BÉRANGER (Pierre Jean de) - 1780-1857. Ensemble...

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BÉRANGER (Pierre Jean de) - 1780-1857. Ensemble...

BÉRANGER (Pierre Jean de) - 1780-1857. Ensemble de 3 L.A.S. :
- Villeneuve sur Lot, 1er juillet 1848, ½ p. in-8 écrite en p. 3 d'une lettre du Baron Maret (Napoléon Maret, duc de Bassano - 1803-1898 - diplomate sous la Restauration) qui s'inquiète de ne pas avoir de nouvelles de l'écrivain Eugène Bonnal durant ""les évènements terrible de Paris"". Le mot de Béranger est daté du 4 juillet : ""Monsieur, je n'ai pu retrouver le fragment de journal que vous dites m'avoir envoyé et que je ne me rappelle pas avoir lu. Mais je me hâte de vous envoyer la lettre que voici et qui vous sera sans doute plus agréable qu'un chiffon de journal."" Il s'agit donc très certainement d'un courrier du Baron Maret reçu puis transféré par Béranger à leur ami commun Eugène Bonnal.
- sl, 13 octobre 1843, 2 pp. et 1 ligne in-8, à M. Baget qu'il remercie pour ses vœux : ""[…] Je ne sais trop ce que doit penser le pauvre Tyrtée, que vous tirez de son tombeau, pour le mettre en présence d'un vieux chansonnier ? […] Au reste que lui en fut son mérite poëtique, il fit triompher les Spartiates […] J'en conclus que Lacédémone a était par divisée en un nombre infini de factions, subdivisées en une infinité de nuances innombrables, tant philosophiques que politiques. C'est où nous en sommes, Monsieur, et c'est qui fait que tous les Tyrtées du monde n'ont rien de mieux à faire aujourd'hui qu'à se croiser les bras. Aussi ne fais-je autre chose ou [?] prier. C'est fort sage à l'âge que j'ai. […]"" Tyrtée était le poète officiel de Sparte au VIIe siècle av. J.-C. et l'auteur de chants guerriers à portée éducative, connus sous le nom d'Exhortations.
- sl, 23 août 1845, 2 pp. in-8, à son ""cher enfant"" : ""[…] Laissez donc de côté les balivernes des poètes et surtout des chansonniers qui ne doivent servir qu'à vous faire négliger des choses bien autrement utiles, et non seulement utiles pour nous aussi pour eux et nos frères que vous êtes appelé à servir un jour. Vous savez déjà rire des princes […] Riez donc aussi des poètes qui, dans nos temps, ne valent guère plus. Du reste, l'âge viendra vous désenchanter et si vous me savez alors peu de gré de mes vers, vous me serez du moins reconnaissant du sage conseil que je vous donne aujourd'hui. […]"". Y est joint un fragment d'enveloppe (août 1845).
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