Pierre COMBET- DESCOMBES

Pierre COMBET- DESCOMBES

Pierre Combet-Descombes né à Lyon en 1885 est un peintre français ayant beaucoup influencé la vie artistique et culturelle lyonnaise. Il reçoit une brève formation à l’école des Beaux-Arts de Lyon qu’il quitte rapidement, manquant d’intérêt pour l’enseignement reçu. Il s’intéresse d’abord au théâtre et devient comédien amateur. Peu à peu il présente ses premières œuvres aux Salons d’abord lyonnais puis parisiens. Il participe au conflit de la Première Guerre mondiale dont il reviendra munis de nombreux croquis. Il exécute dans les années 1920 des gravures pour les éditions d’art de La Sirène et enseigne le dessin. Il réalise à cette époque des décors de théâtre et des programmes illustrés, se faisant par la suite spécialiste du monotype. Il entame une collaboration qui durera près de 35 ans avec la compagnie Les Spectacles d’art libres de Suzette Guillaud dont il créé les décors et les costumes. Sa carrière de décorateur se voit propulsée en premier plan, notamment en ce qu’il est appelé à s’occuper de divers lieux publics lyonnais. Figure de l’avant-garde artistique lyonnaise, Pierre Combet-Descombes compte parmi les fondateurs du collectif Les Ziniars. Le collectif met en avant des ignares autoproclamés qui rejettent l’enseignement académique. Ses membres sont de véritables acteurs dans l’influence de la vie artistique et culturelle de l’entre-deux-guerres. Le collectif participe largement à l’essor de l’art moderne à Lyon. C’est au sein de ce collectif que l’artiste voit sa production de décors augmenter, apportant un nouveau souffle au théâtre lyonnais. Jugeant le Salon d’Automne trop peu novateur, ils créent le Salon du Sud-Est en 1925. C’est dans ce cadre que de nombreux travaux des membres sont confronté entre eux, mais également face à d’autres artistes de la scène parisienne tels que Henri Matisse ou Paul Signac. Il entre en 1952 à l’Académie de Lyon. Symbole de la modernité, Combet-Descombes ne semble pas pour autant vouloir abandonner la figuration. La femme est d’ailleurs un thème récurrent de sa peinture. Se nourrissant de la réalité, le nu féminin est omniprésent dans son œuvre de jeunesse. Il attribue au corps de la femme de nombreuses fonction allégorique, vacillant entre « célébration de la vierge au lys et écartèlement de la fille de joie ». Petit à petit, il déforme la réalité, peut être au point de se rapprocher du mouvement expressionniste, tentant de susciter une réaction émotionnelle. Tout en stylisant et pervertissant les corps de ses modèles, il met souvent en avant des poses suggestives, affirmé par les courbes souvent voluptueuses du corps mis en scène. Il peint aussi de nombreux paysages inspirés de la région lyonnaise mais également de ses divers voyages, notamment en Grèce.