Francis PICABIA (Paris 1879 - 1953)

Lot 55
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Francis PICABIA (Paris 1879 - 1953)

Les peupliers, Grez sur loing, temps gris, circa 1908 Sur sa toile d'origine 66 x 81,5 cm Signé en bas à droite Picabia Porte au dos la mention manuscrite F. Picabia Les peupliers Grignon / Loing temps gris 1909 Un certificat de Madame Olga Picabia sera remis à l'acquéreur Provenance: Collection particulière, Paris Bibliographie: William Camfield, Beverley Calte, Candace Clements, Arnauld Pierre, Pierre Calte, Francis Picabia, catalogue raisonné volume I, 1898-1914, Mercafonds 2014, n° 348, reproduit p.281...J'ai copié étant plus jeune, les tableaux de mon père. J'ai vendu les originaux et les ai remplacés par des copies. Personne ne s'en ai aperçu, je me suis découvert une vocation..." Lorsque Roger Vitrac questionne Francis Picabia sur les raisons qui l'ont mené à peindre et les sources d'inspiration une réponse faite d'auto dérision et de provocation tombe: "...J'ai copié étant plus jeune, les tableaux de mon père. J'ai vendu les originaux et les ai remplacés par des copies. Personne ne s'en ai aperçu, je me suis découvert une vocation..." C'est par ces débuts d'emprunteur à certains de ses célèbres précurseurs qu'il faut regarder toute l'oeuvre de Francis Picabia. Impressionniste se collant à un style ayant fait ses preuves et à une modernité peu compromettante, il avance d'une manière photographique à tous les sens du terme dans les pas de Pissarro et Sisley, Monet et Signac. C'est aussi par qu'il s'éloigne du sentiment de la nature, de l'air et de la lumière, réel apanage des impressionnistes, que Picabia se réapproprie ces premières oeuvres et qu'elle dépassent ainsi largement le stade du plagiat ou de la copie servile. Après le succès de l'exposition de 1907 à la Galerie Haussmann, où soixante seize oeuvres sont exposées Picabia déclare à la presse: «...Le métier ne doit être en aucune façon la recherche du peintre, il doit reproduire l'émotion que lui fait éprouver la nature sans le moindre souci de facture, c'est la première chose pour être sincère et bien soi-même, le métier ne doit plus être que l'écriture dont l'artiste se sert pour rendre son impression...Pour moi je cherche la simplicité de plus en plus...» Ce cycle impressionniste allant vers le divisionnisme et le fauvisme se poursuit jusqu'à 1909 lorsque Francis Picabia retourne sur les bords du Loing, il reprend les motifs de ses ainés mais il impose sa main en donnant un nouveau cadrage au paysage, qui place le spectateur collectionneur au centre de la nature
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