COLLECTIONS & SUCCESIONS - Siècles Classiques
le 28 juin 2019

Tableaux - Dessins - Icones

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Descriptif

Théodore CHASSERIAU
(Santa Barbara de Samana 1819 – Paris 1856)
Mary Stuart jurant la vengeance
Toile
65 x 54 cm
Porte un cachet Vente Chassériau au revers du châssis

Provenance :
Vente après décès Chassériau, Paris, 16 Mars 1857, n°16 (‘Marie Stuart jurant la vengeance’) ;
Chez Otto Skaller Berlin ;
Vente anonyme, Berlin, Paul Graupe, 13 Novembre 1930, n°3 ;
Vente anonyme, Berlin, International Kunst und Auktionhaus, 2 Février 1932, n°356 ;
Vente anonyme, Paris, 14 Juin 1944 (‘Portrait de Mlle Alice Ozy’) ;
Chez André Derain, Chambourg ;
Vente André Derain, Paris, Galerie Charpentier, 22 Mars 1955, n°63 (Alice Ozy dans le rôle de Marie Stuart’) ;
Vente anonyme, Paris, Hôtel Drout, 24 Juin 1955, (75.000 francs) ;
Collection Claus Virch, New York.

Exposition :
‘Empire und Romantik’, Munich 1909, n° 3, Kunstsalon, Galerie Zimmermann.

Bibliographie :
Th. Gautier, ‘Atelier de feu Théodore Chassériau’, L’Artiste, VIe série, XIII, 15
Mars 1857, pp. 209-211 (Il cite ‘Marie Stuart jurant la vengeance’ parmi les tableaux les plus importants) ;
V. Chevillard, Un peintre romantique, Théodore Chassériau, Paris 1893, p. 286, n° 138 ;
J. Claye, Gazette des Beaux-Arts, 1958, p. 119-120 ;
M.Sandoz, Théodore Chassériau : 1819-1856, catalogue raisonné des peintures et estampes, Paris 1974, p. 216, n° 104, (‘Marie Stuart Jurant la Vengeance’ aka ‘Portrait de Mlle Alice Ozy’).
L. A. Prat, Dessins de Chassériau : 1819-1856, Paris 1988, vol. 1, p. 42, vol. 2, p. 906 (‘…dont l’un (Marie Stuart jurant la vengeance) est disparu… mais connu par une photographie ancienne…).
L. -A. Prat, ‘Théodore Chassériau : Œuvres réapparues’, Revue de l’Art, n° 125, 1999, pp. 71-77 ;
Ch. Peltre, Théodore Chassériau, Paris, 2001, p. 202 ;
J. Duzinkiewicz, Derzhavi, Suspil’stva, Kul’tury, 2004, pp. 779, 811, fig. 1 ;
A. Notter, Marie Stuart, une figure romantique : la destinée de la reine d’Ecosse au XIXe siècle, musée des Beaux-Arts, La Rochelle, catalogue d’exposition, 2009 / 2010
Janvier 2010, p. 49 (as ‘Marie Stuart jurant la vengeance’, collection particulière).

La passion de Chassériau pour le théâtre a déjà été relevée par tous les auteurs s’occupant de l’artiste. Si Shakespeare est son auteur préféré (voir toutes les gravures qu’il a consacrées à Othello), Marie Stuart a retenu aussi son intérêt. Jusqu’ à la réapparition récente de notre tableau, on connaissait Marie Stuart protégeant Riccio contre les assassins (toile 61 x 50 cm), conservée au Musée de la Rochelle (voir M. Sandoz, Op. cité supra, n° 105, reproduit).
Le thème de Marie Stuart est d’actualité depuis la publication en 1799 – 1801 de la pièce de Schiller. Le Théâtre français jouait en 1820 l’adaptation de Lebrun d’après la traduction de Latouche. Cette reprise française fut jouée régulièrement à Paris entre 1840 et 1845. Marie Stuart était alors jouée par Alice Ozy qui deviendra à cette époque une des amies les plus chères de notre peintre. Depuis 1834, l’opéra de Donizetti créé à Naples était joué dans les capitales européennes.
Cette fréquentation de Chassériau avec le théâtre créa en lui un changement de style. Il quitta peu à peu les grandes figures monumentales pour s’intéresser davantage à van Dyck : aisance, largeur et élégance du pinceau le rapprochent petit à petit de Delacroix.

On signalera que notre tableau à appartenu à André Derain. Une datation vers 1847 – 1849 est la plus probable.