ESOTERICA
le 7 juin 2021 à 10h00

BIBLIOPHILIE
BIBLIOTHEQUE PACHIAUDI

Vente terminée

Estimation : 300 € - 400 €

Adjugé à 300 €

Vous avez un objet similaire ?

Nos experts estiment
vos objets gratuitement chez vous ou en ligne

Descriptif

BIBLIOTHEQUE PACHIAUDI

Alchimie - PICCOLPASSI (Cyprian). Les Trois Libvres de l'Art du Potier esquels se traicte non seulement de la Practique, mais briefvement de tous les secretz de ceste chouse qui iouxte mes huy a estée tousiours tenue célée du cavalier Cyprian Piccolpassi, Durantoys ; translatés de l'italien en langue françoyse par Maistre Claudius Popelyn, Parisien. Paris, Librairie internationale, 1860.
In-folio de [2] ff.-XII-86-[1] pp. et 41 planches gravées in fine. Vélin ivoire, dos à nerfs orné, pièce de titre en mar. vert, guirlande dorée encadrant les plats, tête dorée (reliure de l'époque). Rousseurs éparses.
Les trois livres de l'art du potier traite de poterie et d'alchimie. Le premier livre concerne les émaux en terre et en métal, ainsi que les argiles utilisés pour la poterie. La relation entre poterie et alchimie est évidente tant sur le plan symbolique que sur le plan opératif. Le second livre est essentiellement consacré à la fabrication des couleurs. Dans le troisième livre traitant du feu, l'auteur explique que le feu doit être confectionné en tenant compte de la Lune et de ses différents quartiers. En cela réside tout l'art du feu qui tient compte de la lumière odique, car les semblables travaillent avec les semblables. L'ouvrage révèle aussi les tours de main sans lesquels l'alchimiste ne peut conduire l'opération sur la voie sèche.
Claudius Popelin (1825-1892, qui publia par ailleurs une très belle édition du "Songe de Poliphile"), fut le premier traducteur de cet ouvrage rédigé en 1548, l'un des premiers traités de technique céramique, révélant les secrets des maîtres de la majolique. Contemporain de Bernard Palissy, Piccolpasso cherchera en vain à faire imprimer son ouvrage qui restera oublié pendant trois siècles avant d'être acquis par le Victoria & Albert Museum, à Londres.
Rare ouvrage ayant servi de référence à Fulcanelli, notamment pour Le Mystère des Cathédrales, puis à son disciple Eugène Canseliet autour de la symbolique alchimique et hermétique. Ce dernier rapproche le prénom de Piccolpassi, Cypriano, au surnom de Cypris (Cyprian), épouse de Vulcain (Fulcanelli). De même pour le nomen Cavalier qu’il traduisit par celui de Cabalier. Il précise également dans son Alchimie (Pauvert, 1964) : "L’iconographie symbolique a souvent figuré le sujet minéral des sages, dans son état primordial et tel qu’il est extrait de son gîte minier, par le rocher aride qui supporte et nourrit un arbre vigoureux et surchargé de fruits. C’est ce motif qu’on remarque, surmonté des mots latins «sic in sterili » – ainsi dans le stérile – sur la pénultième page du très curieux « art du potier », de Cyprian Piccolpassi."

L'expert