LES EMPIRES DE LUMIERE
le 3 décembre 2021 à 15h30

ART PRECOLOMBIEN
Ceinture en forme de joug.

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Estimation : 100 000 € - 150 000 €

Adjugé à 70 000 €

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Descriptif

Ceinture en forme de joug.

en forme de joug. Le thème principal, exprimé ici par une iconographie dense et détaillée, est celui du sacrifice humain et de la fertilité, thème repris sur d'autres jougs sculptés du Veracruz. Un visage, celle d’une divinité ou d’un homme, occupe la partie avant et incurvée de l’œuvre tandis que le reste du corps est représenté, symétriquement, sur chaque branche latérale. L’aspect de ce visage révèle que le personnage est mort et que peut-être celui-ci porte un masque. Il s’agirait dans ce cas d’un homme personnifiant une divinité. Son front est court, ses sourcils épais et ses yeux sont clos. La lèvre supérieure présente une forme inhabituelle, elle descend vers la lèvre inférieure puis se sépare en deux pour remonter sur les joues en spirale, cachant la mâchoire inférieure. Les dents sont absentes des cavités buccales, mais des incrustations de coquille ou d'autres matériaux ont pu exister autrefois. De grandes bobines d'oreille percées encadrent le visage. Trois feuilles à longue tige, orientées vers le bas, passent à travers les trous de ces parures. Comme souvent sur les jougs, la coiffe est visible sur le dessus, sur le plan horizontal. Elle est ici sobre, se composant d’un gros nœud couvrant toute la tête, retenant trois feuilles semblables à celles que l’on retrouve sur la face avant. Ce gros nœud confirme qu’il est ici question de sacrifice, ce dernier étant un symbole utilisé pour identifier des captifs destinés à la mort.
Le reste du corps (en réalité seulement les épaules et les bras) est représenté symétriquement sur chacune des branches du joug. Ces membres apparaissent courts et trapus, une adaptation rendue nécessaire par l'espace limité du support. Les épaules arborent chacune une parure composée de grosses perles, de même que les poignets. Les bras sont fléchis vers le haut et les paumes des mains sont tournées vers l’extérieur. La divinité tient un accessoire s’apparentant à un sceptre, une caractéristique que l’on retrouve sur d’autres jougs de l’âge classique du Veracruz. Ce sceptre particulier évoque le bâton floral appelé ostopilli, que l’on retrouvera plus tard au Mexique central, dans les mains de divinités, ou dans celles des hommes chargés de les représenter lors des rituels de personnification.
À l’extrémité des branches du joug (de chaque côté), on distingue une tête zoomorphe. L’identification de l’animal est délicate car il combine en vérité divers attributs évoquant des sauriens. Ce qui est sûre c’est qu’il porte une coiffe de plumes magnifiquement réalisée, sculptée sur le dessus, qui apparaissent légèrement inclinées suggérant que l’animal est en mouvement. On retrouve également sur ce joug, l’usage de volutes et de rinceaux, que l’on considère comme la signature des artistes lapidaires du Veracruz.
Diorite gris vert à patine brune
Veracruz – Mexique, 450 - 750 après J.-C.
11,2 x 41,3 x 35,8 cm

Provenance :
- Ancienne collection Yvon Collet depuis 1966
- Galerie Mermoz, 2002