Souvenirs historiques Juin 2021
le 12 juin 2021 à 02h00

SIECLES CLASSIQUES
PREEMPTION *DREYFUS (Affaire).

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Estimation : 4 000 € - 6 000 €

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Descriptif

PREEMPTION *DREYFUS (Affaire).

Très bel ensemble de 7 dessins originaux à l'encre, aquarelle et lavis (encadrés) signés, par l'artiste et illustrateur suisse Émile Fivaz (1858-1912), représentant des portraits de protagonistes et scènes du procès de Rennes (1899) du capitaine Dreyfus, de l'époque.
- "Déposition de Bertillon - Fantaisie Kutschique" (37 x 48 cm), Grande feuille divisée en plusieurs parties : le quart supérieur gauche est occupé par un dessin titré "Déposition de Bertillon" le représentant de dos ; sur le tiers extérieur droit de la page, 2 portraits épinglés en trompe-l'œil (Mr Mertian de Muller, Mr le Lieutenant-Colonel Jeannet) avec texte manuscrit ironique sous chaque portrait ; le reste de la page est occupé par un long texte intitulé "Fantaisie kutschique" raillant la déposition de Bertillon ; la partie inférieure contient les fausses signatures imitées des antagonistes à Dreyfus (pour le Barreau Auffray, pour la Société Nationale des Garde-Chiourme tortionnaires Lebon, Société des gâteux militaires ayant atteint la limite d'âge Mouton de Boisdeffre, pour la Presse et le Syndicat du Panama Gyp, Drumont…, pour la Presse incorruptible Henri Rochefort, Au nom de l'Armée Esterhasi…, etc.)
- "Les débuts d'une belle carrière" (26 x 37 cm) portrait aux 2/3 de la feuille, avec long texte ironique manuscrit à l'encre : "Messieurs les juges, je ne sais rien, je ne veux rien savoir ; mais l'accusé a pu savoir donc il a su. S'il était innocent il n'y aurait que des éloges à en faire ; mais puisqu'il est coupable, c'est très grave d'avoir su ce que son métier l'obligeait à connaître. Dans l'état actuel de la science militaire - que je ne connais pas, comme du reste tout ce qui a trait à l'affaire - j'estime qu'il faut condamner pour l'exemple. […]"
- "L'accusé récalcitrant" (38 x 29 cm), beau portrait de Dreyfus de profil en pied.
- "Avocat d'État-Major : Le Général Mercier (dit Flair-d'artilleur, en raison du calibre de son naseau)", (31 x 20 cm) portrait du Gal Mercier de profil au tiers de la page avec texte manuscrit de 7 lignes en dessous "Ma conviction de la culpabilité de Dreyfus se fonde sur le bordereau écrit par Esterhazi ; - sur les aveux que n'a pas retenu la Cour de Cassation - et sur la lettre Schneider, dernier faux […]"
- "Deux compères - Gl Mercier Gl de Boisdeffre à Rennes", (29 x 24 cm) portrait des deux hommes assis à la moitié de la page avec texte manuscrit de 9 lignes en dessous "Mon pauvre vieux Mercier, nous sommes de plus en plus dans la purée. Les mensonges ne prennent plus ; les faux les plus authentiques sont épluchés ; les démentis pleuvent […]"
- "Le Commandant Cuignet, lampiste-adjoint d'État-Major […] inventeur de la lampe à découvrir les faux écrits en sabir, à raison de 10,000 à l'heure[…]" (24 x 18 cm), portrait à mi-page avec texte manuscrit de 8 lignes.
- "Commandant Lauth, photographe d'État-major, faussaire-adjoint, décoré automatiquement. Le Colonel d'Abboville ne croit pas que Dreyfus ait écrit le bordereau, mais il a livré les documents qui y sont énumérés. Il ne connait pas la nature de ces documents, mais ça n'a aucune importance !... Puisque Dreyfus est coupable, c'est évidemment lui qui a livré ces documents. C'est clair !" (24 x 18 cm) avec les 2 portraits de Lauth et d'Abboville, à mi page.
Très intéressant témoignage très bien illustré et à la tonalité humoristique et ironique, critiquant violemment les dérives du procès Dreyfus.
Lot expertisé par Mme Elvire Poulain-Marquis (06 72 38 90 90).