Lobi (culture)

Lobi (culture)

Les Lobi sont un peuple d’Afrique de l’Ouest présent au sud-ouest du Burkina Faso, au nord-ouest du Ghana et au nord-est de la Côte d’Ivoire. L’origine des Lobi est connue grâce aux récits mythiques. Selon ces derniers, ils auraient migré de l’actuel nord Ghana. Les Lobi parlent le lobiri, une langue gur dont on estimait en 1990 le nombre de locuteurs à environ 440 000.

Historiquement, les Lobi se sont forgés une identité de « guerriers ». Ils vivent principalement de l’agriculture, notamment du mil, des haricots, des patates douces, des ignames et du riz. Ils sont aussi éleveurs. La société Lobi ne s’organise pas autour d’un chef mais repose sur l’unité du groupe. Le groupe voue un culte commun à la déesse Terre ou « di ».

La production Lobi est assez complexe et fait toujours l’objets de recherches. Certains les considèrent comme les créateurs singuliers d’oeuvres qui libèrent un rythme, une force, une énergie particulière. Les statues Lobi sont généralement en bois, dans une position debout avec une disproportion de la tête par rapport au corps. Elles sont généralement frontales, hiératiques et rigides. Les statues aux bras levés et écartés vers ciel nous montrent le désespoir des Lobi dans la quête d’une aide, d’un secours ou encore un malheur passé.
Plus globalement, les statues lobi apparaissent comme des êtres vivants qui parlent et agissent. Elles sont perçues comme des êtres mi-hommes, mi-dieux. Elles tiennent leur caractère humain de leur morphologie, et tiennent leur caractère divin de la possibilité de faire des actions que ne peut exercer l’humanité. Elles sont donc chargés – dans la spiritualité des Lobi – de transmettre au devin les réponses aux questions qu’il pose pour éclairer tous les individus de la société lobi. Cependant, il ne faut pas limiter leur utilisation au sacré, elles servent aussi notamment à assurer la fécondité des femmes. Il est parfois complexe de déterminer la fonction précise d’une statue lobi, si tant est qu’il y en est u

Un trésor se cache peut-être chez vous...