Jean METZINGER

Jean METZINGER

Jean Dominique Antony Metzinger est un peintre, théoricien de l’art, écrivain, critique d’art et poète français né le 24 juin 1883 à Nantes.
Sa formation artistique commence en 1900 avec le portraitiste Hippolyte Touront à l’Académie Cours Cambronne à Nantes. Il vient s’installer par la suite à Paris pour s’investir pleinement dans la peinture. Avide de connaissances, il ne se limite pas à un seul courant artistique et va expérimenter plusieurs d’entre eux au cours d’expositions. Il participera notamment à différents Salon des Indépendants mais aussi au Salon d’Automne, durant lequel la critique lui fera un mauvais accueil. Il se formera par le néo-impressionnisme avant de s’orienter vers le divisionnisme. Il finira par s’attacher au cubisme en passant par le fauvisme comme la plupart des cubistes. Le cubisme sera le mouvement dans lequel il excelle. Il est par ailleurs considéré comme l’un de ses fondateurs puisqu’il en posera les bases dans un écrit nommé Du Cubisme, fruit d’une collaboration avec Albert Gleizes. Cet essai établit les théories et concepts du mouvement.
Son principe se trouve en la décomposition et recomposition d’éléments donnant une multiplicité de points de vue. Ce style se construit autour de formes géométriques avec une prédominance du thème de la modernité.
Jean Metzinger va s’orienter peu à peu vers le cubisme analytique, première vague du cubisme initiée par Picasso et Braque au début du XXème siècle et opérant une fusion de l’espace et de l’objet et privilégiant les plans au volume. Il prend cette direction, notamment du fait de ses fréquentations avec d’autres artistes au Bateau-Lavoir. Son amitié avec le poète Guillaume Apollinaire pour qui il produira des dessins et des portraits, sera aussi décisive dans le choix du cubisme comme style de prédilection. Il conserve toutefois un élément figuratif au centre de l’oeuvre qu’il décompose. A partir de 1911, il se dégage de l’influence de Braque et Picasso et commence à produire des toiles moins fragmentées. Suite à cela, il mène une étude poussée sur le sujet et son mouvement. S’il est considéré comme un des pionniers du cubisme, il reste quelque peu dans la tradition par sa volonté de représenter des sujets anecdotiques en conservant un système d’éclairage des scènes classiques.
Il intégrera la Section d’Or, groupe d’artistes et de critiques étroitement liés au mouvement mais se plaçant dans une démarche « post-cubiste ». Il participe ainsi à l’exposition à la galerie de La Boétie. Cela le poussera à expérimenter la notion de simultanéité dans l’oeuvre.
Metzinger a pour but d’accéder à la proportion parfaite, dite “section d’or”, inventée par les peintres italiens. Il cherche la composition rythmique parfaite et rigoureuse. Il ne laisse la place à aucun accident sur la toile, tout élément qui la compose est parfaitement réfléchi. Dans les années 1920, il commencera à osciller de la figuration à l’abstraction en rendant une peinture plus simple, plus pure, et pleine de référence au cubisme.