Art Moderne
le 31 mars 2021 à 14h00

Mobilier et objet courant
Maurice ASSELIN (1882-1947)

Le critique gastronomique Curnonsky, vers 1924

Maurice ASSELIN (1882-1947)
Maurice ASSELIN (1882-1947)
Maurice ASSELIN (1882-1947)
Maurice ASSELIN (1882-1947)
Maurice ASSELIN (1882-1947)
Maurice ASSELIN (1882-1947)

Vente terminée

Estimation : 2 000 € - 3 000 €

Adjugé à 2 300 €

Vous avez un objet similaire ?

Nos experts estiment
vos objets gratuitement chez vous ou en ligne

Descriptif

Maurice ASSELIN (1882-1947)

Le critique gastronomique Curnonsky, vers 1924

Huile sur toile
130 x 97 cm
Signé en bas à droite M Asselin

Provenance :
Sir Alexander Glen (1912-2004), cadeau de départ à la retraite de la part de ses collègues. Glen était aussi Chairman of the Advisory Council du V&A de Londres

Expositions :
Pittsburgh, Carnegie Institute
1953, Paris, Salon d’Automne
1970, Paris, Galerie Schmit, M. Asselin, 1882-1947,18 février- 13 mars

Une lithographie de ce tableau est conservée au musée de Quimper (inv.82-6-7).

Une rencontre prédestinée, peinture et bonne chère
Elevé aux côtés des fourneaux du restaurant familial, rue Sainte Catherine à Orléans, le jeune Maurice Asselin n’étant pas très doué pour les études classiques, et qualifié de distrait lors de son apprentissage de peintre en calicot, rentre finalement dans l’atelier de Fernand Cormon , il a trouvé sa voie ce sera la peinture.

A ses débuts, Maurice Asselin expose à Paris chez Blot, Devambez, Druet, Lévesque, et, à l'étranger, au Kunstsalon Wolfsberg de Zurich et au Musée royal de Copenhague. Il participe toujours aux Salons d'Automne, des Tuileries et des Indépendants.
Il fait un premier voyage à Londres en 1912. Il y prépare sa première exposition chez Carfax & Co., qui aura lieu du 3 au 15 février 1913. Elle sera suivie de beaucoup d'autres. Après plusieurs voyages à Londres, la guerre le surprend en Angleterre. En 1915, il est à Ashford, dans le Middlesex, chez Ludovic Rodo Pissarro, avec qui il lie une solide et durable amitié. L'hiver le trouve auprès du peintre Walter Sickert, avec lequel il travaille. Chacun fera le portrait de l’autre !

A Paris, c’est le tour de Carco, exposé au Salon d'Automne ; puis A Keriolet, portrait de Jean Pellerin (aujourd’hui au musée de Grenoble). Sous l'intitulé « Le Premier Groupe », il expose pour la première fois chez Marcel Bernheim, en compagnie de Marquet notamment.
Par la suite, il se lie d’amitié avec Maurice Edmond Sailland, dit Curnonsky né à Angers dans un hôtel particulier de l'avenue de Contades. À l'âge de 18 ans, ce dernier s'installe à Paris pour préparer l'École normale supérieure et devenir journaliste. Il commence à rédiger des articles pour des journaux tels que La Vie parisienne, Le Music-Hall illustré du matin et Comédia, et s'invente un pseudonyme. La mode étant aux noms à consonance russe car c’est l’époque de l'alliance franco-russe, des amours cosaques et des Ballets russes, la question est posée en latin : « Cur non sky ? » (« Pourquoi pas sky ? »). Le pseudonyme est approuvé par Alphonse Allais dont il reprend la chronique, « La Vie drôle », dans Le Journal.

En 1923, en compagnie de Curnonsky et Fernand Jobert, il lance « Mélanie » à Riec, dont la réputation franchira rapidement les frontières de la Bretagne ! Première exposition à Tokyo, au Japon. En 1924, il fait le portrait de Curnonsky, qui est exposé au Salon d'Automne et est actuellement en Angleterre.(Notre portrait)

Il entreprend un voyage dans le sud de la France : Marseille, Sainte-Maxime, Saint-Tropez, Le Luc, Avignon, Orange... Enchanté par la lumière du Midi, il y retournera l'année suivante avec toute sa famille. En 1927, il peint le fameux tableau représentant son ami «Cur» à la table de Mélanie Rouat (musée du Luxembourg).

De son côté l’ami Curnonsky faisant partie de l'Automobile Club de France, participe dès 1926 à la naissance du guide Michelin.
En 1927, il est élu « prince des gastronomes » après un vote des cuisiniers, restaurateurs et gastronome organisé par la revue Le Bon Gîte et la Bonne Table, titre qui lui reste attaché au XXIe siècle. Son rival finaliste, Maurice des Ombiaux, sera élu « Prince de la Treille ».
En 1930, il fonde l'Académie des gastronomes et l'Académie de l'humour avec Romain Coolus. Il publie au total une cinquantaine d'ouvrages sur la cuisine. Membre de l'« Académie Rabelais », chevalier de la Légion d’honneur en 1928, il est fait officier en 1938.