Jean-Baptiste GREUZE (Tournus 1725 – Paris...

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Jean-Baptiste GREUZE (Tournus 1725 – Paris...

Jean-Baptiste GREUZE (Tournus 1725 – Paris 1805)
Tête de jeune fille pensive tournée vers la droite, coiffée d’un bonnet
Sanguine
40,3 x 28,5 cm
Dessin doublé
Quelques rousseurs camouflées par de la gouache blanche dans la partie non dessinée de la feuille

Après être passé par l’atelier de Natoire, Greuze se rend en Italie où il reste trois ans. De retour en France, il devient le protégé et l’ami de Diderot. A partir des années 1760 Greuze multiplie les têtes d’expressions qui établirent sa réputation de dessinateur. Il exécuta même un ensemble de « têtes d’expression » destiné à former les jeunes dessinateurs à l’art du portrait pour l’académie des Beaux Arts de Saint Pétersbourg.
Cette sanguine ne semble pas être reliée à une peinture connue. Elle est un merveilleux exemple de la technique de Greuze : il concentre la psychologie de son modèle dans les yeux, interrogateurs et pensifs. Notre jeune fille, coiffée d’un foulard librement noué à la va-vite laissant des mèches apparaître, est saisie sur le vif dans une pensée indifférente mais bien vivante, loin des stéréotypes des expressions classiques.
Le travail de hachures creuse à la perfection les ombres tandis que les réserves de papier bleu sculptent la lumière, ce qui permet à Greuze de retranscrire un portrait chargé d’une subtilité émotionnelle.
On peut comparer par la technique et par l’expression intense de l’enfant, notre portrait à celui intitulé Tête de jeune fille regardant vers la gauche, (voir : E. Munhall, Greuze the Draftsman, Merell Publischers, Londres, 2002 p.231, fig.83, repr.).
Selon Madame Yuriko Jackall le dessin n’est pas de Jean-Baptiste Greuze.
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