Arts d'Orient & de l'Inde ; Tableaux orientalistes
le 14 juin 2021 à 14h15

Miniatures et calligraphies
Portrait présumé du Prince moghol Daniyal Mirza (1572-1605)

Inde moghole, vers 1610-1620

Portrait présumé du Prince moghol Daniyal Mirza (1572-1605)
Portrait présumé du Prince moghol Daniyal Mirza (1572-1605)
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Portrait présumé du Prince moghol Daniyal Mirza (1572-1605)
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Descriptif

Portrait présumé du Prince moghol Daniyal Mirza (1572-1605)

Inde moghole, vers 1610-1620

Attribuable à Nadim
Peinture d'album réalisée à la gouache rehaussée d'or, contrecollée sur carton, avec fines marges décorées d'arabesques dorées sur fond saumoné, et de larges marges poudrées de feuilles d'or.
46 x 30,5 cm la page entière ; 16,5 x 11,4 cm la scène

Preasumed portrait of Prince Daniyal Mirza (1572-1605) Attributable to Nadim, India, circa 1610-1620
Opaque pigments on paper.
According to John Seyller, this endearing painting can be attributed to Nadim, a leading artist in the atelier of ‘Abd al- Rahim Khankhanan. It compares most closely to Nadim’s work in the Khamsa of Amir Khusraw Dihlawi in Berlin. These display a strong kinship in compositional structure, rich detailing, and most tellingly in distinctive faces characterized by their button noses.

Le prince est assis auprès de sa bien-aimée qui lui offre une coupe de vin, sous un dais, sur la terrasse du palais. Le couple est entouré de quatre servantes, quatre musiciennes, un eunuque (reconnaissable à sa carnation foncée), et une duègne voilée de blanc. Derrière l'épouse, la servante est coiffée d'un turban masculin, un détail qui indique un rôle distinctif dans le zenana. Devant l'eunuque, une servante apporte de la vaisselle d'or. A l'arrière-plan, un jardin luxuriant apparaît, un tapis somptueux couvre le sol, un couple de canards s'ébrouent dans un bassin dépourvu de la traditionnelle fontaine. Le traitement des murs, de la double-porte, et du dais est très épuré, mettant en exergue, par contraste, la profusion de détails du tapis, de la végétation, et des personnages en général. Les murs de grès rose laissent à penser que la scène pourrait se dérouler près, ou au coeur, du fort d'Agra, construit avec ce matériau par l'empereur Akbar en 1565.
Le prince est coiffé d'un turban à aigrette, porte un katar à la ceinture. Son visage, aux traits altaïques, se distingue par de longues moustaches rabattues. Ce signe distinctif nous permet de supposer qu'il s'agit de Daniyal Mirza, troisième fils de l'empereur Akbar (r. 1556-1605). Fils préféré de l'empereur Akbar et frère de l'empereur Jahangir, général apprécié, il fut aussi vice-roi du Deccan. Comme son père, son goût de la poésie l'amena à écrire lui-même des vers en Hindi et en Persan. Il mourut prématurément du fait de son goût pour les libations, précédant son père de quelques mois seulement.
Une des particularités de cette peinture est son tapis particulièrement raffiné, à panneau central à fond noir, bordé de petites bordures orange, et de larges bordures brunes, animés d'antilopes et guépard passant à gauche. Des analogies sont possibles avec le portrait de Jahangir admirant une peinture présentée par Abul-Hasan, où un tapis à fond noir, et une architecture en grès rose sont également présentes. Cette peinture faisait également partie de la collection d'un soldat au service du Nawab de Oudh, le colonel Gentil.
Selon John Seyller, cette peinture attachante peut être attribuée à Nadim, un artiste de premier plan dans l’atelier d’Abd al-Rahim Khankhanan. Une comparaison avec le Khamseh d'Amir Khusraw Dihlawi de Berlin établit une forte parenté dans la structure de la composition, la richesse des détails et, les visages distinctifs caractérisés par leur nez rond.

Provenance :

Provenance : - Collection particulière française
- Sotheby’s, 11 avril 1972, n°108, reproduit - Collection John ou William Robert Dent (m. 1877), respectivement lieutenant britannique en poste au Bengale entre 1782 et 1792, et fonctionnaire de la East India Company au Patma entre 1776 et 1796. Selon le catalogue de l'époque, la collection des frères Dent fut élaborée à partir des collections du Nawab de Oudh et vizir de Delhi, Shuja' al-Dawla (m. 1775).

Expositions / bibliographie :

Oeuvres en rapport :
- Jahangir admire une peinture que lui présente Abul-Hasan, Inde moghole, vers 1610, conservée à la Bibliothèque Nationale de France, 0d 49 4°, f.30, reproduit in R. Hurel, "Miniatures et peintures indiennes", 2010, p. 50. Entrée dans les collections françaises par le Colonel Jean-Baptiste-Joseph Gentil (1726-1799), soldat de la Compagnie des Indes, en poste à la cour du Nawab de Oudh Shuja'-al-Dawla, à Faizabad, en 1759, cette peinture aurait donc une provenance similaire à la nôtre.
- Khamseh de Amir Khsorow Dihlawi, Staatsbibliothek de Berlin, Or. fol. 1278, publiées in J. Seyller, "Workshop and Patron in Mughal India: The Freer Ramayana and Other Illustrated Manuscripts of ‘Abd al-Rahim", Washington, D.C. et Zurich, 1999, figs. 193 et ​​195.