Souvenirs historiques Juin 2022
le 11 juin 2022 à 11h00

Verrerie
RARE VERRE EN CRISTAL DE NAPOLÉON À BRIENNE PROVENANT DE LA COLLECTION DU MAMELOUK ROUSTAM

RARE VERRE EN CRISTAL DE NAPOLÉON À BRIENNE PROVENANT DE LA COLLECTION DU MAMELOUK ROUSTAM
RARE VERRE EN CRISTAL DE NAPOLÉON À BRIENNE PROVENANT DE LA COLLECTION DU MAMELOUK ROUSTAM

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Descriptif

RARE VERRE EN CRISTAL DE NAPOLÉON À BRIENNE PROVENANT DE LA COLLECTION DU MAMELOUK ROUSTAM

Verre en cristal de forme cylindrique, la base taillée d’une frise en pointes de diamants surmontant une frise de côtes plates. Éclats à la base.
Conservé dans son étui à la forme en cuir à longs grains havane, le couvercle estampé d’un médaillon représentant un piédestal flanqué de deux vases enflammés, et sur lequel sont posés deux aigles couronnées de laurier.
Fin du XVIIIe siècle.
H. 9,5 cm.
Il est accompagné d’une lettre autographe signée du fameux mamelouk de l’empereur Napoléon, Roustam Raza (Géorgie, 1782-Dourdan, 1845), attestant de sa provenance : ”Dourdan, ce 8 septembre 1839. Mon cher Monsieur Rouyer (?), J’avais l’intention de vous écrire plutôt, mais ayant presque toujours eu du monde chez moi, je n’en ai pas trouvé le moment. Je vous fais passer ci-joint le verre que je vous ai promis et qui a appartenu à l’Empereur lorsqu’il était élève à l’École de Brienne. C’est un don d’amitié que j’ai du plaisir à vous offrir (…).”

Provenance
Ce gobelet fut vraisemblablement utilisé par le plus célèbre pensionnaire de l’école d’enseignement militaire de Brienne (Aube) que fut Napoléon Bonaparte. Entré dans cette école peu avant ses dix ans, en avril 1779, il y resta jusqu’au 17 octobre 1784. Il aurait été ensuite transmis à Roustam Raza qui le donna en 1839 à ce Monsieur Rouyer.

Historique
Roustam Raza est issu d'une famille arménienne, originaire de Tiflis. Enfant, dans le contexte de guerre que connurent les khanats de Gandja et du Karabagh dans les années 1780, il est enlevé, vendu et revendu plusieurs fois comme esclave, notamment par des Lezghiens. À l'âge de 15 ans, il est acheté à Constantinople par Salah Bey, bey de Constantine. Celui-ci le ramène en Égypte, l'affranchit et l'intègre dans son corps de cavalerie de mamelouks. À sa mort, en 1798, il passe au service du cheikh Khalil El Bekri au Caire, dignitaire local qui a pris le parti du général Bonaparte lors de la campagne d'Égypte. Peu avant le retour en France de ce dernier, en août 1799, Roustam postule pour passer à son service et est accepté. Dès lors, sa vie bascule : il va suivre comme son ombre le Premier Consul, puis l'Empereur, à travers toute l'Europe, pendant 15 années. Il participe à sa toilette et à son repas, entretient ses armes. Il fait aussi fonction de garde du corps, dormant toujours dans la chambre voisine de son maître. Caracolant en tête des cortèges de parade en superbe costume oriental (notamment lors du Sacre en 1804), il rappelle par sa seule présence que Bonaparte fut le conquérant de l'Égypte.
Le 1er février 1806, au retour de la campagne d'Austerlitz, Roustam épouse à Paris Alexandrine Douville, de Dourdan, fille du premier valet de chambre de l'impératrice Joséphine. L'Empereur ayant donné son accord et payé la noce.

L'expert