Théophile Alexandre STEINLEN

Théophile Alexandre STEINLEN

Né à Lausanne, en Suisse, Steinlen étudie à l'Université de Lausanne avant d'accepter un emploi de dessinateur dans une usine de textile à Mulhouse.

Alors qu’il n’a que vingt ans, François Bocion l’encourage à s’installer dans la communauté artistique du quartier de Montmartre. Sur place, Steinlen se lie d’amitié avec le peintre Adolphe Willette qui le présente à la foule artistique du Chat Noir, lui permettant d’obtenir de nombreuses commandes.

Au début des années 1890, les peintures de Steinlen représentant des paysages ruraux, des fleurs et des nus sont exposées au Salon des Indépendants. Sa lithographie de 1895 intitulée « Les Chanteurs des Rues » est le frontispice d'un ouvrage intitulé Chansons de Montmartre publié par les Éditions Flammarion avec seize lithographies originales qui illustrent les chansons de la Belle Époque de Paul Delmet. Cinq de ses affiches ont été publiées dans Les Maîtres de l'Affiche.

Montmartre et ses environs est un de ses sujets de prédilection tout au long de sa vie. En plus des peintures et des dessins, il fait aussi de la sculpture, notamment des figures de chats qu'il affectionne particulièrement. Steinlen inclut des chats dans nombre de ses illustrations, et publie même un livre de ses dessins, Dessins Sans Paroles Des Chats.

Il devient un collaborateur régulier des magazines Le Rire et Gil Blas, ainsi que de nombreuses autres publications, dont L'Assiette au Beurre et Les Humouristes, un magazine éphémère qu'il a fondé conjointement avec une douzaine d'autres artistes en 1911. Entre 1883 et 1920, il a produit des centaines d'illustrations, dont un certain nombre ont été réalisées sous un pseudonyme afin d'éviter les problèmes politiques en raison de leurs critiques acerbes des maux sociaux. Son art a influencé le travail d'autres artistes, dont Pablo Picasso.

Théophile Steinlen est mort en 1923 à Paris et est enterré au Cimetière Saint-Vincent de Montmartre. Aujourd'hui, ses œuvres se trouvent dans de nombreux musées, notamment au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, en Russie, et à la National Gallery of Art à Washington, aux États-Unis. Un monument en pierre de Pierre Vannier a été créé pour Steinlen en 1936 ; il est situé au square Joël Le Tac à Paris.