Moise KISLING

Moise KISLING

Moïse Kisling est un peintre franco-polonais né en 1891 à Cracovie et mort en 1953 à Sanary-sur-mer, il est réputé pour ses portraits et nus féminins ainsi que son art géométrique. Il est l’une des figures de proue de l’École de Paris, auprès de nombreux artistes étrangers venant participer à l’effervescence artistique dans la capitale de l’art.

Issu d’une famille modeste juive, il suit des études à l’école des Beaux-Arts dans sa ville natale.

Il est l’élève de Josef Pankiewicz, qui l’incite fortement à se rendre à Paris. Dans les années 1910, Il s’installe à Montmartre puis à Montparnasse, où il fera la connaissance d’artistes contemporains tels que Amedeo Modigliani, Juan Gris, et Picasso.
Son atelier est un noyau de la communauté artistique de l’époque au sein duquel les grands noms se retrouvent quotidiennement. Cette influence sociale lui octroie le titre de “prince de Montparnasse”.
Il s’engage en 1914 au sein de la légion étrangère et obtient la nationalité française suite à de graves blessures durant la guerre, il épouse par ailleurs la fille du commandant de la garde républicaine, Renée Gros, dont son ami proche Modigliani produira le portrait.

Son style, en constante évolution est imprégné des oeuvres d’artistes français. D’abord proche de l’art de Dérain et Cézanne notamment dans sa façon de peindre les natures mortes,
Kisling s’inspire également du mouvement cubiste en côtoyant Picasso et Georges Braques, jusqu’à la figuration durant la période de l’entre-deux guerres. Il déploie dans ses oeuvres son goût pour les palettes vives. Ses portraits rencontrent un grand succès, il peindra souvent des portraits de son entourage, notamment Modigliani et Kiki de Montparnasse à multiples reprises. Au moment de la seconde guerre mondiale, Kisling est contraint de s’exiler outre-atlantique, il passe par l’Espagne et le Portugal avant de finir par s’implanter à New York en 1941. Ici aussi, son art est apprécié du grand public, il expose de nombreuses fois notamment au Whitney Museum. Il revient en France un an après la guerre et s’installe dans le sud à Sanary-sur-Mer où il passera ses derniers jours.