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le 20 juin 2022 à 13h30

Autographes
FLAUBERT (Gustave, 1821-1880).

FLAUBERT (Gustave, 1821-1880).
FLAUBERT (Gustave, 1821-1880).
FLAUBERT (Gustave, 1821-1880).
FLAUBERT (Gustave, 1821-1880).

Estimation -

Descriptif

FLAUBERT (Gustave, 1821-1880).

L.A.S. ""Gus. Flaubert"", Vichy, sd (""mercredi soir"") [24 juin 1863], 3 pp. in-8 sur papier bleuté (texte de la letttre en pages 1 et 3 avec post-scriptum en page 2 se terminant en marge de la page 1), adressée à son ami Ernest FEYDEAU (1821-1873) : , , . ""Mon cher vieux, j'attends ton 3e volume pour t'écrire longuement sur l'ensemble de ton œuvre. Avant de partir pour Trouville(?) donne donc des ordres afin que l'on m'expédie le dit volume à Croisset où je serai revenu vers le 12 juillet. J'ai lu l'article du Figaro et celui de Sarcey. Tu vois que je m'occupe de toi. J'ai peur présentement de ne te dire que des bêtises ne connaissant pas l'ensemble. Donc, moins présomptueux que les critiques, je me tais. Ce qui ne m'empêche pas de déclarer que la Préface m'a ravi. J'ai dévoré gloutonnement tes deux volumes qui m'ont amusé beaucoup […]"" Il continue en donnant son avis sur plusieurs personnages du roman de Feydeau ""Monsieur de Saint-Bertrand"" : Saint-Bertrand, Gaskell, les médecins Tant-Mieux et Tant-Pis et Florimont. ""[…] Bonne pioche et bon courage. Je t'embrasse car tu es beau. Rappelle moi au souvenir de Mme Feydeau.""
Avec un long et amusant post-scriptum relatif à son séjour estival à Vichy :
""Sacré nom d'un chien, qu'il fait chaud ! 35 degrés Monsieur !
J'ai joui avant-hier, dans le Parc, de la vue de Monsieur Jules Lecomte*.
On m'a dit que le jeune Alexandre Dumas venait d'arriver ici.
Telles sont les nouvelles politiques que je te peux donner.
J'espère bien que tu vas conchier en ton âme sur tous les critiques et ne t'inquiéter d'aucun.""
Répertoriée par le Centre Flaubert de l'Université de Rouen, 1863-65.
* certainement l'écrivain Jules Lecomte (1810-1864), de santé fargile, il était alors probablement également en cure à Vichy
Flaubert accompagna à deux reprise sa mère en cure à Vichy, en compagnie de sa nièce bien-aimée Caroline : en août-septembre 1862 et en juin-juillet 1863.
Archéologue de formation, Ernest Feydeau se fit connaître en 1858 avec son roman de mœurs Fanny, inspiré par le succès entaché de scandale du Madame Bovary de son ami Flaubert. Feydeau envoya rapidement suite à cette lettre le 3e volume réclamé car Flaubert lui en accuse réception dans une lettre du 1er juillet (""J'ai reçu ton livre à midi et je viens de le finir. J'en suis tout ému. J'ai plusieurs fois mouillé.""). (Correspondance 1859-1871, Paris 1975, p.
166 et suiv., n° 1115 ; la présente lettre n'y est pas imprimée).