Henri EPSTEIN (Lodz 1891 - Auschwitz 1944)

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Henri EPSTEIN (Lodz 1891 - Auschwitz 1944)

Port d’Erbalunga, Cap Corse
Circa 1926
Huile sur toile
50 x 73 cm
Signé en bas à droite "H.Epstein"
Au revers de la toile, inscriptions manuscrites "Collection Gustave Coquiot - Mauricia Gustave Coquiot" et le tampon de collection "Gustave Coquiot"

Provenance :
Ancienne Collection Mr. et Mme Gustave Coquiot

Ecrivain, critique d'art et collectionneur français, Gustave Coquiot (Puit 1865 - Paris 1926) est une personnalité importante du monde littéraire et artistique.
Il rédige de nombreux ouvrages monographiques notamment sur Rodin, Toulouse-Lautrec, Cézanne, Bonnard, Van Gogh, Seurat, Renoir, Monticelli et Utrillo.

Gustave Coquiot, se dit le premier à « découvrir » Henri Epstein ; une forte amitié se tisse entre les deux hommes, le critique d ‘art collectionne les œuvres du peintre.

Renée Barbotte décrit une amitié forte entre les deux hommes : « Le peintre qu’aima Gustave Coquiot, le petit Epstein qui travailla jadis dans l’ambiance heureuse de ce grand écrivain en Auvergne, inspiré par la rude vie des champs ».

En 1921, Henri Epstein illustre le livre de Gustave Coquiot "Vagabondages" (Editions Ollendorf).

C’est en 1926 que Henri Epstein réalise cette vue du Port d'Erbalunga, charmant village côtier du Cap Corse, alors qu’il réside tout un été dans l’Ile de Beauté.

En 1929, la galerie parisienne Hodebert consacre à Henri Epstein une exposition personnelle. Madame Mauricia Gustave Coquiot, alors veuve, poursuit l’engagement de son mari auprès du peintre Henri Epstein et signe à cette occasion une notice sur sa vie et son œuvre.


« Epstein m’a rendu toute réelle, tout actuelle la Corse à l’atmosphère si chaude, un pays si pur jusqu’en ses moindres choses : arbres, maisons, hommes, bêtes, il m’a transporté sous les grands oliviers où il fait bon rêver non loin de la mer inlassablement bleue […] Lui, le peintre, a saisi en ces lieux si grands l’intime union des êtres et des choses, il a fixé le pêcheur contre la barque, il a fait chanter le rouge des rudes blouses des hommes tout contre les tonalités roses des raies débarquées [...] Êtres liés aux choses, choses liées au ciel, intime union des pierres d’Erbalenga avec l’azur. Ce petit village du cap Corse n’a pas livré son secret au peintre qui y travailla tout un été. Il y resterait des mois et des mois encore que ce serait, dit-il chaque jour, une fête nouvelle. Il sait les changements perpétuels de ce ciel, de cette lumière colorant les choses toujours différemment ; »

« Nouvelles artistiques », La liberté, 30 mai 1929, p.2
René Barbotte, La vie artistique Henri Epstein « L’Homme libre : journal quotidien du matin », 20 novembre 1931, p.1.
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