. The result is convincing: the shovels are many years old but are still in perfect state. Woman is at the center of Drissi's sculpture and pain-ting. He fought actively against the injustice that was done to them. Drissi gave everyone the possibility to imagine his work and to interpret it personally. His work on sho-vels is one of the few he has actually explained. One represents a man, his self-portrait, the others repre-sent women. This series was made to denounce wo-men's issues. According to the artist, a man needs a woman in his life, just as much as he needs a shovel to earn a living. Once he buys it, he uses it, abuses it and once it has been broken, he throws it away and takes an other one. As a New objectivity artist, he refers to reality whilst using imaginary figures. He has succeeded into giving an expression to an object to which he has conveyed looks, with their strength, their intensity and spark of life. Facing them, we feel naked, looked upon, ex-posed, as if in an echo of our selves. Drissi has managed to give a second life in the art world to an ordinary shovel. In 2003, he went to Paris, in the City of Arts, to prepare an exhibition at the Centre Pompidou called “Pêle- mêle”, where several of his shovels were to be exhi-bited at Beaubourg's entrance. Alas!» · Abid ZIADI, art critic (f) Ce lot est vendu en importation temporaire
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue