Souvenirs historiques Juin 2021
le 12 juin 2021 à 02h00

Mobilier et objet courant
PREEMPTION CASSETTE DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE À LA CONCIERGERIE

PREEMPTION CASSETTE DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE À LA CONCIERGERIE
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Descriptif

PREEMPTION CASSETTE DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE À LA CONCIERGERIE

Coffret à effets personnels de forme rectangulaire en bois de rose et garnitures en cuivre, à deux anses latérales, s’ouvrant à charnière par un fermoir à clé. L’intérieur à quatre petits compartiments latéraux et un grand compartiment central.
Travail français de la fin du XVIIIe siècle.
H. 16 x L. 44 x P. 35 cm.
La cassette est accompagnée de deux papiers manuscrits relatant son histoire :
1) « En 1793, lorsqu’on transféra Marie-Antoinette, reine de France, à la Conciergerie, on lui retirat tous ses argenteries, qu’on remplaçat par un couvert en buis, et sa casette de toilette, par une autre, en bois de rose garnie en cuivre.
Lorsqu’on la conduisit à l’échafaut, elle donna son couvert, et sa casette à la femme qui lui avait rendu quelques services avec attachement ; celle-ci se rendit aux instances que lui fit M. Gravis de lui vendre ces deux objets, pour la somme de cent vingt francs (en assignats), le 2 février 1795. »
2) « C’est la fille de M. Gravis, demeurant à Froyennes, près Tournai, qui a écrit cette note lorsque ma mère, Mad(am)e A(ugus)te Marescaille de Courcelles, la lui acheta, après la mort de ce Monsieur, vers l’année 1855. Moi-même j’ai eu cette cassette, après la mort de ma mère.
Comtesse de Favières , née Marescaille de Courcelles.
Paris. – 6 Mai 1864. »

Provenance
- Marie-Antoinette, reine de France (1755-1793), à la Conciergerie (selon les papiers manuscrits joints).
- Agapite Gravis (?-c. 1855), chirurgien, à partir de 1795.
- Justine Joséphine Charlotte Petitpas (Lille, 1789-1862), épouse d'Alexis Auguste Hippolyte Marescaille de Courcelles (Douai, 1787-Tournai, 1860), à partir de 1855.
- Marie-Ghislaine-Louise-Agathe Marescaille de Courcelles, comtesse de Favières (Lille, 1817-1880), à partir de 1864.
- Puis par descendance.

Historique
Agapite Gravis, chirurgien en chef des mines d'Anzin demeurant à Raismes, fut incarcéré à Valenciennes en 1794 avec sa femme Justine Vinchamp pour actes contre-révolutionnaires lors du Siège de Valenciennes (1793), avant d'être transférés à Paris où vraisemblablement il acquît la cassette en 1795 (Arch Nat. W 64 dossier 3672).
Une madame Gravis (probablement l'épouse de M. Gravis, Justine Vinchamp, née vers 1769, ou plus vraisemblablement sa fille), est citée par Champfleury dans "L'hôtel des commissaires-priseurs", 1867, chez E. Dentu, comme étant une collectionneuse d'objets de Marie-Antoinette : "On ne doit pas passer sous silence l'amateur d'objets historiques, celui dont le coupeur de faits divers dans les journaux, annonce gravement la merveille dans les termes suivants : Madame Gravis, demeurant à Calais, possède la cuillère en bois qui a servi à Marie-Antoinette pendant son incarcération au Temple. Ce qui amène chez Mme Gravis une Anglaise sentimentale qui, ayant déjà versé quelques larmes dans le cachot de Marie-Antoinette à la Conciergerie, consigne sur son carnet qu'elle a été en outre admise à contempler la précieuse cuillère en bois de l'infortunée victime!"
Cette cuillère a été exposée lors de la rétrospective de 1955 sur Marie-Antoinette, archiduchesse, dauphine et reine, au château de Versailles, au n° 599, p. 196 du catalogue, où il est précisé : "Achetée pour 25 francs en assignats le 25 frimaire an III par Madame Gravis, incarcérée à la prison Du Plessis, à Rosalie Lamorlière servante des concierges Richard et de la Reine à la Conciergerie. Resté toujours dans la famille. Collection de Monsieur Bataillon. Bibl. : Arch. Nat. W 64 dossier 3672."
Cette information renforce la probabilité de la provenance royale de la présente cassette, qui en ferait une précieuse relique des derniers jours de la reine Marie-Antoinette à la Conciergerie.
Rappelons que la Reine y arriva dans la nuit du 2 août 1793, séparée de sa fille, Madame Royale, et de sa belle-sœur, Madame Elisabeth. Atteinte de saignements, Marie-Antoinette y aurait développé un cancer de l'utérus, un cancer cervical, un fibrome ou aurait été affectée d'une ménopause précoce. Elle y restera jusqu'au 16 octobre, jour de son exécution à 12h15 place de la Révolution.